TROISIÈME PARTIE
dont elles sont accompagnées. Il est rare, dans notre état social, que ces époques s’écoulent sans orages, et la santé de la vie entière de la femme est souvent attachée à la manière dont se passent ces diverses périodes. La moindre erreur dans le régime peut avoir les suites les plus funestes, et plus d’une femme a payé de sa santé, et même de sa vie, une imprudence à ses yeux bien légère. Signalons les écueils dont elles sont entourées, efforçons-nous de préparer à notre compagne des jours exempts d’infirmités.
Ces époques sont la première menstruation, la gestation et la parturition, enfin la cessation des menstrues. Dans les autres momens de la vie, la santé des femmes n’exige guère des règles particulières de conduite. Cependant, plus faible et plus susceptible d’impression que l’homme, les lois de l’hygiène sont plus impérieuses pour elles que. pour nous. On sait en effet qu’elles supportent moins impunément les excès d’intempérance; que les températures extrêmes et leurs diverses vicissitudes dérangent plus facilement leur santé; qu’elles ne s’abandonnent pas sans danger à la fougue de leurs passions; que leur exquise sensibilité est la source inépuisable des maux les plus multipliés, etc. Elles feront donc sagement d’être sobres, de manger peu, et des alimens de facile digestion; de s’abstenir des boissons fortes, surtout des boissons alcoholiques. Il est juste de dire que la manière dont elles sont élevées à Paris ne laisse rien à désirer sous ce rapport. Sensibles aux impressions de l’air, elles devraient prendre plus de précautions, dans leurs ma-
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nière de se vêtir, mais c’est bien en vain que la voi\ <le la prudeuce cherche à se faire entendre quand la mode a parlé. Dussent-elles périr, elles doivent se soumettre à scs lois. Tant que ces modes n'exposent que leur santé, c’est beaucoup, mais elles peuvent mépriser ce danger; mais par quelle inhumanité fontelles courir les plus grands périls à l’être qu'elles portent dans leur sein, ou qu’elles allaitent ? Les bains leur seront salutaires; mais comme l’extrême sensibilité des femmes est cause qu’elles sont bien plus susceptibles d’impressions que les hommes, il faut des tfxcitar.s moins énergiques pour agir sur elles. 11 s’ensuit que les bains très-froids ou très-chauds pourraient leur être également nuisibles. Le bain froid ne devra même être prescrit qu’avec réserve; mais le bain frais, durant la belle saison, pourra leur être très-avantageux : les chairs se. trouvent raffermies, tous les organes et toutes les fonctions activées, ce qui convient parfaitement à l’espèce de constitution particulière aux femmes. Elles doivent avoir soin de ne s’exposer au bain froid que quelques jours après, et plusieurs jours avant l’écoulement menstruel. Si elles se baignaient dans l’époque des règles ou peu de tempsavant leur apparition, il pourrait en résulter cjpclque suppression funeste. Jecroisquc la prudence exige qu’elles s’abstiennent du bain Ixoid durant la grossesse. Il n'en est pas ainsi du bain tempéré, dont elles doivent user dans tous les temps, avec les précautions et les ménagemens convenables. Les bains de mer leur seront fort avantageux, ^fous ne pouvons que répéter ici ce