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cours d’hygiène.
ont embrassée, d’après de nombreuses recherches cadavériques, et les observations des auteurs, croient être autorisés à penser que la substance blanche est le siège des mouvemens, tandis que la substance grise est celui de l'intelligence. Dans tous les cas d’affections du cerveau, où celle-ci était altérée ou abolie, la lésion existait dans la substance grise; dans tous les cas où le mouvement était altéré ou aboli , elle avait son siège dans la substance blanche ; enfin elle occupait l’une et l’autre lorsque le mouvement et l’intelligence étaient simultanément affectés. Ces observations sont extrêmement curieuses ; mais leurs auteurs, pensant avec raison qu’on ne saurait trop multiplier les faits pour appuyer une opinion aussi majeure , s’occupent sans relâche à en rechercher de nouveaux ; et il n’est pas douteux que, dans la source féconde où ils puisent (à l’hospice de la Salpêtrière), ils ne finissent par obtenir des résultats incontestables. Ils ont eu la sagesse de penser que dans les cas nombreux qu’ils avaient observés ou qu’ils avaient trouvés dans les auteurs, il n’y avait presque jamais qu’un hémisphère de cerveau qui fût lésé, par conséquent que celui qui restait sain pouvait suppléer, du njoins pour l’intelligence, à celui qui était malade; nul doute que le temps ne leur montre aussi des exemples où le cerveau sera affecté également dans ses deux lobes, et dès lors on ne pourra plus leur adresser d’objections spécieuses.
Il est très- vraisemblable aussi que la perception des différentes sensations n’a pas lieu dans la même