IO COURS 1)’ HYGIÈNE
en empêchant à volonté l’impression d’une lumière trop vive, nous mettent à l’abri des dangers de cette impression, et de plus attirent le sommeil réparateur. Quel moyen a-t-il été négligé pour conserver ce véritable chef-d’œuvre de la nature? il n’est pas jusqu’à des filets qu’elle n’ait artistement tendus pour arrêter la poussière et les insectes qui voltigent et tourbillonnent dans l’atmosphère. N’a-t-elle pas environné les yeux de muscles nombreux, dont l’agilité prodigieuse les dirige avec la rapidité de la pensée vers tous les objets qui attirent notre attention? N’at-elle pas eu soin de les placer sur un tissu cellulaire moelleux qui favorise leurs inouvemens? Et cependant ce ne sont-là que des accessoires! Que ne nous est-il permis de faire connaître avec quelques détails la disposition merveilleuse de cet organe et l’artifice de la vision! mais ces objets attrayans ne sont pas du ressort de cet ouvrage où nous devons nous borner à tracer l’influence des agens extérieurs sur les divers appareils de l’économie animale.
On ne peut s’étonner assez de l indifférenee avec laquelle on expose à une altération continuelle un organe d’une aussi haute importance que celui de la vision. Tout le monde sait cependant qu’aucun sens ne nous procure des sensations plus diverses, des jouissances plus multipliées. C’est lui qui nous fait jouir du spectacle séduisant et sublime de la nature. Sans lui, eh! que serait pour nous cette vallée délicieuse émaillée de fleurs, éclatante de couleurs et de rosée, oii bondissent de jeunes troupeaux, au milieu