‹ Cours elementaire d'hygieneChapitre 66 sur 96 · acte de la plus éminente importance · texte numérisé non relu

acte de la plus éminente importance

Jusqu’ici, nous nous sommes bornés à examiner l’organisme dans l’homme; nous n’avons parlé de la femme que pour signaler des modifications que nous ne pouvions passer sous silence. Les considérations précédentes étant donc applicables à l’homme , et ayant dû le faire connaître, nous ne nous occuperons ici que de l’autre sexe. Les nuances que le sexe imprime ne sont pas seulement bornées aux organes de la génération ; elles se font sentir dans toute l’économie animale. Ce n’est pas que les principales différences ne résident dans ces organes; mais l’influence qu’ils exercent est telle , qu’on la retrouve dans toutes les parties, dans toutes les fonctions. La grâce et l’élégance des formes, la finesse de l’esprit, la délicatesse des sentimens, présentent en effet des points de différence aussi sensibles que ceux qui résultent des organes de la copulation. Néanmoins, dans les premières années de la vie , les nuances générales sont si peu marquées , que l’œil le plus exercé aurait souvent de la peine à les discerner. Même physionomie, même son de voix , même allure; tout concourt à confondre les deux sexes. Ils se livrent aux mêmes jeux , éprouvent les mêmes besoins. Cependant le jeune garçon est en général plus fort, plus mobile, plus turbulent que la jeune fille du même âge. D’ailleurs, cet état douteux disparaît bientôt : le jeune garçon ne tarde pas à perdre cette rondeur des formes qui le faisait confondre avec la jeune fille, et que celle- ci

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