PREMIÈRE PARTIE
conserve toute sa*vie. Les muscles, qui se dessinent de bonne heure dans le premier, continuent en effet dans la seconde d 'être masqués dans un tissu cellulaire abondant. Le visage conserve toujours chez elle l’incarnat de l’enfance, ou brille même d’un nouvel éclat. Plus l’âge de la nubilité approche, plus il survient de différences. Enfin, à la puberté, l’adolescent prend le caractère physique et moral que nous lui avons attribué, tandis que chez la femme les traits de l’enfance semblent se perpétuer. Cependant, à cette époque, des qualités nouvelles se développent; elle revêt ces formes délicieuses qui la rendent l’objet d’une espèce de culte de la part de l’autre sexe.
C’est surtout depuis cet âge jusqu’à celui où disparaît l’aptitude à devenir mère, que nous devons considérer la femme. Avant cette époque, elle n’a, pour ainsi dire, pas encore de sexe; après c-ette époque, il ne lui reste que des souvenirs.
Durant ce laps de temps, qui comprend dans nos climats, environ depuis la treizième année jusqu’à la cinquantième, la femme peut être douée des mêmes prédominances organiques que l’homme. Seulement les nuances sontbien moins prononcées chez elle que chez lui, et, au physique comme au moral, ces diverses constitutions sont tou j ours modifiées par les attributs du sexe qui en fontdisparaître la rudesse, les aspérités. La constitution qui domine chez la femme n’est pas, comme on l’a dit, celle que caractérise la prédominance des systèmes circulatoire et respiratoire, au moins dans les régions que nous habitons; mais bien celle où l’ap-
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pareil qui préside à l’innervation e?t doué d'un surcroît de développement. Faiblesse et sensibilité, tels sont les attributs de la femme.
PREMIÈRE SECTION
Des différences que le sexe appot'te dans les appareils de la vie de relation.
% I. Des différences que le sexe apporte dans l'habitude extérieure du corps.
A l’âge de puberté la nature n’a point encore achevé son plus parfait ouvrage. Cependant cette fleur naissante nous l'avit par lesagrémens quelle possède, et par ceux qu’elle promet d’acquérir encore. C’est bien le plus doux moment de la vie , que celui où la réalité s’unit à l’espérance. A peine la femme a-t-elle donné les premiers signes qui annoncent qu’elle peut devenir féconde , que les formes grêles de l’enfance disparaissent sous un tissu cellulaire abondant; les saillies des os s’effacent ; le regard vif et pénétrant perd sa première indifférence; les joues s’arrondissent et se colorent d’une aimable pudeur; le duvet délicat et presque imperceptible qui les couvre ressemble à celui des fruits qu’une tentative indiscrète n’a point encore profané; les membres s’arrondissent et présentent les contours les plus gracieux ; la gorge se prononce , proémine , et soulève les vêtemens; les hanches s’élargissent, et la taille paraît d’autant plus élégante et plus délicate que la poitrine a dans le même temps acquis de l'ain-