Moijcm de diminuer les déviations des projectiles
Les principales déviations des projectiles sont dues k leur mouvement de rotation dans l’air, particulièrement quand la direction de l’axe de rotation est varialrle dans le trajet : aussi doit-on s’attacher à empêcher ou k régler ce mouvement. C.’est ainsi qu’en fixant à l:i partie postérieure d’une balle une |)ctitc tige de fer qui empêche le mouvement de rotation, on diminue beaucoup les déviations.
35. Emploi des rayures en hélice dans les armes pour imprimer un mouvement de rotation aux balles.
On règle le mouvement de rotation des balles de fusil en forçant les projectiles û s’engager dans les rayures en hélice tracées dans l’intérieur des carabines. La balle pi end ainsi à la fois un mouvement de rotation autour de l’axe de l’arme et un mouvement de translation h* long de cette ligne, et comme elle consene ce mouvement de rotation dans l’air, les résistances se trouvent symétriquement réparties, et la pression de l’air n’est plus une cause de déviation.
Mais, si le centre de gravité ne se trouve pas exactement sur l’axe, il en résulte d’alronl
f[u’au départ, comme on l’a déjà vu (art. 27), le centre de gravité de la balle suit une ligne qui diffère un jieu de l’axe du canon. Par suite, l’axe de rotation ne se confond pas avec la trajectoire; l’écart qui en résulte dans la direction est d’autant plus grand que le pas de l’hélice est plus jMîtit; ce qui fait voir que, sous ce rapport, il y a un inconvénient à avoir des rayures très-inclinées.
Si, de plus, l’axe de rotation n’est pas exactement l’un des actes principaux d’inertie, la direction de cet axe sera constamment vaiiable, et cette variation pouna devenir trèsconsidérable et produire de grandes déviations. Il est important que l’axe de rotation .SC confonde avec l’axe du plus grand ou du plus petit moment d’inertie , ou qu’il s’en écarte très-peu. On obtient cet effet par la forme de la balle. Ainsi, une balle aplatie dans un canon à rayures en hélice, tournant par suite autour de l’axe du plus grand moment d’inertie, présente de la stabilité dans le tir, c’est-à-dire, que l’axe de rotation ne s’écaitera pas beaucoup de sa position première, et que, s’il s’en écarte, il tendia à y revenir. Elle présente même plus de stabilité qu’une balle longue.
On remarque, en effet, que les balles aplaties frappent le but, même quand il e.st très-éloigné, par l’hémisphère qui était primitivement et qui est resté en avant. Les balles longues jouissent de la même propriété, quand le trajet n’est pas grand. Mais, quand le trajet est grand, la courbure de la trajectoire liiit que l’axe de rotation s’écarte notablement de la tangente à la trajectoire, qui est la ligne suivant laquelle s’exerce l’action de la résistance de l'air; cette divergence, constamment croissante, dans les deux lignes, et les l>etites inégalités de la surface font disparaître la symétrie des résistances sur la surface, et, par suite , les conditions de stabilité ; les causes de déviations s’accroissent ; l’axe de rotation dans la balle longue se rapproche alors de l’axe du plus grand moment d’inertie, ([ui est perpendiculaire à l’axe du cylindre, et la balle ne frappe plus par la pai tie qui était primitivement en avant.