Drciftlion purlicuUère. aiw balles ôbloiitjites
Le centre de gravité G, par suite de l’action de la pesanteur, décrit une courbe qui tourne .sa concavité du côté du sol ; mais dans le mouvement de la balle, l’axe G S {fig. 1 3) ne jirend pas immédiatement la direction de la tangente à cette tr.ajectoire. 11 r^^sulte de là «pie, dans son tr.ajet, cet axe fait toujours avec la tangente à la trajectoire un petit angle dont l’ouverture est tournée vers le but. La partie inférieure S F de la balle se pré-sente donc à l’action «le l’air sous une certaine obliquité; il résulte de là une composante dirigée de F vers E, qui fait dévier le jirojectile de bas en haut, et «pii, par conséquent, donne une trajectoire moins courbée «pic celle qui appartiendrait à un proj(?ctile sphérique de môme poids, ayant môme vitesse initiale, et qui éprouverait de la jiart de l’air une résistance égale dirigée suivant la tangente à la trajectoire ; elle «lonnc comparativement, sous un môme angle de ])rojection, une trajectoire plus relevée et des poilées plus grandes.
Par suite de l’inclinaison de l’axe de la balle sur la trajectoire, et de la fonne des rayures, la densité et la pression de l’air se trouvant plus considérables dans la partie iuféricure «jue dans la partie suyiéricure, celle-là, par les aspériuis natm-elles de la balle et par celles «pii [iroviennent des rayuras du canon, exerce sur l’air une action plus considérable que la secomle et éprouve une n';sistancc proportionnée; il résulte de là une composante perpendiculaire au plan de projection et dirigée dans le sens opiwsé au mouve-
Fig. 13 .
ment de la partie inférieure , par conséquent dans le même sens que le mouvement de la partie supérieure ; cette composante fait dériver la balle de ce dernier côté ; ce sera donc à la droite de l’observateur pour le sens ordinaire des rayures.
L’iniluence du mouvement de rotation et la stabilité de la direction de l’axe de figure des balles animées d’un mouvement de rotation sont bien démontrées par l’expérience. Ou obtient pai ticulièremcnt une justesse extrêmement remarquable du tir bien dii igé des balles oblongues. La déxiation latérale avec ces balles est assez sensible pour (pi’on ait à en tenir compte aux grandes distances.
On rceonnait la déviation particulière aux balles oblongues, nommée aussi dérivations, en comparant les ortlonnées obsenées dans le tir, aux oitlonnées calculées comme pour une balle si)bérique. Ainsi avec la balle creuse du poids de 32* tirée à la charge de A*5 dans le fusil d’infauterie rayé, eu prenant 3A5“ ' pour la vitesse initiale et A = 0,0H) pour le coefficient de la résistance de l’air, on trouve que l’abaissement, au-dessous de la ligne de tir, serait de 13"’00 à AOO'". L’abaissement obsené n’étant que 10“70, on en conclut qu’il y a eu une dérivation verticale de 2^‘JO.
Lelte dérivation peut être comparée à celle que produirait le vent, s’il agissait verticalement de bas en haut sur une balle .sphérique de même diamètre et de même poids ; la vitesse du vent devrait être dans ce cas (art. 20) de 3“ '40. Cette con.sidéi ation ])enuet de calculer la dérivation aux autres distances.
La dérivation horizontale est du môme genre, mais moins considérable.
38. Variations dans les hauteurs de la trajectoire et dans les portées dues à des différences dans la densité de l'air,
La résistance (jue les projectiles éjrrouvent durant leur trajet dans l’air, étant proporlionnelle à la densité de l’air, les changements de la température, de la pression barométrique et de l’état hygrométrique, qui font varier cette densité, ont sur la trajectoire ('t sur les portées une certaine influence. 11 est utile de l’apprécier dans quelques cms. Par exemple, un abaissement de 15° dans la température et une élévation de 0“’03 dans la hauteur barométrique produiraient un abaissement de 0"’023 sur la trajectoire de la balle du fusil d’infanterie à la distance de 200"’, et une diminution de portée de l‘"l2. Un abaissement de 1“ dans la température ou une élévation de 0'"004 dans le baromètre produisent également un abaissement de 0'"001 à la distance de 200'", et une dijiiimition de portée de 0""05, Ces quantités étant très-faibles, on voit qu’on ne doit pas attribuer une grande importance aux variations de la température ou de la pression de l’air.