‹ Cours élémentaire de balistiqueChapitre 29 sur 42 · AO · texte numérisé non relu

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facilité. La longueur du canon est aussi limitée, dans le fusil d’infanterie, par la condition que les soldats à rangs serrés puissent charger les annes facilement.

Le diamètre de la balle doit être inférieur à celui du canon d'une quantité telle que la balle, enveloppée par le papier de la cartouche, laisse un jeu sulbsant et qu’on puisse encore l'introduire, ainsi enveloj)pée, malgré l’encrassement qui résulte d’un tir d’au moins cin- (piante coups avec le fusil d’infanterie.

l.e poids de la charge de poudre est limité dans ce même fusil par la condition de ne donner il rarme qu’un recul que puisse supporter le tireur dans un tir continu et prolongé : aussi le poids de la charge des armes a-t-il varié généralement en sens inverse de celui de la balle, de manière à donner un recul à peu près constant. La longueur des canons des auties armes à feu portatives et le poids des charges de jwudre sont déterminés par des considérations semblables.

I.es dimensions c.xtérieures du canon doivent satisfaire aux conditions de solidité. Les élévations du guidon et delà visière doivent être déterminées d’une manière très-précise, et de la^on que les règles de tir soient simides et que l’arme puisse être facilement dirigée aux diverses distances, même par des soldats peu exercés.

Vu les dimensions des objets sur lesquels le tir est haljitucllement dirigé à la guerre, il importe qu’en cherchant à atteindre un homme vers le milieu du coq)s, on n’ait pas à viser un point plus élevé que le .sommet de la coiffure, ou plus bas que les pieds; autrement l’o- |)ératiou de viser deviendrait très-difficile. Il n’est pas moins important que la distance du but en blanc soit comprise dans celles où l'on fait le plus fréquent usage de l’arme, de façon que, .sans connaître précisément la distance du but, on ait la chance de frapper le corps d'un homme en visant le milieu de sa hauteur. Il est très-utile aussi que, en deçà du but en blanc, les élévations de la tiajectoire au-dessus de la ligne de mire soient a.ssez faibles pour pouvoir être négligées sans grande erreur, et que, dans tout cet intervalle, on puisse prendre pour règle de viser directement le point à frapper. Lne grande vitesse initiale, d'où résulte une trajectoire peu courbée, pei niet de satisfaire facilement à l’ensemble de ces conditions.

Iæs armes, en France, n’ont pas toujours satisfait à cet ensemble de conditions. D’après des expériences faites, en 182A, avecla ballede O^OlOSâ pesant 25* (5, et le fusil du modèle 1822 du calibre de IT^^AA, avec la charge de 0* 5, dans le fusil à silex et de 9* dans le fusil i>ercutant, on avait déterminé la hauteur de la visière, de manière à obtenir une portée? de but en blanc de 150“; on visait alors par le fond du cran de mire et par le guidon, en rasant la virole de la baïonnette.

En 18A2, ou a augmenté le calibre du fusil; on l’a porté à 0“018. On a augmenté également celui de la balle et on l’a porté à 0”017 et son poids à 29*, mais on a diminué le poids de la charge pour ne pas augmenter le recul ; il est résulté de là que la vitesse de la balle a été moins grande qu’ auparavant, que la trajectoire a été plus courbée et qu’elle a coupé la ligne de mire à une moindre distance de la bouche. De plus, on a prescrit de viser par le sommet du guidon, ce qui a diminué l’angle de mire.

En 18A8, on a de nouveau modifié la balle; on a réduit son diamètre à 0'”0167 et son poids à 27*, en conserv'ant le calibre du canon. Cette dernière modification a ramené la

cliargc à colle do 1824 ; mais le jmids et le \ent éUiiil coiiii»arati\emeut plus grands, la vitesse de la balle a été moindre et la trajocloire j)lus courbée ; le but en blanc s’est trouvé moins éloigné et à 100 mètres seulement; en 185S, le calibre du fusil est reporté à 0’"0178, de façon que le vent est réduit à Ü^OOl l.

On a adopté les amies rayées en hélice, successivement, savoir : en 1840, la carabine à lige, rayée au pas de 2"'00, tiivant une balle oblongue, de forme ogivale de 0"‘0172 de diamèti-e, de 0'“'02ü0 de longueur et (lesant 48 grjuumes; en 1854, le fusil de la garde, rayé au jias de 2" 00, tirant à la charge de 5 grammes, une Ixdle évidée ;i la partie postérieure, de 0"'0172 de diamètre, de 0‘"O2S0 de longueur et pesant 30 grammes; en 1857, le fusil nuKlèle 1842, transformé, au pas de 2’"00, du calibre 0,018, tirant à la charge de 4*5 la balle creuse de 0"‘0172 de diamètre, de 0"“0205 de longneiu' et jiesant 32 grammes ; on a rayé aussi d'autras armes portatives au même pas, pour être tirées avec la même balle.

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