GALICE
Dans un grand nombre de nos plantes communes, comme les Orties, les Mercuriales, les Ricins, la Belle-de*nuit etc., le périanthe consiste en un calice. Ses pièces, ou sépales, ou folioles calicinales, sont libres ou unies entre elles dans une étendue variable ; on dit dans
FiG. 245. — Echinops, Fleur asépale.
FiG. 246. — Belle-de-nuit, Galice pétaloïde.
le premier cas que le calice est dialysépale ou polysépalBy et dans le dernier, qu'il est gamosépale ou monosépale. Ordinairement, une semblable fleur n'a pas d'éclat, parce que le calice est souvent vert comme les feuilles, peu volumineux, peu visible. Les pétales manquent dans ces fleurs qui sont dites apétales.
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D'autre part, il y a des fleurs dont le calice manque et qui sont asépales y comme celles des Garances (fig. 247, 248), des Santals, et d'un grand nombre de Composées (fig. 245).
Fig. 247, 2<i8. — Garance. Fleur asépale, entière et coupée en long.
Toutefois, un certain nombre de fleurs dépourvues de corolle, ont un périanthe de couleur éclatante, qui est le
Fig. 249. — Lis. Fleur à double calice pétaloïde.
calice ; on le dit en pareil cas pétaloïde (fig. 246). Beaucoup d'auteurs admettent encore que les Monocotylédones
n'ayant pas de corolle, quoi qu'il arrive, la couleur éclatante que peut présenter le périanthe, appartient toujours à leur calice pétaloïde. On admet donc deux calices pétaloïdes dans un Lis (fig. 249), une Tulipe, un Iris, etc.
Le nombre des sépales varie beaucoup d'une fleur à l'autre. Peu de fleurs ont un seul, ou deux sépales au
Fig. 250. — Pinckneya, Sépales inégaux et pétaloïdes.
calice. Beaucoup en ont trois, quatre ou cinq, ou un nombre supérieur. Plus rarement le nombre des sépales est indpflni.
Ces sépales sont ou semblables entre eux, ou dissemblables. Dans ce dernier cas, le calice est irrégulier. 11 peut l'être aussi avec des sépales tous pareils, mais inégalement espacés au pourtour de la fleur.
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Chaque sépale considéré isolément peut être régulier, c'est-à-dire que ses deux moitiés sont symétriques . Mais parfois aussi elles sont insymélriques, et le sépale devient par là même irrégulier. Mais la réunion de sépales individuellement irréguliérs peut constituer un calice parfaitement régulier.
Les sépales sont souvent semblables à de petites feuilles entières et s'insérant sur la fleur par leur base (fig. 250).
Mais fréquemment aussi leurs bords sont découpés et ils sont dentés, crénelés, serrés, lobés, comme ceux des feuilles (p. 76). •
Les mêmes expressions s'appliquent à tort à Tensemble
Fig. 251. — Ancolie, Fig. 252.— Pelargonium,
Pétales éperonnés. Éperon dit adhérent.
du calice gamosépale, pour indiquer le degré d'union ou de disjonction des sépales constituants ; c'est ainsi qu'on dit d un calice gamosépale qu'il est denté, fide, lobé, parlite, etc.
Assez souvent la base organique du sépale ne répond point à son point le plus déclive. Il se prolonge surtout au-dessous de son point d'insertion, quand il est pourvu au-dessus de sa base d'un éperon descendant (fig. 251).
Cet éperon , qui peut devenir assez large pour ne. constituer qu'une bosse, s'il est peu allongé ; ou une sorte
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de casque, s'il s'allonge davantage, peut occuper le dos du sépale ou sa portion supérieure, ou se diriger en haut au lieu de demeurer descendant (fig. 253).
Ailleurs on le dit adhérent^ parce que sa base d'insertion, au lieu de représenter une courbe courte et peu arquée, s'allonge, et considérablement quelquefois, en un
FiG. 253. — Pied'd* alouette. Éperon libre.
fer à cheval dont la concavité est supérieure et les branches quelquefois très étirées. La cavité de Téperon adhérent est alors formée en dehors par le sépale et en dedans par le réceptacle floral (fig. 252). Cette disposition peut s'observer sur tous les sépales d'une fleur, comme dans le Cytinus ; ou bien elle existe sur l'un d'eux seulement ; ce qui rend aussi le calice essentiellement irrégulier.
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La situation des sépales dans une fleur donnée dépend de la symétrie du calice.
FiG. 254. — Erisma, Fie. 255. — Vochysia.
Éperon libre. Éperon libre.
La durée du calice est variable. Il tombe quelquefois au moment ou à peu près de l'épanouissement de la
FiG. 256. — Salvertia. Fig. 257. — Balsamine. Calice pourvu
Éperon libre. d'un éperon.
fleur, ou un peu après, suivant qu'il est fugace ou caduc. Ou bien il persiste longtemps et même jusqu'à la
BAILLON. — Bot., cl. de i\ 12
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maturité du Truit qu'il accompagne et autour duquel il
FiG. 258. — Eu- FiG. 259. — Plernan- FiG. 260. — Mattluna.
calyptus. Ca- dra (Kibessia). Ca- Calice de la fleur fe-
lice 8'ouvrant lice s'ouvrant circu- melle, s'ouvrant cir-
circulaircmeut. lairement. culairement.
peut même s'accroître ; il est alosr ou persistant^ ou accrescent.