FRUIT
L'ovaire noué et ordinairement fécondé prend le nom de fruit. C'est d'abord un fruit vert et peu volumineux. Il entre alors dans sa période de maturation qui se termine, dans les circonstances normales, par la maturité. L'ovule, dans les mêmes circonstances, devient une graine, jeune d'abord, finalement mûre.
On désigne sous le nom de péricarpe la portion du fruit qui enveloppe la graine, ou les graines, suivant que
le fruit est monosperme, ou disperme, trisperme^
polysperme.
Baie. — Dans le fruit monosperme du Poivre noir (fig. 485), par exemple, la graine est entourée d'un tissu charnu uniforme; c'est le péricarpe qui possède cette consistance molle. Un semblable fruit est une baie.
Le fruit du Muscadier a aussi un péricarpe entièrement charnu, avec une graine contenue : c'est également une baie monosperme ; mais à sa complète maturité, elle s'ouvre suivant sa longueur en deux moitiés: c'est une baie exceptionnellement déhiscente.
Le fruit de la Vigne, le Raisin, est aussi une baie indéhiscente; mais il renferme de une à quatre graines; c'est donc une baie mono-, di-, tri- ou tétrasperme.
Les Groseilles (fig. 486) et les Figues-d'Inde sont aussi des baies ; mais elles renferment des graines nombreuses: ce sont des baies polyspermes.
Les baies du Poivrier, de la Vigne, du Muscadier étaient dans la fleur des ovaires libres. Si donc leur sommet présente une étroite cicatrice, c'est celle du style qui est tombé. Ailleurs il persiste, en totalité ou en partie, au
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sommet du fruit qu'on dit en pareil cas apiculé. Mais l'ovaire qui est devenu le fruit de la Groseille, de la Figued'Inde, du Goyavier (fig. 487), était infère et renfermé dans la poche du réceptacle floral. La baie est donc, en outre, formée en partie par le réceptacle devenu charnu ; et, en pareil cas, on observe à son sommet, non pas un reste
Fig. 485. — Poivre noir. Baie.
¥iG.AS^, — Groseillier, Fig. 487. — Goyavier, Baie, coupe Baie. longitudinale.
d'organe ou une cicatrice, mais plusieurs, c'est-à-dire, outre la trace du style, celles du périanthe et quelquefois de Pandrocée. La surface,quelquefois large, qui occupe ainsi, dans Yœil du fruit, l'intervalle compris entre la trace du style et celle des autres organes que nous venons de mentionner, est Varéole; la baie est donc en pareil cas plus ou moins largement aréolée.
Dans les Oranges (fig. 488) la pulpe de la baie est formée?
â52 COURS ÉLÉMËNTAIkli DE BOTANIQUE.
non par le péricarpe, mais par des sacs intérieurs, surajoutés, nés de la surface interne du péricarpe, et dont la cavité membraneuse renferme le suc sapide.
FiG. 488. — Oi'anger. Pulpe formée par des poils intérieurs du péricarpe gorgés de sucs.
Les baies peuvent être Intérieurement partagées en deux ou plusieurs loges : la Pomme de terre, la Belladone, le Coqueret en ont deux ; les Tomates cultivées en ont un nombre quelquefois considérable.
Drupe. — Le péricarpe des baies est charnu, mou dans toute son épaisseur, c'est-à-dire jusqu'au contact des graines. Quand en dehors de celles-ci, la couche profonde du péricarpe devient plus ou moins dure, on donne à cette couche intérieure le nom de noyau, et le fruit est une drupe. Dans le fruit des Viburnum, par exemple, le noyau est souvent mince, parcheminé. Dans celui du Cerisier (fig. 489, 490), du Prunier, de TAbricotier, il est épais, résistant; il l'est davantage encore dans la Pêche. Il ne faut, pas confondre ce noyau, qui fait partie du péricarpe, qui en représente la couche profonde, avec une portion extérieure quelconque de la graine.
Dans les drupes que nous venons de prendre pour
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exemples, il n'y a qu'une graine, plus rarement deux. Le
FiG. 489, 490. — Germer, Drupes entières et drupe coupée en long. Le noyau est uniloculaire.
noyau qui les renferme n'a qu'une loge. Dans le fruit du
FiG. 491. — Pommxe:i\ Drupe à plusieurs noyaux minces, parcheminés.
Cornouillier(flg.492), il en a deux, contenant une -graine
chacune. LeGuettarda (fig. 493) en a beaucoup. Ailleurs le noyau est partagé en un moins grand nombre de cavités.
FiG. 492. — Cornouillier, Drupe à noyau biloculaire.
FiG. 493. — Guet tarda. Drupe donl les noyaux sont nombreux et réunis en séries rayonnantes.
Mais ailleurs aussi, une drupe possède deux ou plusieurs noyaux. La Pomme en a généralement cinq, qui
FiG. 491. — Carotte.
Fruit.
FiG. 495. — Licktensteinia. Fruit, coupe transversale.
sont peu épais et comme parcheminés, scarieux. La Nèfle en a cinq aussi, mais bien plus épais et très durs.
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Comme pour les baies, il faut remarquer que tantôt ces drupes sont formées de Tovaire seul, épaissi et devenu charnu : c'est le cas des Cerises et des Pêches; et que tantôt le réceptacle prend aussi part à leur constitution, et même pour une portion prépondérante, comme il arrive dans les Nèfles et les Pommes (fig. 491).
Achaine. — Au lieu d'être charnu dans toute son épaisseur, un péricarpe peut demeurer entièrement sec ;
FiG. 496, A9T.\—Blé. Fruit entier tiG. 498. — Vemonia. Achaine et coupé en long. surmonté d'une aigrette.
comme si dans toute son épaisseur il était passé à l'état de noyau. Ce péricarpe sec peut être membraneux ou mince, comme dans le Sarrasin, ou fort épais et dur, comme dans la Noisette, et il renferme alors une ou un très petit nombre de graines.
De deux choses l'une alors, ou bien ce péricarpe ne s'ouvre pas à sa maturité et il se nomme achaine; ou bien il s'ouvre pour laisser échapper la graine qu'il ren-
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ferme (fig. 621); il rentre alors dans la catégorie des capsules dont nous parlerons plus loin.
tiG. 499. — Erable, Samare.
Dans un achaine tel que la Noisette, la graine est mo-
FiG. 500. — Chardon. Achaine, surmonté d'une aig^tte.
bile à la maturité dans le péricarpe. Dans un achaine de Blé, de Maïs, de Belle-de-nuit (fig, 551), la graine rem-
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ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES. 257
plit la cavité du péricarpe et se moule exactement sur
^=^W//flf^^^^-^^
FiG. 501. —Laitue. Fig. 502. — Gail- YiG.bOS. —Clématite. Achaine à aigrette lardia. Aigrette à Achaine à aigrette
stipilée. soies sépaliformes. de soies libres.
les parois de ce dernier, de façon à demeurer immobile
Fig. 504, 505. — Valériane. Achaine à aigrette.
dans son intérieur; cette variété peu distincte d'tchaine a depuis longtemps reçu le nom de caryopse.
BAILLON. — Bot., cl. de 4V 17
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Certains achaines sont disséminés par les vents, ainsi que la graine qu'ils renferment, au moyen d'ailes, de forme.
' FiG. 506. — Hieracium. Achaine Fie. 507. — Hircsa,
à aigrette sessile. Samare. ,
de taille et de situation variables; cette variété se nomme samare (fig. 499, 507-513).
Quand la paroi d'un achaine a pour origine, non seulement celle de Tovaixe libre, mais avec elle, celle du
Fig. 508, 509.— Orme, Fruit (Samare), entier et ouvert dans sa portion centrale renflée et renfermant la graine.
réceptacle qui l'enclôt, les ailes de la samare peuvent dépendre de celte dernière, ou du périanthe qui persiste et s'acdtoît autour de son orifice (fig. 556).
Capsule. — Un achaine à péricarpe déhiscent, comme
celui du Tricholobus {fi^. 621), devient une capsule. Il y a donc des fruits capsulaires et monospermes. D'autres sont dispermes, trispermes,... polyspermes.
Toutes les graines que renferme une capsule peuvent être rassemblées dans une cavité unique; auquel cas la
FiG. 510. — Paliurus. Samare circulaire.
FiG. 511. — Pin. FiG. 512. — Atlante. Fig. 513. — Tulipier. Fruit ailé. Samare. Samareà aile rigide.
capsule est uniloculaire. Mais elle peut aussi, comme le noyau d'une drupe, être partagée en deux, trois,... ou plusieurs loges; il y a donc des capsules bi-,tri-,... pluriloculaires, et chacune de leurs loges peut contenir une ou plusieurs graines.
Déhiscence des capsules.— La façon dont s'ouvrent les capsules est extrêmement variable, et le mode de déhîs-
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cence sert à caractériser un certain nombre de variétési de ce fruit.
Certaines capsules s'ouvrent en travers et comme par un couvercle: ce sont des pyxides, lelles que celles desJus*
¥iG,bU, —Sainfoin, ¥iG. bib.— Entada. FiG. 510. — Je/fe*
Gousse lomentacée, à Gousse lomentacée, sonia. Fruit à déhis
segments monosper- bordée de deux cence transversale
mes. nervures. incomplète.
quiames, à\iMarcgravia(fig. 517), d[\Lecythis{ûg. 518), du Mouron rouge et même du Jeffersonia (fig. 516).
D'autres capsules se séparent en travers, ordinairement en autant de segments qu'elles renferment de graines; le fruit est alors dit lomentacé (fig. 51-4, 515).
Quelquefois les capsules s'ouvrent par des trous ; elles sont nommées porricides. Les bords de ces sortes de
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ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES. 261
. trous peuvent se renverser en dehors, comme il arrive dans les Mufliers.
Ces bords peuvent constituer d'up seul côté de Touver-
FiG.517.— Marcgravia. Pyxide. Fie. 518. — LecythLs, Pyxîde. ture un petit panneau qui se relève ou s'abaisse pour
Fie. 519. — Aconit. Fie. 520.— Sterculia, Fruit formé
Follicules déhiscents. de cinq follicules ouverts.
laisser passer les graines ; comme dans les Campanules, dont la capsule est dite valvicide; comme aussi dans
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cerlains Pavots (fig. 522) où ces petits panneaux triangulaires occupent la base du style épais et court qui persiste au sommet du fruit.
Mais beaucoup plus ordinairement, les capsules s'ouvrent par des fentes verticales, ou dans la totalité, ouseu-
FiG.521. — Chou. Fig. 522. - Pavot, Fig.523. — Giroflée. Silique déhiscente. Capsule valvicidc. Silique déhiscente.
lemenldans une portion variable de leur hauteur, soit de bas en haut (fig. 527), soit plus souvent de haut en bas.
Ainsi le follicule est une variété de capsule uniloculaire, qui s'ouvre par une seule fente (dorsale ou ventrale) et dorlt les deux faces s'étalent alors de façon à ressembler à une feuille (fig. 519, 520, 525).
La gousse est une autre variété dans laquelle il se produit deux fentes en face l'une de l'autre (fig. 524, 526), si bien qu'elles séparent l'un de l'autre deux panneaux.
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ORGÂNOGRÂPHIË DES PHANÉROGAMES. 263
La silique est une capsule, étroite et allongée, qui comprend trois panneaux. Deux d'entre eux sont superficiels et parallèles à un troisième, interposé, qui n'est
FiG. bU. — Cadia. Vm.b'ib,— Embothrium. Fie. 526.— Pow. Gousse déhiscente. Follicule déhiscent. Gousse.
qu'une fausse-cloison résultant d'un développement exagéré des placentas. Les deux panneaux superficiels se détachent par leurs bords de cette fausse-cloison, et cela chacun par deux fentes ; il en résulte qu'une silique s'ouvre
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par qua Vc fentes et en trois portions (fig. 5^21, 523). Les
FiG.527.— Quinquina. Fig. 528. — Digi- Fie. 529. —- Thlaspi. Capsule déhiscente taie. Capsule sep- Silicule à bords de bas en haut. ticide. ailés.
ilicules (fig. 529, 530) sont des siliques courtes (on admet qu'elles sont au plus trois fois aussi longues que larges).
¥iG. boO.— Lunaire. Fig. 531. — Géranium. Fig.531— Tuii;? . Silicule. Fausse Fruit déhiscent; loges Capsule loculi-
cloison séminifère. se relevant sur le style. cide.
Une capsule à deux ou plusieurs loges peut s'ouvrir
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ORGANOGRAPHIE DES PHANfROGAMES. 265
verticalement, suivant la ligne dorsale de ces loges ; elle est alors locultcide (fig. 532, 534).
FiG. 533. — Ophlorhha. Capsule comprimée, logée iiiférieurement dans le réceplacle en forme de nacelle.
Ou bien les cloisons de séparation des loges se dédoublent, et la capsule est dite septicide (fig. 527, 528). Ou bien ei^core les cloisons se brisent de façon à aban-
FiG. 531.— a: tmie. Capsule ¥ià, 535, 536. — Millepertuis.
loculicide. Déliiscence du fruit en six panneaux.
donner la paroi convexe des loges, et la capsule est septifrage. Uno capsule peut être à la fois septicide et loculicide (fig. "^37), ou même à la fois loculicide, septicide et septifrage.
Si une capsule est uniloculaire, mais qu'elle s'ouvre en plusieurs valves, les lignes de déhiscence peuvent être
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interposées aux placentas pariétaux, ce qui correspond
FiG. b31.—Exo8' tema. Capsule loculicide et septicide.
Fie. 538. — Fraisier.
Fruit multiple ; réceptacle charnu, chargé d*achaines.
FiG.539. — Framboisier.
Fruit multiple; réceptacle coriace, chargé de drupes.
une déhiscence loculicide; ou bien diviser les placentas
FiG. 540. — Caltjcanthus. Fruit multiple, coupe longitudinale.
FiG. 541. — Malope, Fruit multiple sec.
eux-mêmes en deux moites (fig. 543), ce qui correspond à une déhiscence septicide.
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0RGÂN0GR4PHIË DES PHANÉROGAMES. 267
Fruits multiples. — Une seule et même fleur, au lieu de donner un fruit unique, peut en produire plusieurs.
FiG. bit, — Anémone. Fruit multiple, formé d'acliaines.
Ce sont alors des fruits multiples. Ils peuvent être formés
FiG. 543. —- Platyslemon. Fie. 544. — Hortonia. Fruit mul-
Carpelles d*abord unis, tiple, accompagné des restes du
puis se disjoignant. périanthe.
d'acliaines, comme dans les Anémones (fig. 512), les Rosiers ; ou de saraares, comme dans le Tulipier (fig. 513),
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OU de follicules, comme dans les Ancolies, les Aconitis (fig. 519), les Hellébores, les Spirées; ou de baies comme dans le Schizandra (fig. 216) ; ou de drupes, comme dans les Ronces, la Framboise (fig. 539), etc.
Une Fraise est un fruit multiple, provenant d'une seule fleur de Fraisier, et comprenant beaucoup de petits achaines réunis' sur un réceptacle charnu et accru
Fig. 545. — Cananga, Fruit g. 546. — Mûrier, Fruit
multiple. composé.
(fig. 538). Une seule fleur d'Ombellifère donne pour fruit un double achaine ou diachaine. Le fruit des Labiées est un tétrachaine^ provenant d'une seule fleur dicarpellée.
Fruits composés, — Ces fruits difl*èrent des fruits multiples en ce qu'ils résultent, non pas d'une fleur, mais bien d'une inflorescence. Deux ou plusieurs fruits peuvent être ainsi rapprochés ou unis en une masse commune. Une Pomme de Pin ou de Sapin est un fruit
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ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES. 269
sec composé, puisqu'il provient de toute une inflorescence. A un capitule de fleurs de Conoposées, souvent appelé fleur composée, succède un capitule d'achaines qui est aussi un fruit composé. La Mûre, qui est dans le même cas, est un fruit charnu composé, formé non seulement de nombreuses
IG.547. — Morinda. Fruit composé, FiG. 548. — Pin. Fruit
résultant d'un glomérule composé. composé (Cône).
petites drupes, mais encore de leurs calices devenus charnus (fig. 546). Le fruit de FArbre à pain (fig. 117) est composé, et ses divers éléments sont englobés dans le réceptacle charnu et féculent. La Figue est un fruit composé, puisqu'elle résulte d'une inflorescence entière, et c'est le réceptacle charnu et sacciforme de l'inflorescence qui forme son enveloppe extérieure.
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270 COURS ÉLÉMENTAIRE DE BOTi!
Induvies, — Un fruit, aussi bien sîn ou composé, peut être accompagné quelque autre partie de la fleur qui pe
FiG.549.— i4fcroma. Fruit Fig. 550, bb\. — Belle-de-nutt. induvié de la base ailée Fruit induvié de la base durcie
du calice. du calice.
plus OU moins, demeurant sèche ou devenant même parfois charnue, de façon à simuler un véritable péricarpe. Le fruit est alors dit induvié.
L'induvie peut être formée par le réceptacle delà fleur,
Fig. 552. — Visnea. Fruit Fig. 553. — Macre. Fruit chargé des induvié du réceptacle. quatre sépales persistants, durcis.
comme dans le Rosier, où ce réceptacle devient charnu et renferme les véritables fruits qui sont secs. Une Fraise est induviée par le réceptacle portant encore à sa
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ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES. 271
îfjBriphérie le calice et ses stipules. Le fruit multiple d'un Calycanthus (fig. 540), d'un Chimonanthus, d'un Mollinedia^ d'un Tambourissa, d'un Siparuna, d'un Atherosperma, est entouré du réceptacle formant induvie, et il en est en réalité de même des fruits simples que double en dehors le réceptacle. Mais celui-ci adhère au vrai fruit,
Fig. 554. — Argousier, Fruit induvié.
Fig. 555. — Pisonia. Fruit Fig. 556. — Lophira. Fruit
induvié de la base du calice. induvié des sépales.
tandis que dans l'Argousier (fig. 554), le Margyricarpus, il n'y a pas adhérence entre les deux organes. Dans la Belle-de-nuit (fig. 550, 551), YAbronia (fig. 549), c'est la base du calice qui forme induvie autour du fruit et devient pour le protéger un sac dur à ouverture supérieure étroite. Dans beaucoup de Lauracées, notamment dans les Cryptocarya, les Ocotoa, le Sassafras, le réceptacle, surmonté ou non du périanthe, forme une induvie qui enveloppe le fruit tout entier, ou seulement une portion de sa base. Dans VHernandia, lo, fruit tout entier est in-
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duvié de la sorte, de même que dans le Ravensara où de plus rinduvie envoie à l'intérieur des prolongements épais qui cloisonnent le fruit et la graine unique. Dans
FiG. 557. — /^ovenia. Axes de rinflorcscence Fie. 558. — Chênes devenus charnus et succulents; les fruits Fruits pourvus d'une
sont secs. cupule.
les Aiouea, le renflement pédonculaire du fruit n'enveloppe plus ce dernier, mais se borne à raccompagner à sa base, comme aussi dans l'Anacardier où ce renfle-
FiG. 559. — Hêtre. Fruits Kio. 560. — Châtaignier. Fruits
entourés de la cupule. entourés de la cupule.
luent est souvent à tort appelé Pomme d'Anacarde. Dans VHovenia (fig. 557), dont le fruit sec n'est pas comestible, ce sont les pédicelles rameux de l'inflorescence qui sont épaissis, charnus et se mangent.
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ORGANOGRAPllIE DES PHANÉROGAMES. 1273
La cupule d'un gland de Chêne (fig. 558) est une induvie. Deux ou plusieurs fruits de Châtaignier (fig. 560) sont, comme Ton sait, réunis dans une coque épineuse, qui dépend du réceptacle de Tinflorescence, chargé exlérieurement d'aiguillons, et leur forme induvie. Il en est de même dans le Hêtre (fig. 559), et la Noisette est induviée d'un sac membraneux qui est un involucre accru.