‹ Cours Élémentaire de BotaniqueChapitre 32 sur 71 · DISQUE, NECTAIRES · texte numérisé non relu

DISQUE, NECTAIRES

Le réceptacle floral se recouvre souvent à sa surface d'une couche de tissu glanduleux. La formation de ce

Fie. 470, Ali, — Melicocca. Disque circulaire extérieur aux étamines.

tissu est tardive, et il en résulte qu'il ne se produit pas là où sont déjà implantés des organes floraux. Là où le réceptacle a la forme d'une coupe concave, sa surface intérieure peut en être entièrement tapissée, et souvent aussi il s'épaissit beaucoup vers ses bords. Sur les réceptacles convexes, il se manifeste de préférence autour ou au-dessous de la base du gynécée ; d'où le nom d'hypogyne qu'on donne en pareil cas au disque. Il peut alors former un anneau continu (fig. 474), ou bien se diviser

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en lobes, ou même en glandes loul à fait distinctes (fig. 475, 478). Souvent il entoure d'un bourrelet les insertions des étamines, du périanthe même. Dans les Crucifères hypo-

FiG. 472. — Cupania. Disque Fig. 473. — Sapindus. Disque 3 extérieur aux étamines. extérieur aux étamines.

gynes, il forme des masses isolées et de forme très variable dans les intervalles des étamines. Dans les Sapindacées

Fig. 474. — Trichilia. Disque FiG. 475. — Xànthoceras. Disque hyp^g^yi'i^ glanduleux, continu. formé de cinq baguettes.

(fig. 472,473,476), au lieu d'être hypogyne, il se développe presque toujours entre la corolle et les étamines. Quelquefois même il est tout à fait extérieur au calice et peut

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simuler un court verticille surajouté à la fleur, comme

FiG. 476. — Cossigtiia, Fig. 477. — Co/gonema. Fig. 478. — Medi-

Disque unilatéral, ex- Disque périphérique, cosma. Disque dont

térieur cependant aux pentagonal,entourant chaque lobe répond

étamines. les ovaires. à une étamine.

dans les Eschscholtzia. Ses dimensions sont très variables,

Fig. 479, 480. — Pivoine en arbre. Disque développé en sac pétaloïde. comme sa consistance, sa couleur. Dans les Pivoines her-

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bacées, il ne constilue qu'un petit bourrelet autour du bord de la cupule réceptaculaire. Dans la Pivoine en arbre, il grandit davantage et forme un sac pélaloîde qui enveloppe les ovaires (fig. 479, 480). Dans les Narcisses-Jonquilles, il ne forme qu'une petite coupe

Fig. 481. -^ Hamelia. Disque Fig. 48iâ.— Escallonia. Disque épigyne. épigyne.

épaisse et entière au niveau du bord libre du réceptacle. Dans le Narcisse-Porion (fig. 484) , il devient, comme dans la Pivoine en arbre, un grand sac pétaloïde en forme de gobelet déchiqueté sur les bords; on l'y nomme souvent la couronne. Il se divise quelquefois en lanières, en languettes, qui peuvent simuler un verticille floral intérieur. Il peut être périgyne (fig. 480) ou épigyne (fig. 481, 482). Ses fonctions sont variables : souvent, quand il est épais et charnu, il sécrète un nectar qui attire les

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ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES. U^

iQsecles dans Fintérieur des fleurs. On l'a compris en pareil cas dans la catégorie des organes nommés anciennement nectaires.

Il y a toutefois beaucoup d'autres nectaires glanduleux qui appartiennent, non plus à l'axe, mais aux appendices floraux. Les sépales, les pétales et les staminodes en cornet ou en éperon (flg. 251 -253) ont souvent au fond de leur cavité

FiG. 483. — Callianthemum, Fig. 484. — Narcisse-Porion.

Pétale à fossette nectarifère. Disque pétaloïde.

un organe glanduleux qui sécrète du nectar. La Fritillaire, les Renoncules ont à la base des pièces de leur périanthe une fossette intérieure qui est tapissée de tissu sécréteur (fig. 483). Lesétamines des Lauracées sont souvent accompagnées de glandes latérales et sécrétant un nectar (fig. 321, 323). Celui que produit Tintérieur des fleurs du Hélianthe est si abondant, qu'au Cap, on le récolte pour en faire une sorte de miel. Dans beaucoup de Monocotylédones, ce nectar est sécrété par des glandes septales, ainsi nommées parce qu'elles sont situées dans l'épaisseur même des cloisons ovariennes. Le nectar est de là versé par un

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étroit orifice dans l'intérieur de la fleur où viennent le puiser les insectes. La portion stigmatique du style, ou de l'ovaire, quand le style fait défaut, peut quelquefois encore être sous ce rapport assimilée à un nectaire.

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