III. — CONVOLVULACÉES
Ces plantes ont une fleur régulière qui est construite comme celle des Solanées, avec un calice imbriqué, une corolle généralement en entonnoir (fig. 279), tordue, et des étamines alternes aux divisions de la corolle. L*ovaire libre est le plus souvent à deux loges, complètes ou incomplètes, et dans chacune d'elles il y a ordinairement deux ovules, collatéraux, ascendants, anatropes, à micro-
pyle tourné en bas et en dehors. Le fruit capsulaire (fig. 733) renferme une ou deux graines par loge, et l'embryon, fortement replié sur lui-même (fig. 734), est souvent accompagné d'une minime quantité d'albumen muqueux, logé dans ses replis.
Les Liserons, qui représentent chez nous cette famille, sont des herbes volubîles (fig. 44), à feuilles alternes, à fleurs axillaires, souvent solitaires et éphémères. Les
Fig. 733, 734. — Liseron. Fruit déhiscent. Embryon.
Cuscutes (fig. 45) appartiennent aussi à cette famille; elles sont aphylles, non vertes, s'accrochent, comme nous l'avons vu, par des suçoirs aux plantes qui les nourrissent et qu'elles épuisent; elles ont une corolle campanulée ou en grelot, imbriquée, avec les lobes le plus souvent garnis chacun d'une écaille intérieure. Nous savons que' leur embryon est dépourvu de cotylédons (p. 38). Les racines des Convolvulacées sont souvent renflées et charnues. En pareil cas, elles peuvent demeurer sucrées et alimentaires, comme celles de la Patate douce. Mais le plus souvent, comme celles du Jalap, de la Scammonée, du Turbith végétal, elles renferment une matière résineuse acre qui en fait des purgatifs énergiques.
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