II. — SCROFULARIÉES
Ces plantes peuvent être considérées comme des Solanées à corolle irrégulière, ordinairement personée (fig. 281), et à androcée didyname (fîg. 387). Il y a quelquefois en arrière une cinquième étamine, mais stérile, et dans les Véroniques, il n'y en a plus que deux. Le Bouillon-blanc {Verbascum) relie les Scrofulariées aux Solanées, en ce que sa corolle est régulière ou à peu près, ses étamines étant au nombre de cinq, mais dissemblables. Les Digitales, les Scrofulaires (fig. 731, 732), les Mufliers, les Linaires, qui appartiennent à celte famille, ont le fruit capsulaire (fig. 528), à deux loges pôlyspermes, mais le fruit est quelquefois charnu. Les Mélampyres, les Rhinanthes et les Euphraises, qui ont été aussi associés aux Scrofulariées, passent pour des herbes parasites. Les feuilles sont ou opposées, comme dans les Scrofulariées, les Gratioles ; ou alternes, comme dans là Digitale. Celle-ci, commune dans nos terrains siliceux» constitue un puissant médicament dont l'action stir le cœur
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est très énergique. Les Gratioles sont acres et irritent fortement nos tissus. Mais les Bouillons-blancs, les Véro-
FiG. 731, 732. — Scrofulaire, Fleur entière et coupée en long.
niques (fig. 28) sont souvent des plantes adoucissantes et émollientes.