XV. -- CONIFÈRES
Les Conifères, arbres presque tous à feuilles persistantes, arbres verts, résineux, ont des fleurs unisexuées, souvent très simples.
Dans rif (fig. 190-192) les fleurs femelles terminent solitaires certains rameaux ; elles sont formées d'un ovule orthotrope réduit à un nucelle, et entouré d'un ovaire à sommet béant, partagé en deux lobes. Pour les partisans de la théorie dite Gymnospermie, le sac enveloppant est un tégument ovulaire. Le fruit est un achaine, entouré à sa base d'une cupule charnue et rouge, comestible.
Les Thuya ont généralement deux fleurs femelles semblables à celles de l'If dans l'aisselle des écailles portées par l'axe de l'inflorescence femelle. Les Cyprès en ont un grand nombre, disposées en cyme contractée.
Les Sapins (Abies) (fig. 814-819) et les Pins (Pinus) ont ces mêmes fleurs femelles renversées, les deux divisions stylaires et le sommet du nucelle tournés en bas. Elles sont portées sur la portion inférieure d'une écaille, rameau aplati, qui occupe l'aisselle d'une des bractées du cône (fig. 548), sorte de chaton femelle rigide, qui a valu à cette famille son nom. Dans le fruit, ces fleurs femelles deviennent une samare (fig. 511), et les écailles durcissent en grandissant, de façon à dépasser souvent les bractées dans le cône qui représente un fruit composé. Le Pinus Larix, type du genre Mélèze, perd ses feuilles pendant l'hiver.
Les graines des Conifères ont un albumen charnu et un embryon souvent polycotylédoné.
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Ce sont des arbres à feuilles alternes, à odeur de
Fi6. 814-819.— Sapin. Ghâton femeUe. Bractée etécaiUe, vues de dos et de face. Les mêmes coupées en long. Fruit ailé. Graine, coupe longitudinale, montrant l'embryon polycotylédoné et l'albumen.
résine, dont les divers organes, surtout Fécorce, renferment de grands canaux sécréteurs dans lesquels s'amas-
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sent des résines. Ce sont surtout la Térébenthine d'Alsace, extraite par incisions du Sapin vrai ; le Baume du Canada, qui vient âuPinusbalsamea; la Térébenthine du Mélèze, produite par le Pinus Larix; la Térébenthine de Bordeaux ou des Landes, qiie donne le Pinus Pinaster. On mange les graines du Pin- Pignon. La Sandaraque provient du Thuya articulata,ei les baies de Genièvre qu'on
FiG. 820.— Pin. Châlon mâle (1). FiG. 821. — If. Fleurs mâles Étamine (2). réunies en tète.
emploie comme aromatiques, ne sont autre chose que des fruits composés du Genévrier (fig. 97) dans lesquels les écailles axiilantes des fruits, peu nombreuses d'ailleurs, sont devenues charnues et odorantes.
Les fleurs mâles des Conifères (fig. 820, 821) sont disposées en chatons de formes diverses. Leur axe poMe des bractées peu volumineuses, et c'est la base de celles-ci qui se renfle de façon à former deux ou un plus grand nombre de loges qui contiennent le pollen. Celui-ci est formé de plusieurs cellules. Tombé sur la fleur femelle, il pénètre jusque dans une dépression du sommet du nucelle, et c'est là qu'il développe son tube pollinique*.
1. L'étude des phénomènes qui ici accompagnent ou suivent la pollinisation, se fera dans le Traité d'anatomie et physiologie végétales pour la classe de Philosophie, de H. Bâillon, p. 253.
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