‹ Cours Élémentaire de BotaniqueChapitre 69 sur 71 · XIV. — POLYGONÉES · texte numérisé non relu

XIV. — POLYGONÉES

Les Polygonées ont l'ovaire des Myrica, c'est-à-dire libre, uniloculaire, avec un placenta basilaire et un ovule orthotrope dressé (fig. 437). Surmonté de deux ou trois branches stylaires, cet ovaire est inséré au fond d'une coupe réceptaculaire, souvent peu profonde, dont les bords portent un périanthe à six divisions imbriquées dans les Patiences et les Rhubarbes, souvent à cinq dans les Renouées (Polygonum).

Les Patiences (Rtimex) ont six sépales et six étamines répondant deux par deux aux trois divisions extérieures du calice (fig. 809-813).

Les Rhubarbes {Rheum) ont en plus trois étamines alternant avec les trois groupes précédents.

Les Polygonum ont sept ou huit étamines. Le fruit de toutes ces plantes est un achaine pyramidal, avec une graine dressée à albumen farineux. C'est cet albumen qui dans le Sarrasin {P.Fagopyrum)^ constitue la farine employée à faire du pain et des galettes dans plusieurs de nos provinces.

Les Polygonées ont des feuilles alternes, pourvues d'un ochrea (fig. 121). Leurs fleurs sans éclat, sont en grappes ou épis composés de grappes plus petites ou de cymes. Ces plantes sont acides, comme cela s'observe surtout

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FiG. 809-813. ^ Oseille. Rameau florifère. Fleur hermaphrodite entière et coupe longitudinale. Fruit entier et coupe longitudinale.

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dans les Oseilles (Rumex acetosa et acetosella) et les Rhubarbes. Les tiges souterraines ou même aériennes de celles-ci fournissent le médicament de ce nom dans les Rheum palmatum, officinale, Colinianum, etc., belles espèces asiatiques.

Dans les genres précédents, les fleurs deviennent très souvent polygames.

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