ET DE GAZ COMBUSTIBLE
Azote 43,35
Hydrogène 28,56
— protocarbonë 28,09
D’après M. Dumas, vers l’origine des sources d’où émanent les gaz eti les vapeurs, il peut exister du sulfure de bore (BoS=^) que l’eau décomposerait en acide sulfhydrique et en acide borique entraîné par la vapeurid’eau et par le courant de gaz sulfhydrique; on s’expliquerait ainsii l’existence de ce gaz dans les soffioni. Cette manière de voir s’est trouvées corroborée par la découverte du sulfure de bore, que l’eau décompose,, en effet, comme M. Dumas le supposait.
fhlouire île bore, BoCF.
352. Préparation et propriétés. On le préparé en taisant passeii un courant de chlore sur du bore amorphe légèrement chauffé dans uni tube de verre. On fait arriver le chlorure de bore dans un tube bierii refroidi par un mélange de glace et de sel, où il se condense.
Liquide incolore, très-mobile, transparent, dont la densité est l,3o.; il bout à -f- 17°. L’eau le décompose en acide chlorhydrique et en acidfco borique :
HoCl3 -t- 3HO = Bo03 + 3HC1.
Fluorure de bore, BoFfL
353. Préparation. — Nous avons VU qu’il se produisait dans la réactioi . de l’acide fluorhydrique concentré sur l’acide borique. On l’obtient plu facilement en mettant en liberté de l’acide Iluorhydrique en présence di:i l’acide borique. A cet effet, on chauffe légèrement dans un ballon d-j' verre un mélange de 1 partie d’acide borique fondu, 2 parties de fluorurr de calcium et 12 parties d’acide sulfurique concentré. Tl se dégage ui i
UV. I. CIIAP. \ll. SILICIUM.
gaz que l’on recueille sur le mercure {fig. 96). L’équation suivante rend compte de la réaction:
Ho03 + 3CaFl + 3(S03,H0) = 3(CaO,S()3) + 3HO + BoFl\
Le gaz ainsi préparé peut contenir un peu de fluorure de silicium provenant de la silice du vase; pour l’avoir pur, il faudrait opérer dans un vase de platine avec du llorure exempt de silice.
Fig. 96.
354. Propriétés. — G’est un gaz qui répand d’épaisses fumées à l’air; il est très-avide d’eau, à ce point que si l’on introduit dans l’éprouvette un papier blanc, il noircit et se carbonise rapidement. Ce gaz agit donc sur le papier comme l’acide sulfurique sur la matière du bois.
L’eau dissout 800 fois son volume de ce gaz; la dissolution paraît contenir un composé particulier appelé acide fluoborique, auquel on attribue la formule BoO^+3HFl, et qu’on pourrait considérer comme un I hydrate de fluorure de bore :
Bo03 + 3HFI = BoFl3,3HO.
En présence d’une grande quantité d’eaii, ce composé laisse déposer • de l’acide borique et se transforme en acide hydrofluoborique, dont la I composition est représentée par la formule FlH,BoFP :
4BoF13 -f- 3HO — 3Bo03 + 3(FlH,BoF13).
Cet acide se combine avec les bases et donne des sels appelés bydrolluoborates dont la formule générale est FIM -(- BoFl®; on peut donc les considérer comme des combinaisons de fluorures métalliques et de fluorure de bore.
SILICIUM, Si = 21.
Le silicium amorphe a été découvert par Berzelius en 1808; mais c’est a M. H. Sainte-Glaire Deville que nous devons la connaissance du silicium graphitoïde et du silicium cristallisé ou adamantin.
chimie: IMOK(iAMUm-
355. I•r.'■par.•.li«... — V’ Silkium nmnrphr. — Un robtienl en deconinosanl par le sodium l’hydronuosilicate de potasse (llnornre doul) e e silicium et de potassium). Ou peut opérer comme pour le bore amorphe.
2- Silicimn graphitoïde. - Ou fond ensemble, dans un creuset ordinaire, à la tempériatnre de fusion de l'argent, de l’alummmm avec 20 ou 30 fois son poids de fluorure double de potassium et de silicium Ce derilr est décomposé par une portion de l’aluminium qui se transforme en , nuorure double d’aluminium et de potassium fusible, 1 autre poition dissout le silicium réduit. Le culot mélallique refroidi est traite par 1 aciderlrlydri'pri’lminium se dissout, il reste des lamelles hexagonales,
-I^StHciurn cristallisé. - Le procédé suivant, dû à MM. H. Sainte- Claire Deville et Caron, permet d’obtenir facilement le silicium cristallisé. On projette dans un creuset de terre bien rougi un mélangé de . parties d’hvdrofluosilicate de potasse bien sec, de 1 partie de zinc en < mis eu partie de sodium coupé en petits morceaux On ferme ensuite le creuset, eu recouvrant la matière d’un peu d’hydrofluosilicate der potasse • il se produit une vive réaction, et la masse entre en fusion ; om, la maintient fondue, en l’agitant avec une tige de fer, jusqu au momenlt où le zinc commence à se volatiliser. L’opération est alors terminée, o laisse refroidir le creuset et on le casse ; on y trouve un culot de zinc mprégné dans toute sa masse de longs cristaux de silicium, que 1 onu met en liberté èn dissolvant le zinc dans l’acide chlorhydrique.
356. Propriétés ph,,l,ue«. - Le silicium amorphe est une poudre brune dépourvue d’éclat; on la cru longtemps infusible, paice quii contient tOTjours un peu de silice infusible qui empêche la reunion dee
fflobulcs cIb siliciuin. ^
Chautté avec du sel marin, à une température assez elevee poui \ >
tiliser celui-ci, le silicium amorphe se transforme eu silicium graphitoïde,' On peut, en fondant le silicium graphitoïde dans de la porcelaine, a unn température excessivement élevée, le transformer en silicium cristallise.'
LLilicium graphitoïde ressemble beaucoup au graphite ; le sdiciiim cristallisé estordinairement formé par des chapelets ‘'’ocb'édres regu lei doués d’un éclat métallique très-prononcé. Leur densite est égalé a -, , • Ils fondent à une température voisine de celle de la lusion de la fon e.
33rProprlétéocKln.U«eo.- ^ Siticani amorplie. - Le silicuui.i
amorphe est très-combustible ; il est inattaquable par tous les ac^^des- Tcèp^é par l’acide fliiorhydrique qui le dissout avec dégagement d h> 1 drogène- il perd cette combustibilité et la propriété d’être dissous dan. 1-acùle nuorhydrique, quand il a été fortement chauffé ; il se comport,.
■ilors comme le silicium graphitoïde OU cristallise.
‘ rSilicwm cristallisé. - On peut chauffer an rouge le silicium „i.
'■IV. I. CHAI'. Ml. ACmii .SlUClyun.
pl'ilüïde on crislAllisé dans lo.xygône sans l’oxyder sensildem» ,
>1 I on fai l agir sur Ini, à une lempéralure 'élevée des en.. ' . ’ lonrnirà la fois l’oxygène nécessaire à la production d’acide nue base capable de donner un silicate fusible, la transformation 'a c.mn en silicate a lieu. C’est ce qui arrive quand 0^^ rr avec des dissolutions très-concentrées de notasse ou rie S|''C'um
3(NaO,C02J 4- 2Si = 3Na0,2Si03 + 3C
tite capsule de platine. «^Jenence se lait clans une pe-