LIV. I. CHAP. xn. ACIDE SILICIQUE
le dégagement d'acide carbonique qui accompagne ia dissolution de l’acide silicique dans le carbonate fondu. Cette expérience met bien en évidence la propriété acide de la silice, puisqu'elle fait voir que ce corps chasse les acides et prend leur place dans les combinaisons salines.
361. Hxdrittrs de l’acide silicique. — La silice gélatineuse, desséchée à la température ordinaire, dans le vide, contient toujours 16,3 pour 100 d’eau, ce qui correspond à la formule Si03,H0.
Cet hydrate, chaufié à 120”, perd la moitié de son eau et devient
2SiO»,HO.
D après M. Doveri, on obtiendrait encore le premier hydrate SiO^, HO, en faisant passer un courant d’hydrogène sulfuré dans une dissolution de silicate de cuivre dans l’acide chlorhydrique, et évaporant la liqueur' dans le vide, en présence de la chaux vive. Il se dépose alors sous forme de petites aiguilles cristallines. Ajoutons enfin qu’Ebelmen, en exposant de elher silicique à l’air, a obtenu une masse dure et transparente, comme le cristal de roche, de silice hydratée, ayant pour formule ;
2SiO»,3HO.
36-. Composllion de l’aelde silicique. — On déduit la composition el acide sihcique de celle du chlorure de silicium SiCl^par la méthode indiquée au paragraphe 314 ; on sait en effet que ce dernier, en présence e 1 eau, se décomposé en acide chlorhydrique et acide silicique, sans production d’aucune autre matière, d’après la formule :
SiCl» 4- 3HO = SiO* -h 3HC1.
363. Etat naturel. - La silice est abondamment répandue dans la ‘a ure; elle constitue le quartz ou cristal de roche, le grès, le sable, la pierre meulière, le silex pyromaque (pierre à fusil) ; l’agate et la calcédoine sont des variétés de silice, colorées par quelques matières étrangles , 1 opale est de la silice hydratée, ainsi que l’hydrophane, singulier
Pm qui est opaque dans 1 air, mais qui devient transparent quand on ‘0 plonge dans Leau.
il es» existe également dans l’eau des rivières, en petite quantité, nlnç ^ manière constante ; on la trouve en quantités bien
gQj 1 ^^^es dans 1 eau des geisers, jets d’eau chaude qui sortent du plus parties de l’Islande et s’élèvent parfois à une hauteuî* de
ce'i ■ - ^ mètres. Il faut naturellement rapprocher ce phénomène de
E Toscane, et l’expliquer d’une manièreaiialogue.
oj, asilice, combinée aux diverses bases, constitue le [)lus grand om ne des roches dont l’écorce de notre globe esl formée.
CHlMir. INOHdAlNIUUK.
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*r. A# fi<> l’IiTdrophane.