LIV. 1. CH A P. XIV. ACIDE CAHIîONlUEE
En relroidissant dans le mélange d’acide carbonique solide et d’ctlier un tube contenant l’acide liquide, on peut obtenir une masse transparente solide ou môme cristallisée, qui est à l’acide carbonique liquide ce que la glace est à l’eau ordinaire. Cette masse fond à — 65°.
L’acide carbonique liquide possède une dilatabilité extrêmement rem^arquable. Son coefficient de dilatation est bien supérieure a celui du gaz et croît très-rapidement avec la température. On trouve en ellet que la densité de l’acide-carbonique est .
On en conclut que le coefficient de dilatation de l’acide carbonique
0,00633 oe 0 a lu
0,00971 de 10° à 20“
0,02067 de 20° à 30°
tandis que celui du gaz est 0,00367 environ. ^ i
Cette singulière propriété, constatée par Thilorier et acceptée a oi avec quelque réserve par les savants, n’est point particulière a aci e carbonique; elle appartient, comme l’a démontré C. Dnon, a tous es corps.qui ne sont maintenus îi l’état liquide que sous l’influence d une pression considérable ; tous finissent par acquérir un coelficient de dilatation supérieur à celui des gaz, quand on les porte à une température suffisamment élevée au-dessus de leur point d’ébullition, sous la
pression ordinaire. . ,
Il suffit de jeter un coup d’œil sur le tableau des tensions de l acide
carbonique liquide aux diverses températures pour comprendre tout e soin que l’on doit apporter à la construction des appareils destinés a a liquéfaction de ce gaz. Chacune des parties de l’appareil de M. Donny se compose d’une chaudière en plomb, entourée d’une enveloppe de cuivre rouge, maintenue par une sérié d anneaux en ter for^e, grande épaisseur, serrés les uns contre les autres par ei
qui relient les deux extrémités du générateur ou du récipient. C uicu de ces vases ainsi construits pourrait facilement résister k une piessioi
de 1,200 atmosphères. . , ,
403. Propriété* chimiQue*. - Le gaz carbonique est combustion; une bougie allumée qu’on plonge dans une epio'J' . tenant ce gaz s’y éteint aussitôt. Il est également impropi e a lion sans être sensiblement délétère. Il rougit facilemen a o tournesol et trouble l’eau de chaux. Comme l’acide car )om [
CHIMIR INORGANIQUE.
lourd que l’air, il faut, quand on veut essayer l’action de ce gaz sur la bougie, tenir en haut l’orifice de l’éprouvette et y plonger la bougie. On peut encore faire l’expérience d’une manière qui met mieux en évidence le poids considérable d’acide carbonique. Une éprouvette étant pleine de ce gaz, ou l’incline au-dessus de la bougie, de manière à verser l’acide carbonique, exactement comme si l’on voulait, à l’aide de cette éprouvette, verser de l’eau sur la bougie; on la voit aussitôt s’éteindre.
L’acide carbonique est indécomposable par la chaleur et l’électricité.
Mais la plupart des matières avides d’oxygène le décomposent à une température plus ou moins élevée.
404. Action du charbon. — Si l’on fait passer lentement un courant d’acide carbonique à travers un tube de porcelaine rempli de fragments de braise et chauffé au rouge dans un fourneau long, on ne recueille à l’autre extrémité du tube que de l’oxyde de carbone {fig, 105). La moitié
Fig. 105.
de l’oxygène de l’acide carbonique se combine avec une quantité de charbon égale à celle qui existait dans le gaz employé, et il en résulte un volume d’oxyde de carbone exactement double du volume de l’acide employé :
G02 + G = SCO.
On comprend alors pourquoi, dans les fourneaux qui contiennent une couche épaisse de charbon, il ne se dégage à la partie supérieure que de l’oxyde de carbone. L’acide carbonique qui se forme à la partie inférieure du fourneau par laquelle arrive l’air, forcé de traverser une colonne plus ou moins haute de charbon rougi, doit se transformer en oxyde de carbone, qui vient brûler avec sa llamme bleue caractéristique au sortir de l’appareil, s’il rencontre l’air extérieur. Cette transformation est accompagnée d’un refroidissement considérable de la masse de charbon où elle s’effeclue.
l.iv. 1. CHAI>. XIV. AClüb: CAUBONlOiîl^.