C^H602 = C4R50 + HO
A partir de 160”, il ne se forme plus d’éther, mais du carbure d’hydrogène; toutefois, à la fin de l’opération si, la température s’élève trop, l’hydrogène carboné peut décomposer une partie de l’acide sulfurique en produisant de l’acide carbonique et de l’acide sulfureux. Si l’on n’ajoute pas de sable aux matières qui doivent réagir, l’opération est accompagnée d’un tel boursouflement, qu’il faut opérer dans un ballon capable de contenir 3 ou 4 fois le volume du mélange ; les produits secondaires se forment aussi en plus grande quantité.
422. Propriétés physiques. — Gaz iiicolore, insipide, doué d’une légère odeur empyreumatique. Sa densité est 0,97 ; I litre de bicarbure
UV. I. CllAP. XV. mCAURlIRC D’HYDROGÈNE.
pèse donc 0,97 x 1,3 =1,261. La chaleur le décompose en charbon, hYdro^çène et gaz des marais; une série d’étincelles, produit le même effet. Il est un peu soluble dans l’eau, mais beaucoup plus dans l’alcool et dans l’éther. Faraday l’a obtenu à l’état liquide en le soumettant aux actions simultanées d’un froid produit par le mélange d’acide carbonique et d’éther et d’une pression considérable. On obtient ainsi un liquide mobile et incolore, dont la vapeur exerce à — 76%1 une tension de et à — 17“,8 une tension de 27 atmosphères environ.
423. Propriétés chimiques. Le bicarbure d hydrogène est combustible; il brûle au contact de l’air en donnant une llamme blanche, trèséclairante. Les bords de l’éprouvette se recouvrent dans cette circonstance d’un petit dépôt de charbon. Un mélange formé de 1 volume d’hydrogène bicarboné et de 3 volumes d’oxygène détone avec tant de violence, que le flacon dans lequel on fait l’expérience est toujours brisé ; aussi faut-il l’entourer d’un linge épais, afin de retenir les éclats du verre; les produits de la combustion sont de l’acide carbonique et de la vapeur
d’eau:
CRD -f 120 = 4C02 + 4H0.
424. Action du chlore sur l’hydrogène carboné. — - Si l’on enflamme un mélange de 2 volumes de chlore eide 1 volume de bicarbure d’hydrogène, la combustion se propage peu à peu dans la masse ; il se produit de l’acide chlorhydrique en môme temps qu’il se dépose du charbon. Cette expérience montre d’une manière très-nette que la combustion n’est point nécessairement une oxygénation, puisque l’air n’intervienipas dans le phénomène; il en résulte également que la combustibilité est bien une propriété relative, puisque nous voyons du charbon, incombustible dans les circonstances de l’expérience, se déposer sur les parois de l’éprouvette. Pour que l’expérience réussisse bien, il faut opérer de la manière suivante : On remplit au tiers une grande éprouvette à pied de bicarbure d’hydrogène. Un trait marqué sur l’éprouvette indique ce volume; on achève de la remplir avec du chlore, en transvasant très-rapidement ce gaz, contenu dans un grand flacon à large ouverture. On retourne l’éprouvette après l’avoir fermée avec un obturateur ; le chlore, plus lourd, tend à tomber au fond et se mélange au bicarbure; on enflamme le mélange et on referme rapidement avec l’obturateur ; la combustion se propage régulièrement de haut en bas, en produisant une lueur assez vive et un nuage noir et épais de charbon qui suit la flamme et finit par remplir
l’éprouvette.
La réaction est représentée par la formule
CRD-f- Cl'^ = 4 G -G 4 HCl.
A froid, le chlore se combine, à volumes égaux, a\ec le bicai
GUIMIIl INOUGANIQUE.
d hydrogène, à la température ordinaire ; lentement, à la lumière diffuse; rapidement, à la lumière solaire; le résultat de la réaction est un liquide huileux, d’une odeur éthérée agréable et d’une saveur sucrée, connu sous le nom de liqueur des Hollandais : c’est de cette expérience que le bicarbure d’hydrogène lire son nom de gaz olé fiant.
Pour faire celte expérience dans les cours, on introduit le bicarbure et le chlore dans une cloche en verre, que l’on place ensuite sur une assiette pleine d’eau. Le mélange diminue peu à peu de volume et disparaît totalement, si les volumes de gaz sont égaux ; il faut donc, de temps en temps, verser de l’eau dans l’assiette, pour remplacer celle qui monte dans la cloche. La surface de l’eau se couvre de gouttelettes huileuses, qui tombent et vont au fond de l’eau. On les recueille facilement, et l’on constate sur elles les propriétés que nous venons d’indiquer. La formule de la réaction est :
C^H4-t-C12 = G4H^Cl2.
425. itubstiiiitions. — Nous avons dit que le soufre pouvait remplacer l’oxygène, en totalité ou en partie, dans ses composés, sans altérer néanmoins leurs propriétés principales (257). Le chlore se substitue également à l’oxygène dans l’acide sulfurique et l’acide carbonique. Mais c’est surtout pour les composés hydrogénés que ce phénomène s’observe avec le plus de netteté. Nous prendrons comme exemple l’action du chlore sur la liqueur des Hollandais, étudiée autrefois avec le plus grand soin par M. Régnault.
Si l’on fait réagir le chlore sur la liqueur des Hollandais, on obtient de l’acide chlorhydrique et un nouveau corps, C^H^Gl^, d’après l’équation
C4H4C12 + C12 = Cm3Cl3 H- HCl.
On aurait de la même manière :
et enfin
C4H *C13 + C12 = + HCI,
CAH^Cl* + C12 = C4^Cls + HCl.
C4ICIS + C12 = C^Cie + HCl.
Chacun des produits G^H^CP, C^H^GO, G^H'^GH, G^HGP ne diffère évidemment du précédent que parla substitution de 1 équivalent de chlore à 1 équivalent d hydrogène ; leur mode de production est identique, leurs réactions chimiques analogues. Ainsi, par exemple, traités par une dissolution alcoolique de potasse, ils se dédoublent en acide chlorhydrique qui s’unit à l’alcali, et en produits dont les formules sont ;
C4I3C1, C4I2C12, cmcH, c^cis