LIV. 1. GllAP. XV. GAZ DG L’GCLAIRAGG
pouvoir éclairant. Lalioiiille est introduite par la partie anterieure A delà cornue, qui est fermée duine plaque mobile, mais qu’on peut fixer solidement h la cornue au moyen de vis de pression et pendant l’opération. La cornue porte latéralement une tubulure qui sert à la sortie du gaz et le
conduit dans le barillet.
C’est un cvlindre B placé en avant du fourneau; il est à moitié rempli par de l’eau dans laquelle plonge, d’un centimètre environ, 1 extrémité de la tubulure de la cornue. Son usage principal est de séparer 1 intérieur de la cornue du reste des appareils, de sorte que si une cornue vient à se rompre, le gaz contenu au delà du barillet ne peut ni s’enflammer, ni se perdre, ni se mélanger 4 l’air. Be plus, le gaz y laisse condenser une partie de l’eau et du goudron (carbures d’bydrogène semi-liquides et liquides) qu’il contient et se rend dans les épurateurs. Il faut donc, pour que le barillet ne puisse pas trop se remplir, le munir d’un trop-plein qui
permettra d’y maiotcnir l’eau à un niveau constant.
Épuration physique du gaz. — Au sortir du barillet, le gaz se rend dans une série de tubes ayant la forme d’U renversés; les extrémités inférieures de ces tubes sont fixées au fond supérieur d’une caisse G que le gaz traverse pour se rendre d’un tube à l’autre. Cet appareil porte e nom de réfrigérant. On le refroidit en effet, pendant l’été, en 1 arrosant avec de l’eau froide; en biver, le contact de l’air suffit. C’est là que le gaz dépose sa vapeur d’eau, ses sels ammoniacaux et la plus grande partie de son goudron. On ajoute même à cet appareil un cylindre de fonte F séparé en deux compartiments et rempli de coke. Le gaz, qui arrive par ia partie supérieure de l’un des compartiments, doit filtrer à travers les interstices et les pores du coke, pour gagner la tubulure de sortie de l’autre compartiment. Le contact, sur une grande surface, avec une matière solide, permet au gaz de se dépouiller des vapeurs globulaires, goudronneuses et ammoniacales qu’il contient encore au sortir du réfrigérant.
Épuration chimique. — Le gaz renferme encore de l’acide sulfbydrique, du sulfhydrate d’ammoniaque et même du carbonate d’ammoniaque dont il faut le débarrasser. Autrefois, on le faisait passer à travers de la cbaux éteinte et pulvérulente qui absorbait les acides, mais il y restait toujours un peu de sulfhydrate d’ammoniaque et de rammoniaque mise en iberté par la chaux. On peut remédier à cet inconvénient en faisant d’abord passer le gaz à travers une solution du chlorure de manganèse que l’on obtient comme résidu de la préparation du chlore. 11 se produit alors du carbonate et du sulfure de ^manganèse insolubles, en même temps que du chlorhydrate d’ammoniaque, qui reste dissous , acic e su ^ hydrique mis en liberté est facilement absorbé par la chaux. Ce indiqué par M. Mallet, donne de bons résultats, mais, dans es g usines, on emploie aujourd’hui le moyen suivant:
On fait passer le gaz de l’éclairage dans des caisses H où sont déposées des claies superposées que Ton recouvre d’un mélange de plâtre et de sesquioxyde de fer, obtenu en précipitant une solution concentrée de sulfate de fer par une quantité équivalente de chaux et exposant la matière à l’air; on divise en outre avec de la sciure de bois. L'ammoniaque du carbonate est retenue à l’état de sulfate d’ammoniaque; quant au sesquioxyde de fer hydraté, il est réduit partiellement par l’acide suifhydrique ; il se dépose du soufre en môme temps qu’il se produit un peu de sulfure de fer. Le lavage de celte matière permet d’enlever le sulfate d’ammoniaque; il suffit ensuite d’exposer le résidu à l’air pour le révivifier, le sulfure de fer passant à l’état de sesquioxyde.
A sa sortie des épurateurs, le gaz se rend dans le gazomètre G, où il est conservé en attendant qu’on le distribue aux consommateurs. La planche III représente à peu près les appareils des usines à gaz, on a seulement supprimé des dispositions qui ont pour but de régulariser la pression dans les diverses parties de l’appareil. Leur description n’entre pas dans le cadre de notre ouvrage.
Voici la composition d’un gaz d’éclairage de bonne qualité préparé à Manchester et analysé par M. R. Bunsen :
Hydrogène sulfuré 0,59
Azote 2,40
Acide carbonique 3,G7
Oxyde de carbone 6,64
Hydrogène 45,58
Gaz des marais.., 34,96
Carbures divers 6,46