LIV. I. CMAP. XVI. COMBUSTION
des combinaisons gazeuses où l’oxygène n’est pas condensé, beaucoup de chimisles, qui avaient cru trouver dans la théorie du phlogisliqne la véritable explication des faits, repoussèrent la théorie de Lavoisier et en relardèrent l’adoption jusqu’en 1785, époque où l’adhésion de BeiTholIet entraîna celle de la plupart des chimistes. Crawford supposa alors que la chaleur dégagée provenait de ce que la capacité calorifique du composé était moindre que la moyenne de celle des éléments entrés en combinaison; mais des mesures exactes firent bientôt voir que le contraire a lieu pour l’hydrogène et l’oxygène, qui donnent de l’eau en dégageant une énorme quantité de chaleur.
On fut alors conduit à rechercher une autre cause au phénomène, et Berzelius admit que la chaleur et la lumière résultaient de la neutralisation d’électricités contraires existant, d’après lui, dans les corps capables de sTinir. Cette hypothèse n’était pas sans présenter de grandes difficultés, et aujourd’hui elle est complètement abandonnée. On suppose actuellement que les molécules des corps, en se précipitant les unes sur les , autres, au moment de la combinaison, avec des vitesses considérables, produisent des chocs accompagnés d’un dégagement de chaleur qui peut rendre le corps incandescent