SM 4-^0= M0,SQ
I Cette réaction pouvait naturellement se prévoir, car 1 expérience tlémontre que les sulfates de ces métaux sont indécomposables par la chaleur. Il faut en excepter toutefois le sulfate de magnésie ; mais, comme ce sel ne se décompose qu’à une température fort élevée et qu on n’atteint pas dans la plupart des cas, on doit nécessairement le placer à ^ côté des sulfates véritablement indécomposables; mais il est bien entendu
[ que si l’on opérait à une température assez élevée pour produire la dé- ’ composition du sulfate, le résidu de l’opération serait de la magnésie.
2° Les sulfures des métaux ordinaires, sulfures de fer et de cuivre, par exemple, donnent à une température peu élevée un mélange de sulfate et d’oxyde, en môme temps qn’un dégagement d’acide sulfureux. Si l’on effectue le grillage à la température du rouge, à laquelle les sulfates de fer et de cuivre sont décomposables, il ne se produit que de l’oxyde et de l’acide sulfureux. Cette dernière réaction se représente par la formule MS -)-30 = MO -j- SO^. Le sulfure d’aluminium donnerait es
mêmes produits.
3° Enfin, les sulfures des métaux précieux, platine, or, mercure, e .,
' L’opération qui consiste à faire réagir l’oxygène de l’air rature élevée, porte le nom de grillage.
sur un sulfure, à une tempe-
CHIMIE INORGANIQUE
On peut ranger les sulfures les plus importants clans l’ordre suivant, indiquant que le métal qui précède peut déplacer tous ceux qui le suivent de leurs sulfures, en s’emparant du soufre.
Sulfures de cuivre. Sulfures de plomb,
— de fer, ’ — d’argent,
— d’étain, — d’antimoine.
— de zinc,
(Il est remarquable de voir le zinc, que l’on ne peut combiner directement au soufre, décomposer les sulfures de plomb, d’argent et d’antimoine.)
55i2. Action de l’eau sur les sulfures. — La vapeur cl’eau décompose un grand nombre de sulfures , à une température peu élevée ; il se produit un oxyde métallique correspondant et de l’hydrogène sulfuré.
553. Classification des sulfures. — On peut classer les sulfures absolument comme les oxydes, car ils présentent les analogies 1-es plus étroites avec ces composés. On a en effet des sulfures basiques, indifférents, acides, singuliers et salins, caractérisés par les mêmes propriétés que
les oxvdes.
Les sulfures de potassium, de sodium, de calcium et d’ammonium sont essentiellement alcalins.
Les sulfures d’antimoine, d’étain, d’or, de platine, sont des sulfures acides, c’est-à-dire capables de former de véritables sels dans lesquels l’oxygène est remplacé par du soufre. Exemple : antimoniate de potasse , RO,Sb^O^ ; sulfantimoniate de sulfure de potassium, RS,Sb2S5.
Tous les sulfures acides sont insolubles dans l’eau.
C’est surtout entre les sulfures et les oxydes de la première section que l’on trouve les plus grandes ressemblances; nous allons les faire ressortir par quelques exemples.
On connaît . en effet des monosulfures, des polysulfures et des sulfhvd rates de sulfures.
Les monosulfures MS sont les analogues’ des oxydes anhydres MO ; comme ces derniers, ils constituent de véritables bases ; les polysulfures MS“ sont les analogues des peroxydes de cette section ; ils peuvent, dans les mômes circonstances, donner des composés correspondants. Ainsi,* le bioxyde de barium et l’acide chlorhydrique donnent de l’eau oxygénée (Ba02-j-HGl = BaCl-|-H0‘-); le bisulfure decalci uni et l’acide cblorbydrique donnent le bisulfure d’hydrogène (CaS2-|-HGl = CaCl-f HS^). Quant aux sulfhydrates de sulfure (potassium, sodium, ammonium), ils correspondent aux bases hydratées. Ils présentent, en effet, la plus grande