LIV. m. CHAP. VI. ACIDES DU MANGAiNÈSE
l’oxygène ou en se dédoublant en acide hypennanganique et oxyde inférieur. Une grande quantilé d’eau ajoutée à la dissolution du manganale vert produit rapidement la coloration rouge, parce qu’il contient toujours en dissolution assez d’oxygène pour transformer Uaeide manganique en acide hypennanganique, et que l’acide carbonique dissous ou celui de l’air en contact avec la dissolution s’empare de la moitié de la potasse du sel.
Il n’est même point indispensable que l’acide carbonique intervienne, si la liqueur est suffisamment étendue.
2(RO,Mn203) 4- HO -h 0 = KO, HO -f- KO,Mn207.
Lorsqu’on metla dissolution verte en contact avec un acide (en y faisant passer un courant d’acide carbonique, par exemple), celui-ci s’empare de la moitié de la base, et l’acide manganique, très-instable dans ces conditions, se dédouble en acide hypermanganique plus oxydé que lui et en oxyde inférieur de manganèse (bioxyde hydraté).
Enfin, si l’on ajoute de la potasse à une dissolution d’hypermanganate rouge, la liqueur redevient verte, parce que la potasse apporte avec elle assez de matières oxydables (matières organiques, cyanures ou azotites) pour que l’acide hypermanganique puisse perdre un équivalent d’oxygène :
K0,Mn20" -4- KO = 2(K0,Mn03) + 0.
On obtient facilement l’hypermanganate de potasse eristallisé, en faisant passer un courant d’acide carbonique jusqu’à refus dans la disso- ! lution de manganate vert obtenue comme on l’a dit plus haut ; on filtre i ensuite la liqueur sur de l’amiante, le papier et les matières organiques détruisant avec rapidité l’hypermanganate, et l’on évapore doucement la liqueur filtrée, qui laisse déposer par refroidissement, quand elle est concentrée, de beaux cristaux rouge foncé d’hypermanganate de potasse, isomorphes de ceux de perchlorate. Leur dissolution est employée pour produire des phénomènes d’oxydation. On a pu isoler l’acide hypermanganique, mais l’acide manganique ne peut être retiré de ses sels.