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LIV. III. CHAP. XV. METALLUUGIK

Irois côtés de l’ouvrage; mais le qualrième s’arrête à une cerlaine distance du fond du creuset, qui se prolonge au dehors du fourneau. On donne le nom de tympe à la paroi ouverte de l’ouvrage, et le nom de

Fig. 179.

dame à la pierre qui limite le creuset au delà de la tympe. Enfin un plan incliné part de la dame et sert, comme nous allons le voir, à l’écoulement des scories.

Le minerai, mélangé de castine ou d'erbae^ est introduit continuellement par le gueulard dans le fourneau, préalablement chauffé, en même temps que le coke ou le charbon de bois destiné à le réduire et à entre lenir dans le fourneau la chaleur nécessaire aux réactions qui s’y produisent; les matières descendent peu à peu, et le creuset se remplit de fonte à sa partie inférieure et de scorie ou laitier à sa partie supérieure. Bientôt la couche de laitier atteint le niveau supérieur de la dame et coule le long du plan incliné, comme de la lave; on l’enlève avec des

CHIMIE INOHGANIQIJ E.

crochels, le volume de laitier produit est cinq ou six lois plus considérable que celui de la fonte; aussi n’est-ce qu’au bout de douze ou dc*i vingt-qualre heures que le creuset est rempli de fonte. Au moyen d’une* ouverture pratiquée dans la dame et que l’on débouche quand le creuset i est rempli, on fait couler le métal dans des canaux latéraux demi-circu-]. laires, où il se solidifie; et l’on obtient ainsi la fonte en gueuses et en: gueusets, suivant la longueur des cylindres; on arrête seulement le ventl des tuyères pendant la coulée; l’opération recommence immédiatement.! après, et continue ainsi plusieurs années, jusqu’au moment où il faut re-construire ou réparer le haut fourneau.

1097. Réactiou» qui se proilnisent dans le haut fourneau. — Consi-idérons d’abord la colonne d’air qui sort des tuyères et s’élève dans lec haut fourneau. Elle rencontre du charbon dans l’ouvrage et le transformeen acide carbonique en produisant une température élevée, mais cett acide carbonique ne peut exister que si l’oxygène est en excès ; aussi, ài mesure qu’il s’élève dans l’ouvrage et dans les étalages, il est réduit par ’ le charbon en excès et passe à l’état d’oxyde de carbone. Cette transfor-mation détermine l’absorption d’une certaine quantité de chaleur et, parconséquent, un abaissement de température dans la région du fourneau ' où elle s’eflectue ; l’oxyde de carbone rencontre à son tour, dans le ventre et le bas de la cuve, de l’oxyde de fer qu’il réduit, et repasse partiellement à 1 état d’acide carbonique; il se dégage donc à l’extrémité du gueulard un gaz combustible contenant de l’oxyde de carbone, de l’acide carbonique, de l’azote et de l’hydrogène provenant de la décomposition de I eau apportée par l’air des tuyères, par le charbon incandescent.

Si maintenant nous examinons la marche descendante du minerai et du charbon, nous voyons que le minerai se dessèche dans le haut de la cuve, puis s’échauffe en descendant et arrive bientôt dans une couche où sa réduction par l’oxyde de carbone s’opère. Il se produit de l’acide carbonique qui s’ajoute à celui qui provient de la décomposition de la castine par la chaleur; au ventre, au bas des étalages, les réactions se produisent; le fer réduit se carbure, et la gangue se combine à la chaux ; mais la fonte et la scorie ne fondent que dans l’ouvrage où la température est très-élevée; les matières fondues passent rapidement devant les tuyères et tombent dans le creuset où le laitier préserve la fonte de l’oxydation. Quand on emploie le bois comme combustible, on cherche à produire la scorie la plus fusible; mais pour le coke, qui contient du soufre, une portion de ce soufre entrerait dans la fonte si la scorie n’était pas trèsbasique; il faut donc ajouter de la chaux qui diminue sa fusibilité et par conséquent, chauffer davantage. On y arrive en donnant de plus granclôs dimensions au haut fourneau et en forçant le combustible t098. Réactions secondaires. — L’oxyde de fer n’est pas réduit en lo-

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