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LIV. III. CHAP. XV. METALLU UGlIi

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un ajoute parlbis des cendres, et de fer en barres peu épaisses, puis on chautfe pendant un temps plus ou moins long, suivant l’épaisseur du fer. Afin de juger de la marche de l’opération, on introduit p‘ar de petites ouvertures praticjuées dans la caisse des barres de 1er qu on retire de temps en temps pour juger des progrès de la cémentation.

L’acier ainsi obtenu n’est pas homogène, les couches extérieures sont bien plus carburées que les couches intérieures; il présente enoutreà sa surface une multitude de petites soufflures; aussi ne peut-on l’employer qu’à la confection d’ohjets grossiers; mais on peut le rendre hien plus

homogène par le corroyage ou par la fusion.

2“ Acicv covvoyé^ aci6v fondu. — Pour obtenir 1 acier corioyé., on soude .ensemble un certain nombre de barres il’acier cémenté, de manièie à en former une barre plus homogène; on peut encore couper cette barre en fragments que l’on soudera entre eux; cette seconde opération donnera un acier plus homogène, mais moins dur que celui du premier corroyage, par suite de la combustion d une certaine quantité de

carbone.

L’acier fondu est le plus homogène. On le prépare en fondant de l’acier de cémentation ou de l’acier puddlé dans des creusets réfractait es chautfés au coke. La matière fondue est coulée dans des lingotières en

fonte.

i 108. Théorie de la cémeniation. — Si l’on chauffe une barre de fei très-mince à une température suffisamment élevée au contact du chaibon, on obtient bientôt un fer très-carboné; mais si l’on fait subir cette opération à une barre un peu épaisse, les couches intérieures réagissent sur la couche externe en s’emparant peu à peu de leur carbone, de sorte que ce métalloïde pénètre progressivement dans la protondeur, et le métal se trouve irrégulièrement aciéré dans une certaine épaisseur. Il est toutefois assez difticile d’admettre que dans les caisses de cémentation le charbon solide soit la seule matière active; la pratique montre en effet que le charbon en poudre grossière convient très-bien à la cémentation, et que le charbon ayant déjà servi produit beaucoup moins d effet; on sait aussi que les cendres ajoutées au charbon, ainsi que les matières animales, déterminent une aciération plus prompte.

M. Caron a récemment montré qu’il était possible de cémenter rapidement le fer en le chauffant au rouge dans un courant de cyanogène ou plus généralement d’un gaz carburé indécomposable par la chaleur à la température de l’expérience, mais décomposable par le fer par suite d(‘ l’affinité de ce métal pour le carbone. Dans ce cas, les deux corps se combinent immédiatement et, de la surface du fer, le carbone passe peu à peu dans la profondeur. M. Caron remarque avec raison qu il se pio duit nécessairement des cyanures dans les caisses de cémeniation, puis

ClilMIli INORGANIQUE.

que les alcalis du bois ou de la cendre se trouvent en présence du charbon et de l’azote contenu dans le carbone ou dans les gaz de la caisse. Ces vapeurs de cyarîures doivent agir sur le fer comme le cyanogène, et la cémentation doit marcher d’autant mieux qu’ils ont plus de facilité à se lormer. Aussi, en ajoutant au charbon du carbonate de baryte, matière facile à transformer en cyanure, obtient-on une prompte cémentation.

H09. Composition et propriétés fie Pacier. — L’acier est intermédiaire par sa composition entre le fer et la fonte blanche ordinaire. 11 contient environ 0,7 pour 100 de carbone, tandis que le fer n’en contient que 2à 3 millièmes; il renferme en outre d’autres matières qui ne paraissent pas essentielles, ce sont des traces d’azote, de soufre, de phosphore, de silicium et de quelques métaux; il faut remarquer en effet que. le fer contient lui-même des quantités tout aussi appréciables de ces diverses matières et qu’il est môme possible d’obtenir des aciers en contenant moins que le fer.

L’acier fond à une température supérieure à celle de la fonte, mais d’autant plus facilement qu’il est plus carburé; il est malléable à chaud et à froid, un peu plus dur que le fer, mais il se lime facilement quand il a été recuit. Chauffé près de son point de fusion, il devient pulvérulent; aussi éprouve-t-on de la difficulté à le souder soit avec lui-même, soit

avec le fer; mais s’il est peu carburé, on le soude facilement.

Sa propriété caractéristique est de devenir extrêmement dur et cassant lorsqu’on le refroidit brusquement après l’avoir chaulfé au rougecerise. La dureté croît avec la rapidité du refroidissement, mais il est possible de la diminuer en le réchauffant progressivement (recuit) ; il reprend alors de l'élasticité. Pendant le recuit, l’acier poli prend une coloration particulière suivant le degré de température où on le porte, et

I on peut se régler sur cette coloration pour obtenir un degré de dureté convenable pour un usage déterminé. A 225 degrés il devient jaune pâle, jaune foncé à 238, pourpre à 230, violet à 263, et bleu à 322. Si on continue à le chaufter jusqu’au rouge, il perd tous les effets de la trempe primitive.

La densité de l’acier est d’environ 7,7, mais elle diminue par la trempe.

II est plus tenace et [)lus élastique que le fer; sa cassure est grenue, son grain unilorme; l’acier non trempé est tellement sonore, qu’on peut l’employer pour la confection des cloches.

1110. Profiiictioii du fer. — En 1860, OU a extrait en Angleterre plus

de 8 milliards de kilogrammes de minerai, d’une valeur de 61,673,000 fr. On en a retiré 3,887,080,000 kilogrammes de fonte représentant une valeur de 317,598,750 fr. [Annales des trimes, t. llf, 1863. Bulletin.)

En 1862 , la production de la fonte était un peu supérieure (4,006,500,000 kilogrammes).

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