CH A P. XIV.' PA RA KF IXE
à 203”, elle est peu soluble dans l’eau, mais l’alcool et l’élher la dissolvent en toutes proportions. Sa propriété la plus remarquable est d’emnêchcr, môme en petite quantité, la putréfaclion des matières organiques • c est à la créosote que la fumée et le vinaigre de bois doivent leurs nropriétés antiseptiques. Elle est très-vénéneuse.
1307. Parafflne (C'^HW). On chauffe, à la température de 50”, les liquides les plus denses qui proviennent de la distillation du goudron de bois avec de l’acide sulfurique concentré, qui détruit les matières autres que la paraffine, en donnant de l’acide sulfureux, de l’acide carbonique et de 1 eau ; au bout d’un certain temps (douze à quinze heures), on trouve a la surface du liquide une masse fondue, qui est de la paraffine impure Un la purifie par quelques cristallisations dans l’alcool.
La parafflne ainsi obtenue est un corps cristallin, incolore, transparent lisible a 44”, volatil sans décomposition, insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool. Elle est remarquable par son inaltérabilité; le polassium, le chlore, les acides et les alcalis sont à peu près sans action sur c le, c est de la que lui est venu son nom (parum affinis). La paraffine sert aujourd’hui à fabriquer de belles bougies tout à fait inLlores, inÏ tores et aussi diaphanes que le camphre; elles brûlent sans fumée et ne coulent pas. Toutefois ces bougies sont trop molles et se courbent trop facilement pour qu’on puisse utiliser la paraffine pure- on la
du^ret?'' ^ ® donner plus de
La paraffine se trouve également dans le goudron de houille, de tourbe
f *1"' proviennent de la distillation de certains
schistes (%W d’Ecosse). La distillation de la cire fossile de Moldav* (ozokérite) ou de la cire ordinaire mélangée à la chaux donne de grandes quantités de paraffine. Son point de fusion varie d’ailleurs avec son or!-
gme, ce qui faifpenser qu’elle est constituée par un mélange de siib- Stances isomères. On trouve en effet que
Fa paraffine du lioghead fond à 470 7
— de la tourbe fond à 4fjü 7
de la cire fond à 52o
rinttlo ®***’^®*^®“ de la parafflne. — On l’extrait prin-
c Jle ment aujourd hui des produits de la distillation du bogliead, par le
roi isserrient des huiles lourdes qui la tiennent en dissolution. On la \a f lïifflière brute dans l’alcool amylique et en ajou-
n assez acide sulfurique pour transformer l’alcool amylique en acide amy ique. La paraffine se précipite, et toutes les matières étrangères 1 solution dans 1 acide sulfamylique. On distille ensuite la pâ-
me cans un courant de vapeur et on la blanchit avec un peu de noir
CHIMIE ORGANIQUE
,nîmal. L’acide sulfamyliqec traité par les alcalis reprodeil l’alcool arey- Pque, que l’on sépare facilement des goudrons pai distillation.
^G’esl par ce procédé, dû àM. F. Rohart, que l’on extrait annuellemenl en France plus de 1 million de kilogrammes de paraffine des divers goudrons, pour la fabrication de bougies très-économiques.