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LIV. I. CHAl\ X. ACIDE CHLORHYDRIQUE

on le reconnaîtra en faisant passer quelques bulles de chlore dans l’acide préalablement dépouillé de son acide sulfurique par le chlorure de barium; il se formera de nouveau de l’acide sulfurique, que l’on précipitera par ce même chlorure. L’arsenic peut être mis eu évidence au moyen d’un courant d’acide sulfhydrique, qui détermine un précipité jaune de sulfure d’arsenic. On reconnaîtra le fer en saturant l’acide par de l’ammoniaque et ajoutant un peu de sulfhydrate d’ammoniaque qui détermine un précipité noir de sulfure de fer.

300. PuriOcation. — Ou ajoute unc petite quantité de bioxyde de manganèse à l’acide du commerce, pour donner du chlore qui fait passer l’acide sulfureux à l’état d’acide sulfurique et détruit les matières organiques contenues dans l’acide. On décante l’acide au bout d’un jour, et on chauffe légèrement la.liqueur, de manière à chasser l’excès de chlore. On ajoute alors du sulfure de barium, qui donne à la fois la baryte néces- . saire à la précipitation de l’acide sulfurique et l’acide sulfhydrique nécessaire à la séparation de l’arsenic. L’acide, décanté de nouveau, est distillé; seulement, on fait suivre le récipient d’un flacon de Woolf contenant de l’eau, afin de recueillir le gaz chlorhydrique qui se dégage de l’acide concentré quand on le chauffe. Le chlorure de fer reste dans la cornue.

307. Eau réjçale. — On désigne sous ce nom le mélange d’acide chlorhydrique et d’acide azotique employé pour dissoudre l’or et le platine, qui sont inattaquables par les deux acides isolés. Ces métaux sont transformés en chlorures solubles dans l’eau. On peut expliquer cette réaction de la manière suivante : au contact de l’acide chlorhydrique et de l’acide azotique, il tend à se produire un composé chloré correspondant à l’acide azotique, dont la formule serait AzO^GP :

AzQS + 3HC1 = 3HO -P AzO^CR,

que la chaleur décompose facilement en chlore et en produits a}ant pour formules AzO^CT-^, AzO^Cl. Si donc l’eau régale est en présence d’un métal, le chlore naissant pourra le chlorurer, et il se dégagera principalement le composé AzO^Gl, qui est le plus stable. On ne connaît en réalité jusqu’ici que les deux corps AzO'^Gl et AzO^Gl^. L’existence du premier est néanmoins très-probable.

La présence de composés chlorés dans la réaction de l’acide azotique sur 1 acide chlorhydrique a été signalée pour la première fois par M. Baud ri mont.

CHLORUIŒ d’azote.

308. On désigne sous ce nom un liquide jaune, insoluble dans l’eau, cl plus dense que ce liquide, doué d’une odeur piquante et très-volatil. 11

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prend naissance toutes les fois qu’on fait agir le chlore sur une dissolution d’un sel ammoniacal (chlorhydrate, phosphate d ammoniaque), e corps détone sous les plus faibles influences, en produisant des explosions redoutables; aussi n’a-t-il jamais pu être analysé, n ® formé de chlore et d’azote, et on lui attribue la formule peu probable Az .

On ne doit manier ce corps qu"en très-petites quantités et en prenan la précaution de le mettre dans des capsules de verre excessivemen minces, que l’on souffle soi-même à la lampe d’émailleur, afin de n avoir rien à craindre des projections, en cas d explosion.

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