CIRCULATION
veloppés que chez les herbivores, dont les aliments, très-chargés de matière ligneuse, opposent des obstacles beaucoup plus grands à la dissolution.
§ 4731 . Les résidus des matières alimentaires passent de Tinteslin grêle dans le gros iptestin EE^E^E"'; ils y séjournent plus ou moins longtemps, et subissent, probablement, de nouvelles modi- 6cations et des absorptions particulières. Ils y acquièrent une odeur désagréable spéciale, dont on ne connaît pas encore la cause, et sont finalement, rejetés, à l'état d'excréments, par l'anus H.
Clrcalatlon saiiKalne.
§ 1732. Nous avons suivi le parcours des matières alimentaires par toutes les voies digestives, depuis leur entrée dans la bouche jusqu'au moment où la portion digérée se répand dans la circulation générale, et où le résidu est rejeté par Tanus. Nous allons suivre maintenant la portion digérée dans sa nouvelle pérégrination ; nous allons la voir servir à Taccroissemcnt et au renouvellement des organes, à la production des sucs essentiels aux opérations chimiques que nous avons énumérées, au développement de la chaleur nécessaire à rêtre animé, pour être excrétée, finalement, soit dans des combinaisons gazeuses, avec les gaz de la respiration, soit en dissolution dans les urines ou la sueur, soit pour former des liquides spéciaux, tels que le lait, le sperme, etc.
Après leur absorption par la veine porte fff, ou par les chylifères g, p, g, les principes alimentaires digérés arrivent, par des chemins différents, dans la circulation générale, c'est-à-dire dans le ventricule droit I du cœur. Là, ils se mélangent avec le sang veineux qui revient de toutes les parties du corps, par les veines caves^ supérieure mm' et inférieure nn', j^nrès avoir opéré l'alimentation, et avoir subi les phénomènes de la respiration, de la sécrétion urinaire, etc., etc., dont nous parlerons bientôt. Les contractions instinctives du ventricule I chassent tout ce mélange, par Vartère pulmonaire ll\ dans les poumons P, P, où il se trouve en contact avec lair, et produit les phénomènes de la respiration , dont nous étudierons à part les circonstances principales. Le sang, avant d'arriver aux poumons, est d'une couleur brune foncée; c'est le sang veineux; aussitôt qu'il parvient au contact de Tair dans les poumons, il devient d'un rouge vif, en abandonnant la plus grande partie de l'acide carbonique q«i'il lient emprisonné, et qui est un produit essentiel des réactions chimiques qu'il a éprouvées dans ses fonctions nutritives, il le remplace par une certaine quantité d'oxyi;ène, et constitue alors le saiig artériel, qui revient au ventricule