CELLULOSE
! terre; elles constituent alors le (issu ceilulairt prott dit. D'autres fois, les cellules forinent des boyaux allon- Bjés commuaiqu3Dt par leurs extrémités rétrécles, comme on le Vm't dans la ligure 650 qui représente la coupe longitudinale d'une asperge, donl la figure 651 • représente laîeclion transversale, et daiislesfi^ures6S3Bt 653 qui
njonlreut (fig, 653) uue lïLre de lin ou de chanvre, et (fig. 652) une fibre de coton ; le tissu prend alors le nom de (mu vaseulai' e. A mesure que les parties végétales vieillissent sur la planle vivante, les faisceaux vasculairea se remplissent de matière ligneuse incnislante dont l'épaisseur s'acrrolt successivement; et ne laisse plus que des conduits Irès-étroitspoor la circulation de la sève "y pnennihlfl constitue le bots.
Parmi toutes les matières qui constituent les plantes, le tissu cellulaire se distingue par la grande résistance qu'il oppose aux agents chimiques, résistance qui permet de l'en séparer à un état de pureté assez parfait pour qu'on puisse étudier ses propriétés chimiques et déterminer sa composition élémentaire. On a reconnu ainsi qu'il est identique, sous ce rapport, non-seulement dans toutes les parties d'une même plante, mais encore dans tous les végétaux. Les chimistes ont donné le nom de cellulose à cette matière constante qu'ils regardent comme formant le tissu cellulaire de toutes les plantes.
La cellulose est presque pure dans le coton, formé par les poils des graines du cotonnier, dans le chanvre et dans le lin, c'est-à-dire dans les fibres textiles que l'on extrait des végétaux qui portent ce nom. A plus forte raison, la cellulose se trouve-t-elle dans le papier et dans le vieux linge, qui sont fabriqués avec ces matières et qui, dans leur préparation et dans leur usage, ont été soumis à diverses réactions chimiques, lesquelles ont opéré successivement la destruction complète des matières étrangères, plus altérables, mêlées au tissu cellulaire proprement dit.
On extrait la cellulose des diverses parties des plantes en soumettant celles-ci à des réactions chimiques successives qui détniisent les matières mcrustantes plus altérables; la préparation en est d'autant plus longue et plus difiicile que la proportion de matière incrustante est plus considérable. On fait digérer, à chaud, la matière aussi désagrégée que possible avec des dissolutions étendues de potasse ou de soude caustique; puis, après avoir bien lavé le résidu, on le traite par de l'acide chlorhydrique faible, et on le lave avec de l'eau. En répétant un certain ;iombre de fois ces traitements successifs, on parvient à enlever complètement la matière incrustante. On arrive plus promptement à ce résultat en soumettant la matière à des réactifs oxydants plus énergiques, tels qu'une dissolution faible de chlore ou d'hypochlorite de chaux, et faisant Boiyre chacun de ces traitements par l'action d'une dissolution alcaline, et par celle de l'acide chlorhydrique étendu. Ces divers r6acti& attaquent cependantle tissu cellulaire lui-même, mais moins activement que la matière incrustante ; de sorte que si l'on opère avec le soin convenable, et si l'on n'emploie que des réactifs affaiblis par l'eau, la plus grande partie de la cellulose échappe à la destruction. On la lave ensuite successivement avec de l'alcool et de l'éther, pour dissoudre la matière grasse.
La cellulose pure est blanche, diaphane ; elle est insoluble dans l*eau, dans l'alcool, dans l'éther et dans les huiles fixes ou volatiles. Les dissolutions acides étendues exercent peu d'action sur elle.