‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 15 sur 143 · SI · texte numérisé non relu

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1320. Le bois, soumis à rinfiacDoe sûnultasée de Hiumiàilè «4 lir, se décompose à U kmgae; il s'y delermizie HBe espèce de entatioD sous rinfluence des xoslières aIi«izzmDe!ases izo^êes : de de carbonique se àe^àx. et le Kôs fuit par se iransfccmer en matière brune oo noîxe. appelée kit^mt ou irmau. Cetxe a]té- )n est d'autant pins rapide que le l:*ois est de fonnalkn plus rê^ i€, parce que ses canani. moins iacrastâ» de matière l^nense, tiennent des proportions plos considérables de sève et. par soile^ tobstance albiunineuse azotée, cause piiiAdpale de raltératioii. te substance, en s'altérant , donne caissanœ à de Tëfitables fer- >ts, et elle sert de nourriture à divers inseictes qui Tiennent se ï dans le bois, et finissent par le désagréger complètement. Si ' ^ la cause de la pourriture des bois, on o:«Dçoit qu'on Térite- ^flKcacement , h , par certains agents chimiques , on prèrenait ^i^ttkmde la matière azotée, et si on la rendait impropre à ' litore des animaux. Toates les substances toxiques qui a

Ht PRINCIPES IMMÉDIATS DES VEGETAUX.

chent la putréfaction des matières animales , produisent cet effet, mais la difficulté consiste à les faire pénétrer dans tous les vaisseaux et cellules du bois. On s'est beaucoup occupé de ce problème depuis quelques années , et Ton a inventé plusieurs procédés qui ont pu être appliqués, économiquement, en grand.

On fait pénétrer le liquide renfermant la matière antiseptique , jusque dans les plus petits vaisseaux du bois , en plongeant une des bases d'un tronc d'arbre de 2 à 4 mètres de long dans un vase renfermant la dissolution , tandis qu'on adapte la seconde base de la pièce de bois dans un vase de fonte , où l'on produit le vide par la combustion d'une étoupe imprégnée d'alcool. En répétant cette opération 2 ou 3 fois, on force le liquide, sous la pression atmosphérique, à traverser tout le tronc de l'arbre.

On peut encore profiter de l'aspiration vitale pour faire pénétrer le liquide préservateur dans les arbres debout, ou récemment abattus. Lorsque l'arbre est sur pied , il suffit de faire à la base deux incisions laissant entre elles un intervalle de quelques centimètres, et de dispQser à l'entour une bande de toile imperméable, recevant d'un tonneau le liquide qui doit être aspiré par l'arbre. L'aubier, dont les canaux sont très- ouverts , est promptement injecté de liquide; mais celui-ci pénètre difficilement dans le cœur, et dans les parties fortement incrustées de ligneux. Lorsque le liquide est coloré , cette imprégnation irrégulière se manifeste par des différences de teintes et par des veines, qui donnent souvent aux planches un aspect que le poli rend très-agréable.

Enfin, on emploie aussi, avec succès, un procédé dit par déplacement qui consiste à placer dans une position horizontale Tarbre récemment abattu , à entourer le tronc , près de son extrémité large , d'un sac imperméable , maintenu par une ligature sur un bourrelet de glaise , et à faire arriver dans ce sac le liquide préservateur à l'aide d'un tube partant d'un tonneau placé à proximité. Le liquide déplace la sève et prend sa place. Par ce procédé, l'injection des bois tendres , tels que les pins et les sapins , se fait rapidement et d'une manière uniforme ; mais il n'en est pas do même pour les bois durs; l'aubier s'injecte promptement, mais le liquide pénètre très-difQcilement et irrégulièrement dans le cœur do l'arbre. On a beaucoup perfectionné ce procédé , pour les traverses des chemins de fer, en opérant de la manière suivante : on prend une pièce de bois ayant deux fois la longueur de ces traverses , on donne au milieu un trait de scie qui pénètre jusqu'à 3 ou 4 centimètres du côté opposé ; on ouvre la fente avec une cale , et on garnit les deux côtés verticaux de la fente avec une

SUBSTANCES ALBUMINOlDES. il3

corde goudronnée qui , se trouvant fortement comprimée lorsqu'on ôte la cale , ferme ces côtés hermétiquement et produit ainsi un petit réservoir étroit au milieu de la pièce de bois. On fait arriver dans la fente, au moyen d'un tuyau, le liquide préservateur qui doit la maintenir constamment remplie. Le liquide s'insinue dans les fibres , et finit par les pénétrer complètement.

On peut employer un grand nombre de substances chimiques comme matières préservatrices ; on emploie souvent le pyrolignite de fer ou acétate de protoxyde de fer impur , à cause de son bas prix. Cette substance s'obtient au moyen du liquide acide produit par la distillation du bois en vase clos ; il contient, outre l'acétate de fer, de la créosote et du goudron qui assurent tous deux la conflervation du bois. Le sulfate de cuivre agit plus efficacement , mais il est d'un prix plus élevé.

On se contente souvent de couvrir les pièces de bois de goudron ou d'une matière, nommée glu mariney que l'on obtient en fondant ensemble 4 partie de gomme laque et 2 parties d'essence de goudron de houille.

§ 4 324 . Les matières azotées des plantes , désignées souvent sous le nom collectif de substances albuminoides , jouent un rôle important dans la physiologie végétale , mais elles n'ont encore été étudiées jusqu'ici que d'une manière incomplète ; nous en rapporterons ce que l'on sait de plus certain.

Toutes ces matières sont solides, mais les unes sontsolublesdans^ l'eau, comme l'albumine , le caséum végétal et la légumine ; les autres y sont insolubles comme le gluten. Elles se décomposent par la chaleur en répandant une odeur de plume brûlée , et donnent naissance à des gaz et à des produits empyreumatiqucs ; il reste, à la fin, un charbon spongieux, noiret brillant, dont l'isolement a été précédé par la fusion et lebour^uflementdela matière primitive. Ces substances se conservent indéfiniment après avoir été parfaitement desséchées ; à l'état humide, elles se conservent pendant longtemps si on les préserve du contact de Tair ; mais, sous l'influence simultanée deTair et de l'eau, elles se décomposent prompicment, se pourrissent, et il s'y développe une foule d'animalcules microscopiques.

Toutes les substances albuminoides se dissolvent dans la potasse etd^BS la soude caustiques; si, ensuite , on verse un acide dans Il IfapifiB*, il s'en sépare une matière azotée, sous forme de flocons griiÉlnB ) qui se contracte par la dessiccation en une masse dure et^awûutè. Il se dégage en même temps une odeur prononcée

Hi PRINCIPES IMMÉDIATS DES VÉGÉTAUX.

d'acide sulfhydrique , et la liqueur renferme une certaine quantité* d'acide phosphorique. On a donné le nom de protéine à cette sobstance azotée, qui paraît former le principe essentiel de toutes ki matières albuminoïdes. On ne sait pas encore avec certitude à qod état le soufre et le phosphore se trouvent dans ces matières; quéques chimistes pensent que les substances albuminoïdes sont des combinaisons de protéine avec des proportions variables de sul/Emtdi AzH'S ; et de phosphimide AzH^Ph. Ces matières sulfurées etphoipborées ne s'y trouvent d'ailleurs qu'en proportion très-minime.

Pour séparer la protéine de la liqueur alcaline , il faut employer l'acide acétique, parce que la plupart des acides minéraux se combinent avec cette substance. La protéine est sans saveur et sau odeur; elle est insoluble dans l'eau, l'alcool, Téther et les huiles essentielles; l'eau bouillante la dissout à la longue, mais en l'altérant. La composition de la protéine est représentée par laformok C»«H"Az*0'^

La protéine se combine avec les acides, en formant des composés solubles dans l'eau , mais qui se précipitent quand on ajoute sa grand excès d'acide. Les alcalis décomposent ces combinaisons et en précipitent la protéine, qui se redissout de nouveau si on ajoute un excès d'alcali. L'acide chlorhydrique donne avec la protéine, et, en général, avec toutes les substances albuminoïdes , une liqueur bleue. L'acide sulfurique affaibli détruit la protéine à la température de 100®; il se forme plusieurs nouveaux produits, parmi lesquels on distingue une substance blanche cristallisable C'*AzH*H)^ à laquelle on a donné le nom de leucine.

L'acide azotique agit énergiquement sur la protéine, il se forme un acide jaune, Vacide xanthoprotétque ^ qui se combine, aumtH ment de sa formation, avec une portion de l'acide azotique; mais la combinaison se défait par l'eau bouillante et l'acide xantboprotéique se précipite. A l'état de pureté, cet acide est jaune orange, pulvérulent, sans saveur ; il se combine avec les bases et avec les acides minéraux en donnant des composés d'un jaune plus ou moins foncé. Les xanthoprotéates de potasse, de soude et d'ammoniaque sont solubles ; les autres sels sont insolubles et se préparent facilement par double décomposition.

Cette réaction de l'acide azotique sur la protéine est fréquemment utilisée dans les études d'anatomie végétale pour reconnaître les substances albuminoïdes ; ce sont les seules qui se colorent^ jaune au contact de l'acide azotique. On a un caractère encore plus sensible dans la coloration rouge que prennent les dissolutions albumineuses au contact d'un mélange d'azotate et d'azotite de mercure.

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SUBSTANCES ALBUMINOlDES. i\ti

Où obtient ce mélange en dissolvant du mercure dans un poids égal d'acide azotique à 4 éq. d'eau ; on étend ensuite la liqueur de son double volume d'eau. Cette liqueur réagit à froid sur les substances albumineuses , mais la coloration est plus prompte quand OQ chauffe jusqu'à 4 00®.

Le chlore attaque la protéine en suspension dans leau, et la transforme en une matière floconneuse blanchâtre, que Ton regarde comme un chlorite de protéine, parce que sa composition est représentée par la formule C**H»*Az*0*®.aO». Cette matière, traitée par one dissolution alcaline, perd son chlore, dégage de l'ammoniaque, et se change en une matière soluble qu'on a appelée iriioxyde de protéine y parce que sa composition correspond à la formule C"H**Az*0".HO. Le chlore produit une réaction semblable sur toutes les substances albuminoïdes. Cette même substance se forme lorsqu'on fait bouillir, pendant plusieurs jours, de l'eau contenant de l'albumine en suspension.

La protéine se combine aussi avec les terres alcalines et forme des magma poisseux, qui acquièrent une grande dureté par la dessiccation. Cette propriété est utilisée dans la confection d'un lut formé de blanc d'œuf et de chaux éteinte (§ 664).

Albumine,

$ 1322. L'albumine est un principe très-répandu dans les plantes ; elle y existe, soit à l'état coagulé dans leurs tissus, soit en dissolulion dans les liquides qui circulent à travers leurs vaisseaux. L'albuniioese trouve aussi en grande quantité dans l'économie animale; 'e sérum du sang, le blanc de l'œuf, se composent essentiellement ti'une dissolution d'albumine dans l'eau. L'albumine des animaux parait identique dans sa composition et ses propriétés chimiques avec celle des végétaux , et beaucoup de physiologistes admettent ^ue cette substance est fournie, immédiatement, aux animaux par les plantes dont ils se nourrissent.

L'albumine affecte deux états bien distincts : Valbumine soluble ^iYalbumine coagulée ou insoluble. Dans ces deux états, elle présente la même composition chimique. On s'en fait une idée nette en comparant Talbumine du blanc d'œuf à celle de l'œuf cuit. L'albumine du blanc d'œuf commence à se coaguler vers 60® ; celle du sérum de l'homme ne se coagule que vers 70®. En général, l'albumine paraît se coaguler d'autant plus difficilement qu'elle est dissoute dans une plus grande quantité d'eau. L'albumine coagulée ne se dissout plus dans l'eau, elle s'y boursoufle seulement; la matière

obtenue par Tévaporation, à une basse température, d'un liquide albumineux, se dissout, au contraire, dans Teau froide, en donnant une liqueur Glante. L'albumine liquide présente, en général, une réaction alcaline; elle dévie vers la gauche le plan de polarisation des rayons lumineux; le sérum du sang et tous les liquides albumineux présentent la même propriété*

* Un grand nombre de substances extraites du règne organique présentent une particularité physique attachée à leur constitution moléculaire, et qui paraît être un effet spécial de l'organisation, car on ne l'a jusqu'ici observée dans aucune niatière nun$anique , et Ton n'a pas réussi à la faire naître dans des substances qui en étaient dépourvues, ni k préparer, par les procédés du laboratoire, des corps doués de cette propriété en n'employant que des matières qui en étaient privées. Elle consiste dans la faculté que leurs molécules possèdent d'imprimer à la lumière polarisée des modifications qui sont analogues, en beaucoup de points, à celles qu'on lui voit éprouver quand elle traverse des corps cristallisés uun symétriques. Cette faculté a été appelée le pouvoir rotatoire^ d'après le caractère observable des effets qu'elle produit. Je vais expliquer dans cette note comment elle se mani'^este,et comment on eu mesure les principales particularités. L'idée que je vais en donner sufl^ra pour que je puisse l'attacher, dès à présent, comme caractère stiécifique, aux substances qui la possèdent, à mesure que je les décrirai. Plus tard, j'exp* userai, en détail, une de ses applications pratiques, et je ferai voir comment on peut s'en serrir pour déterminer exactement, dans une dissolution , la propoi tion de matière exerçant le pouvuir rotatoire qui s'y trouve. Mais, pour que ces phénomènes puissent être compris, même par les personnes qui n'ont point fait de l'optique une étude spéciale, il est nécessaire que je rappelle les principales lois de cette science sur let^quelles se fonde la théorie de ces phénomènes.

Lorsqu'un rayon de lumière simple, émané directement d'une source lumineuse, tombe, sous un angle t, sur la surface d'un milieu transparent, une portion plus ou moins considérable de ce rayon se réfléchit ; et, si le milieu est absolument transparent et sa surface parfaitement polie, la portion de lumière qui n'est pas réfléchie traverse le milieu. On donne le nom de plan d'incidence au plan qui renferme l e TB^f^n incident et la normale à la surface réfléchiss^ante dans le point d'incidence. Le rayon réfléchi reste dans le plan d'incidence, et sa direction fait avec la normale un angle t , égal à celui que le rayon incident fait avec la même normale Les lois auxquelles obéit le rayon transmis, dans le cas oii le milieu traversé est homogène dans toutes les directions, sont les suivantes ■* le rayon transmis est unique; il reste dans le plan d'incidence et il fait avec la normale un angle r, tel qu on a toujours, entre les angles d'incidence t et de réfraction r, la relation

^i!!—* = m: m étant une quantité constante pour le même milieu et qu'on a appelée sin r

indice de réfraction du milieu.

l.cs mêmes lois s'appliquent au cas où le rayon de lumière, au lieu de tomber du vide sur le milieu, y arrive après avoir traversé un premier milieu, également homogène; la quantité constante m est alors ïindire de réfraction relatif des deux milieux, et égale au rapport des indices de réfraction de ces milieux reUili^ementau vide.

La lumière du soleil est composée d'une infinité de rayoni diversement colorés, dont chacun a un indice de réfraction propre ; si donc l'on fftit passer un faisceau de lumière solaire à travers un prisme transparent, ob3 rayçps se séparent et donnent une image colorée , le spectre solaire^ B\\oDj^àià(^e sens de la réfraction ; les rayons qui ont le plus grand indice de reUg^eH^ s'éloignent le plus de la direction du rayon incident. I.a lumière des cO^ en <^bostion doune vd

SUBSTANCES ALBUMIMOÏDES.

Un grand nombre de réactifs chimiques coagulent l'albumine à froid ; Talcool la fait passer immédiatement à Tétat insoluble; l*éther produit le même effet, quoique plus lentement.

On extrait Talbumine de la farine en broyant celle-ci avec 40 fois son poids d'eau froide , et laissant digérer pendant plusieurs heures ; on décante Teau et on la fait digérer avec une nouvelle quantité de fiftrine; après avoir répété cette opération 3 ou 4 fois, on obtient un

spectre analogue, qui diffère da spectre solaire par les rapports d'intensité de ses diverses parties colorées .

La portion de lumière qui se réfléchit à la surrace de séparation de deux milieux tarie avec l'angle d'incidence ; elle est la plus petite lorsque cet angle est nul, c'està-dire lorsque le rayon incident est normal à la surface ; elle augmente avec la ▼aleur de cet angle, et elle est égale à U lumière incidente, lun>que l'angle d'incidence égale 90* ; la lumière est alors totalement réfléchie Cependant, lorsque le rayon passe d'un premier milieu dans un second dont l'indice de rérraction est plus faible, auquel cas la valeur de m est plus petite que i, la réflexion totale du rayon incident commence avant rincidcnce rasanie; elle, a lieu sous toutes les in-

cidences pour lesquelles la relation

sin t sin r

= m donne des valeurs de sin r plus

grande que 1 Ainsi la réflexion totale commence alors sous l'angle I, pour lequel on a sin I = fn ; c'est Vangle de la réflexion totale.

En se réfléchissant à la surface de séparation de deux milieux, la lumière subit des modifications notables dans sa nature : on le démontre facilement au moyen de l'appareil (dg. 65S). ab et cd sont deux glaces transparentes polies , que l'on peut

faire tourner autour des axes horizontaux OfO', perpendiculaires au plan de la figure.

Ces axes sont maintenus par des cadres om^ o'm\ montés sur des tambours ef^ ilf qui tournent autour du cylindre creux gK lequel peut, lui-même, prendre toutes les inclinaisons autour de l'axe horizontal p. On reçoit un faisceau étroit

de rayons sur la première glace ab sous une incidence i, et Ton dispose tout l'appareil de façon que le rayon réfléchi suive la direction de l'axe du cylindre qh. Ce rayon réfléchi est reçu sur la seconde glace cA sous le même angle d'incidence t. En faisant tourner le tambour «T amour du cylindre qK on peut faire faire au second plan de réflexion tous les angles possibles avec le plan de la reflexion sur la première glaee, sans faire changer l'angle d'incidence i. Or, si la lumière réfléchie par la première glace était encore de la lumière naturelle, elle se réfléchirait toujours en mêmf

liquide qui renferme une certaine quantité d'albumine, et Ton peut séparer celle-ci par Tévaporation à une basse température.

proportion sur la seconde, quel que soit l'azimut du plan de cette seconde réflexiofl par rapport à celui de la première. Mais il n'en est pas ainsi , l'intensité de la lomière réfléchie par la seconde glace diminue à mesure que Tazimut du second plan de réflexion augmente ; elle est un minimum quand cet azimut est de 90* ; ses Tuittions sont d'ailleurs symétriques autour des azimuts o et 90^. En faisaoi varier l'angle commun d'incidence t, on reconnaît que les variations d'intensité de la lumière réfléchie sur. la seconde glace dans les divers azimuts, sont d'autant ploi grandes que l'on s'approche davantage de la valeur de • donnée par la formule tang t = m, m étant l'indice de réfraaion du verre.

I.a lumière qui jouit de cette propriété est dite polarisée^ et l'angle sous lequel elle doit se réfléchir sur un milieu transparent pour l'acquérir est appelé angle de polarisation; on voit que cet angle dépend de l'indice de réfraction de la substance qui compose le miroir. La lumière polarisée diffère donc de la lumière nar turelle en ce que, tandis que celle-ci se réfléchit toujours en même proportion sur une glace inclinée de l'angle t sur le rayon incident, pour tous les azimuts du plan de réflexion, la lumière polarisée se réfléchit en proportions variables suivant l'azimut du plan de polarisation ; et, si l'angle t satisfait k la relation tang t = m, il y a une position du plan de réflexion, pour laquelle le rayon réfléchi est nul. On donne le nom de plan de polarisation au plan perpendiculaire à cette direction spéciale du plan de réflexion.

Lorsqu'un rayon de lumière tombe sur une glace sous l'angle de polarisation , la portion qui en est réfléchie est polarisée dans le plan d'incidence; si l'on examine les propriétés du rayon réfracté, à l'aide d'une seconde glace qui le reçoit sons l'angle de polarisation, on reconnaît que ce rayon transmis présente les propriétés d'un rayon partiellement polarisé, ou d'un mélange de lumière ordinaire et de lumière polarisée ; mais le plan de polarisation de la portion polarisée est perpendiculaire au plan de polarisation de la portion réfléchie. On peut donc admettre que lorsqu'un rayon de lumière naturelle tombe sur une glaec^sous l'angle de polarisation, une portion de la lumière traverse la glace sans modification, mais que l'autre portion se divise en 2 faisceaux polarisés dans des plans perpendiculaires entre eux: le premier faisceau, polarisé suivant le plan d'incidence . se réfléchit; le second, polarisé perpendiculairement à ce plan, se réfracte. On reconnaît de plus que ces deux faisceaux polarisés rectangulairement sont égaux entre eux, et que leur réunion produit de la lumière naturelle; on peut donc regarder la lumière naturelle comme formée par la réunion de deux faisceaux égaux, polarisés à angle droit.

Lorsque le faisceau de lumière qui a traversé une première glace sous l'angle de polarisation, en traverse une seconde sous le même angle, une portion de la lumière naturelle se divise en 2 faisceaux polarisés rectangulairement ; le faisceau polarisé dans le plan de réflexion se réfléchit, et le faisceau polarisé perpendiculairement à ce plan se réfracte, et vient se joindre à la portion polarisée par la première réfraction. Après son passage à travers la seconde glace, le faisceau renferme donc une portion de lumière polarisée beaucoup plus grande qu'à sa sortie de la première. La transmission à travers une troisième glace augmente encore la portion polarisée; de sorte qu'après le passage à travers un nombre suffisant de glaces, sons l'angle de polarisation, le faisceau de lumière naturelle s'est entièrement séparé en lumière polarisée dans le plan d'incidence qui se réfléchit, et en lumière polarisée perpendiculairement au plan d'incidence qui traverse les glaces.

Les milieux cristallisés qui n'appartiennent pas au système régulier, opèrent immédiatement cette séparation de la lumière naturelle en ses deux faioceaun pola-

SUBSTANCES ALBUMINOÏDES. 1i9

Pour eitiaire l'albumine des pommes de terre, on coupe ces tubercules, en tranches minces, que l'on fait digérer dans de l*eaucon-

rîsés rectaDgulairement. Un faisceau de lumière naturelle qui tombe sur un rhomiH>lde de spath d'Islande, se divise dans le cristal en deux faisceaux, d'intensité ^gale, polarisés rectangulairement, et qui se séparent parce qu'ils suivent des lois te réfraction différentes. I/un de ces faisceaux est polarisé suivant le plan de la section principale du rhomboèdre ; le plan de polarisation du second-est perpendiculaire au plan de la section principale. Le premier suit les lois ordinaires de la réfraction de la lumière dans les milieux homogènes, il resie dans le plan d'inci-

lence, et la loi . = m est satisfaite pour toutes les incidences : on lui donne , à sm r *^ ' '

évase de cela, le nom de rayon ordinaire.

l.e second rayon suit des lois très-différentes : il ne reste dans le plan dMnci-

lence, que lorsque, ce plan coïncide , ou est perpendiculaire au plan de la section

principale, et ce n'est que dans ce cas qu'il satisfait à une loi -. — > = m' semblable

sm r'

à celle que suit le rayon ordinaire. Dans toutes les autres directions du rayon incident, la loi du second rayon réfracté est plus complexe. On a donné à ce raon le Hum de rayon exiraordifuiire.

Ces deux rayons ne se séparent assez pour former deux images isolées, que lorsque le rhombe de spath a une grande épaisseur. Mais on peat obtenir une grande iiéparation en remplaçant le rhombe de spath par un prisme taillé dans ce minéral, de manière que les arêtes de ce prisme soient perpendiculaires à la section principale du rhomboèdre. Lorsque l'angle réfringent du prisme est seulement de 5 à 10*, les deux faiscealhx se séparent d'une manière suffisante, mais les images «ont colorées si la lumière incidente n'est pas simple. On évite cette coloration en «oculant au prisme de spath un prisme de verre, d'un angle convenable . dont la réfraction, agissant en sens contraire de celle du prisme de spaih , détruit presque complètement la dispersion des couleurs. Cet appareil , qui est tréquemment employé pour l'étude de la lumière polarisée , porte le nom de prisme biréfringent achromatisé : il permet d'examiner, avec facilité, les propriétés de la lumière polarisée par réflexion sur une glace ; lorsqu'on l'emploie pour cet usage, ou lui donne souvent le nom do prisme analyseur. Si la lumière est complètement polarisée dans le plan de réflexion , il est clair que lorsque le plan de la section principale du prisme biréfringent coïncidera avec le plan de réflexion, toute la lumière traversera le prisme à l'état de rayon ordinaire, et le faisceau extraordinaire sera éteint. Quand, au contraire, le 'plan de la section principale sera perpendicnlaire au plan de polarisation du rayon, la lumière passera tout entière dans le rayon extraordioaire, et le faisceau ordinaire sera nul. Pour tous les azimuts intermédiaires de la section principale du prisme biréfringent, il y aura une image ordinaire et une image exlraurdinaire; mais leurs intensités relatives varieront suivant la position de la section principale. La loi suivant laquelle ces variations ont lieu est très-simple : soient € l'angle que le plan de la sectioa principale du prisme biréfringent fait avec le plan de la polarisation primitive ; ut I l'intensité du rayon polarisé qui tombe i>ur ce prisme ; l'intensité du faisceau ordinaire est I eus' 6 et celle du faisceau extraordinaire I sin' 6; dans tous les cas, les faisceaux sont complémentaires l'au de l'autre, car on a toujours I cos' 6 + 1 sin' 6 = i.

l.e prisme biréfringent est irès-commode pour déterminer la direction du plan de polarisation d'un rayon polarisé ; il suffit de chercher la direction qu'il faut donner au plan de la section principale du prisme pour que le faisceau extraordinaire donné par le rayon incident normal devienne nul. Pour étudier les modiflcuiions que subit la lumière polarisée lorsqu'elle traverse

lâo

tenant 2 pour 400 d'acide sulfurique. On décante cette eau après 24 heures et on la reporte pendant le même temps sur de nouvelles

divers milieux, on emploie souvent l'appareil de la figure 6S6 ; ab est une glace polie, recevant les rayons lumineux sous l'angle de polarisation , et les réflécbissant suivant la ligne cd; en n se trouve un prisme biréfringent achromalisé, monté au centre d'une alidade mobile nm qui se meut sur un cercle divisé p^ perpendiculaire

Fig. 656.

\ jgg^gg^ggaagagjgaggggJZiZigRaaj^^ i

à la ligne cd. I.e plan de polarisation du ruyon rélIccUi par la glace est vertical l'image extraordinaire donnée par le prisme biréfringent s'évanouira donc quand sa section principale sera dans le plan vuriical, et l'alidade correspondra alors au zéro de la division. AB est un support sur lequel on peut placer divers milieux transparents qui sproni traversés par le rayon polarisé, par exemple, des liquides renfermés dans des tubes. La figure 657 représente la section lon^iitudinale

d'un de ceâ tubes. Il ^ se compose d'un tube épais en verre, enveloppé ordinal- ' ' rement d'an tube métallique sur lequel se montent les deux virules m, m\

qui maintiennent les plaques déglace fermant le tube à ses deux extrémités. Si l'on place sur le support AB, un de ces tubes rempli d'eau , ou d'alcool , ou d'ctlier, de manière que le myon de lumière polarisée soit obligé de traverser le liquide avant d'arriver au prisme biréfiint^ent, on reconnaît que ce rayon n'a subi aucune modification essentielle dans ses propriétés par son passage à travers le liquide; il est encore complètement polarisé , et son plan de polarisation est resté vertical. Mais, si l'on substitue à l'eau pure plusieurs autres liquides, par exemple, une dissolution de sucre de canne, les propriétés de la lumière polarisée sont complètement modidées. Ainsi, avant l'interposition du tube renfermant la dissolution sucrée, l'image extraordinaire du prisme biréfringent était nulle lorsque l'abdade marquait 0*; cette image reparatt si on interpose le tube. Cependant, la lumière n'a pas été dépolarisée par son passage à travers la dis-

SUBSTANCES ALBUMINOIDES. iti

tranches de pommes de terre. Après plusieurs opérations semblables, on obtient un liquide jaunfttre /que l'on sature par un peu de

solutioB socrëe, elle est restée complètement polarisée, mais son plan de polarii tins n'est pins vertical ; il a été déTié d'un certain angle ters la droite de l'obKer- ▼atenr qai regarde par le prism#) hiréfHngent; et, en effet, si l'on fait tourner l'aKdade vers la droite d'un certain angle ■« on fait disparaître complètement rimage extraordinaire. La dissolution sucrée a donc dévié ter» la doited^un angle «, le plan de pofartsation de la lumière» Si Ton remplit d'une mAme dissolution sucrée» des tubes de longueurs différentes, on reconnaît que le» angle» de déviation »ont proportionnel» awc longueur» de» tube». Si l'un rempli: un tube de longueur constante, successÎTement avec des dissolutions de plus en plus riches en sucre, on trouve que le» angle» de déviation m. »ont proportionnel» aux quantité» de evcre renfermée» dan» le même volume de liqueur. On peut donc dire, d'une manière plus générale, que le» déviation», ou le» rotation» du plan de polari»ation tout- projfortionnelle» aux nombre» de moléi'ule» tucrée» que U rayon l%unintux rencontre dan» »on trajet. Soit[«] la déviation qu'un liquide homogène imprime au plan de polarisation du rayon simple, en agissant sur lui dans les mêmes circonstances, à travers l'uniié d'épaisseur et avec une densiié idéale égale à l'unité. La densité devenant 9 , sans que l'énergie de l'action moléculaire change, la déviation, à tra? ers l'unité d'épaisseur, sera («]9 ; puis , la longueur devenant I pour la même densité , la déviation totale deviendra [«]/X. Si donc « représente la déviation observée expérimentalement, on aura

[«]/«=«. d'oh W=^

Cette quantité [«] ei^t caractéristique pour la substance active; elle est la même, à tem|iérature égale, pour toutes les valeurs de < et de 9 , et on peut la considérer comme le pouvoir rotaloire moléculaire ou epécifique du liquide homogène observé.

Nous avons supposé que le rayon polarisé était de la lumière simple : cette con^ ditioD est difficile à remplir rigoureusement, cependant ou y satisfait suffisamment en plaçant entre le prisme biréfringent et l'œil, un verre rouge coloré par l'oxydule de cuivre, qui ne laisse passer que les rayons rouges, et éteint tous les auirtis.

Lorsque le rayon polarisé est formé de lumière blanche , et qu'il traverse un milien doué d'un pouvoir rotatoire assez énergique, le faisceau extraordinaire ne 8*éteint pour aucune position du prisme biréfringent ; les deux faisceaux présentent des couleurs très-belles, qui sont toujours complémentaire» à&ns les deux images; c'est-à-dire qui Hont telles qu'elles reproduisent de la lumière blanche quand on les superpose. Il est facile de pe rendre compte de ces colorations, et même de les calculer a prtort quand on connaît les déviations «i , «,, ■, .. que le milieu exerce sur le plan de puiarisation de chaque rayon simple, et les intensités t,, t,, t,. . de ces rayons dans la lumière blanche. Supposons , en effet, que le plan de la section principale fasse un angle c avec le plan vertical de la polarisation primitive de tous les rayons. Ce plan fera l'angle «, — t avec le plan de polarisation dévié du premier rayon, et, si lu milieu doué du pouvoir rotatoire est tnco/ore, c'est-àdire s'il laisse passer les rayons simples précisément dans la proportion oii ces rayons existent dans la lumière blanche, l'intensité du premier rayon dans l'image ordinaire sera t, cos't«|-»)e^ l'intensité de ce rayon dans l'image extraordinaire sera t, sin> («,— 0 ; de même , le second rayon donnera dans l'image ordinaire t, cos'C«t~'^ et danarknage extraordinaire t,sin*v«,~t) : le3*rayon donnera dans l'image ordinaire Vos*(«,- 1) et dans l'image extraordinaire t,sin*(«i— «^ ^t ainsi de sniu».

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