GWO« +6SO'=:C^H*.4SO»+2(SO».HO
Le sulfate de carbyle absorbe l'humidité de Tair. Si cette absorption se fait lentement et sans élévation de température, on obtient un acide particulier qu'on a appelé acide éihioniqae^ et qui a pour formule C*H*^0.4S0^. Cet acide forme, avec la baryte, un selsoluble dans l'eau, mais insoluble dans l'alcool ; il donne avec la plupart des bases, des sels cristallisables.
Si l'on fait bouillir, pendant quelques instants, la dissolation d'acide éthionique, ou si l'on dissout le sulfate de carbyle dans l'eau chaude, on obtient un nouvel acide, Xacide iséthionique qui présente la même composition C*H'*0.2S0* que l'acide sulfovinique,et la liqueur renferme de l'acide sulfurique libre. L'acide iséthionique diffère de Tacide s^lfovinique par une stabilité beaucoup plus grande, car on peut faire bouillir indéfiniment sa dissolution sans qu'il se décompose. Les iséthionates sont aussi beaucoup plus stables que les sulfovinates; car ils supportent, sans se décomposer, des températures de 200 à 300°.
non DD CBLOUE SDR L'HTDBOGeNE BICARBOHË. Ml
Mi du cUoK, iu brame a tie riode tur Fh^drogine bicarbomé. 379. En faisant agir, sur l'hydrogène bicarboné, du chlore en ^té plus ou moins grande, et sous l'influence d'une lumière )u moins intense, on obtient divers produits que nous allons lérer : si l'on fait arriver les deui gai, humides, à peu près à nés ^aux, dans un grand ballon exposé â la lumière difliise ur, il y a combinaison avec dégagement de chaleur, et un li- I huileux ruisselle sur les parois du ballon^ Si les gai étaient la réaction ne s'établirait que sous l'influence de la lumièrfl -e directe.
rsqu'on veut préparer une quantité un peu considérable de ce ail, il faut disposer l'appareil comme le représente la figure 6T7.
t une grande cornue dans laquelle on prépare le gaz oléGant ; iz traverse le flacon laveur B renfermant de l'acide solfurique »ntré qui retient les vapeurs d'alcool et d'éther, puis le flacon C enaot une dissolution de potasse pour absorber les acides sulfu- :etcarboDiquo;ilEerenddelà dans un ballon à 3 tubuluresD, rrive également le chlore qui se dégage du ballon G après avoir ersé t'eau remplissant le flacon P. Les extrémités des tubes qui nent les deux gaz dans le ballon D sont placées en regard l'une 'autre, afin que les gaz se mêlent immédiatement. Le liquide lé tombe, par la pointe inférieure du ballon, dans un flacon E refroidi; l'excès de gaz s'échappe par la même tubulure. Le ide obtenu est agité à plusieurs reprises avec do l'eau, puis displusieurs fois, alternativement, avec de l'acide sulfurique et de liasse, qui détruisent une petite quantité de substances étran- 8 produites par la réaction du chlore sur la vapeur d'éther qui
â02 ACTION DU CHLORE SUR L'HYDROGÈNE BICARBONË.
accompagne le gaz oléfîant lorsque le dégagement de ce gaz est trop rapide. Si i*on prolonge Topération très-longtemps, en épuisant faction de Tacide sulfurique sur Talcool , il arrive soave&t, vers la fin de Topération, que la potasse du flacon G est passée i l'état de bisulfite de potasse, et que Tacide sulfureux ne s'absorbe plus ; on obtient alors, avec le produit principal, une certaine quantité d'acide chlorosulfurique (§132) qui se mêle intimement avec lui. La liqueur condensée dans le flacon £ a alors une odeur salfih reuse et acide, extrêmement pénétrante ; elle s'échauffe quand on l'agite avec de Teau et donne une grande quantité d'acide sulfor rique et d'acide chlorhydrique provenant de la décomposition de l'acide chlorosulfurique. Il est important de remarquer que le chlore et l'acide sulfureux, seuls, ne se combinent que sous l'influence des rayons solaires les plus intenses, tandis que, en présence de l'hydrogène bicarboné, la combinaison se fait à la lumière diffuse. Le chlore et l'hydrogène bicarboné qui, lorsqu'ils sont secs, n'exercent aucune action l'un sur l'autre à la lumière diffuse, se combinent, au contraire, très-bien, lorsqu'il existe dans le mélange de l'acide sulfureux ; celui-ci forme alors avec une partie du chlore de l'acide chlorosulfurique. La formation de l'un de ces composés favorise donc la production de l'autre.
Le produit résultant de la combinaison de 1 vol. de chlore avec 4 vol. de gaz olé&ant est connu depuis longtemps sous le nom de liqueur des Hollandais, parce qu'il fut découvert par une réunion de chimistes de ce pays; c'est un liquide incolore, d'une odeur agréable ; sa densité est 1 ,280 à 0^ ; il bout à 81^,5. La densité de sa vapeur est 3,45. Sa composition est représentée par la formule C*H*Cl*, qui correspond à i volumes de vapeur; mais on l'écrit ordinairement G^H'Cl.HCl , d'après la manière dont ce corps se comporte avec une dissolution alcoolique de potasse.
§ 4380. La liqueur des Hollandais n'est pas décomposée par une dissolution aqueuse de potasse, on peut la distiller avec cette dksolution sans qu'elle s'altère sensiblement ; mais si on la dissout dans une dissolution alcoolique de potasse, elle se décompose immédiatement : il se dépose une grande quantité de chlorure de potassiom, et l'alcool renferme en dissolution une nouvelle substance très-volatile. Pour la séparer, il faut distiller la liqueur au bain-marie Êiiblement chauffé, faire passer le gaz qui se dégage, d'abord à travers un appareil à boules renfermant de l'acide sulfurique concentré qui relient les vapeurs d'alcool, puis dans un récipient amené à une très-basse température par un mélange de glace et de chlorure de calcium. Il se condense dans le récipient un liquide très-volatil^
LIQUEUR DES HOLLANDAIS CHLORÉE. â03
ni boot au-dessous de 0®, a une odeur vive et faiblement alliacée, * dont la composition correspond à la formule C*H*C1, représentée ftr 4 voL de vapeur. Ce corps présente donc exactement la môme institution que Thydrogène bicarboné, avec cette seule différence ne 4 éq. d'hydrogène est remplacé par \ éq. de chlore. La liqueur ds Hollandais peut être considérée elle-même comme une combiaison de la substance C*H*Cl et d'acide chlorhydrique. Lorsque le lUore réagit sur l'hydrogène bicarboné, i éq. de chlore enlève éq. d*hydrogène pour former i éq. d'acide chlorhydrique, mais I place (îevenue vide dans la molécule de gaz oléfiant est immédiasment remplie par 4 éq. de chlore ; il en résulte 4 éq. d'hydrogène îearboné monochloréj qui reste combiné à l'équivalent d'acide chlorydrique formé.
S 4 384 . L'action du chlore sur l'hydrogène bicarboné ne se borne as à la soustraction de ce seul équivalent d'hydrogène et à son emplacement par 4 éq. de chlore ; on peut enlever, successivement, les trois autres équivalents d'hydrogène en les remplaçant lar un nombre correspondant d'équivalents de chlore, et obtenir insi la série des produits :
2*H^ et leurs combinaisons avec l'acide chlorhydrique > :*H»CI » » C*H»CI.HC1
m*œ » » c*H*ci«.HCi
^HCl» > > C*HCl».Ha
Kl* » » C*C1*.HC1
Si l'on fait passer, en effet, du chlore sec dans de la liqueur des bllandais, on voit que celle-ci en dissout une grande quantité; I l'on porte alors le flacon au soleil, une réaction très-vive s'étalit; il se dégage une grande quantité de gaz acide chlorhydrique, t la liqueur se décolore complètement. On la sature de nouveau le chlore , et on l'expose encore aux rayons solaires. On peut, en (pétant convenablement ces opérations, transformer la liqueur des Irlandais en un nouveau produit moins volatil, qui bout à 4 45^ ont la densité à l'état liquide est 4 ,422, et à Tétat de vapeur 1,60. •a formule de ce corps est C*H*C1' ; on voit que c'est la liqueur des loliandais, dans laquelle 4 éq. d'hydrogène a été remplacé par
éq. de chlore. Le même produit se forme lorsqu'on fait agir le hlore avec précaution sur l'hydrogène bicarboné mpnochloré 1*H'GI ; mais on l'obtient plus facilement en faisant passer ce derlier corps à l'état de gaz à travers du perchlorure d'antimoine WTf qui en dissout de grandes quantités. Lorsque le perchlorure l'antimoine est saturé, on le soumet à la distillation, et on recueille
200 ACIDE ËTHIONIQUE.
dépose et il ne se dégage que de l'hydrogène. La formule de l'hydrogène bicarboné est C*H* (§ 266) ; son équivalent est représenté par i volumes de gaz.
§ 1 378. L'hydrogène bicarboné se combine avec Tacide sulfariqne anhydre; il se forme un composé blanc, fusible vers 80®, qui a pour formule C^H^4S0^, et auquel on a donné le nom impropre de 8ti^ fate de carbyle. Pour l'obtenir, on fait arriver simultanément dans un tube en U du gaz oléfiant bien privé d'éther, et des vapenn d'acide sulfurique anhydre ; la combinaison se fait avec une grande élévation de température ; la matière d'abord liquide, se solidifie en une masse cristalline rayonnée sur les parois du tube. Poarla purifier, on l'abandonne pendant plusieurs jours dans le vide audessus d'une capsule renfermant de la potasse caustique en morceaux qui absorbe les vapeurs d'acide sulfurique anhydre.
Le même produit se forme lorsqu'on place un tube ouvert contenant de l'alcool absolu, dans un flacon renfermant de l'acide sulfurique anhydre, et qu'on abandonne le flacon bien bouché à luimême pendant plusieurs jours. Les vapeurs d'alcool et d'acide sulfurique se combinent, et il se forme du sulfate de carbyle; mais celui-ci est alors sali par de l'acide sulfurique hydraté dont on le débarrasse difficilement. La réaction est exprimée dans ce cas par l'équation suivante :
GWO« -f 6SO'=C^H*.4SO»+2(SO'.HO).
Le sulfate de carbyle absorbe l'humidité de l'air. Si cette absorption se fait lentement et sans élévation de température, on obtient un acide particulier qu'on a appelé acide éthionique^ et qui a pour formule C*H*0.4S0'. Cet acide forme, avec la baryte, un selsoluble dans l'eau, mais insoluble dans l'alcool ; il donne avec la plupart des bases, des sels cristallisables.
Si l'on fait bouillir, pendant quelques instants, la dissolution d'acide éthionique, ou si l'on dissout le sulfate de carbyle dans l'eau chaude, on obtient un nouvel acide, Yacide iséthionique qui présente la même composition C*H'*0.2S0* que l'acide sulfovinique, et la liqueur renferme de l'acide sulfurique libre. L'acide iséthionique diiïère de l'acide s^ilfovinique par une stabilité beaucoup plus grande, car on peut faire bouillir indéfiniment sa dissolution sans qu'il se décompose. Les iséthionates sont aussi beaucoup plus stables que les sulfovinates; car ils supportent, sans se décomposer, des températures de 200 à 300°.