‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 57 sur 143 · C-HO'.HO+20=2CO*-f2HO · texte numérisé non relu

C-HO'.HO+20=2CO*-f2HO

Hais on obtient l'acide formique dans un grand nombre de râulionscbimiquesoùl'on soumet certaines substances organiquHàd» agents oxydants; en cbaulTant, par exemple, avec un mélange dt ' peroxyde de manganèse et d'acide sulfurique alfaibli, de l'alcool, du sucre, de la fécule, de l'acide tartrique, etc., etc., une por^onde la substance organique subit une combustion complète etdoDoete l'eau et de l'acide carbonique ; l'autre s'oxyde incomplétemeni el ■ produit de l'acide formique. Lorsqu'on veut préparer des quanlîlés un pou coriAldèrables d'acide formique, on dissout 2 kil.îleHKïe dans 10 litres d'eau; on ajoute, successivement. 6 kil. d'acide sdIfurique, et Ion verse le mélange dans la cucurbite d'un alambic, BU fond duquel on a placé 6 kil. de peroxyde de manganèse. 11 se fait immédiatement une vive effervescence, due au dégagement de I l'acide carbonique, et qui rend nécessaire que le mélange occupei I peine ^ de la capacité de la cucurbite, sans quoi il pourrait se dé- I verser. Lorsque l'elfervescence s'afTaiblît, on ajuste le cbapiteaa et I l'on distille : on arrête la distillation dès que l'on a obtenu 5 on 6 litres de liquide ; l'acide formique s'y trouve concentré. On sature ce liquide pardu lait de chaux, et l'on fait cristallise rie formiatedechaui par évaporation ; ce sel ne forme ainsi que des croûtes cristallines. En le distillant avec de l'acide sulfurique, plus ou moins concentré, on obtient de l'acide formique, plus ou moins concentré lut-^ème. Si l'on veut obtenir de l'acide formique au maximum de concentration, il faut transformer le formiate de chaux en fonniale de flomb, en versant, dans la dissolution de formiate de chaux, de acélste de plomb. Le formiate de plomb, étant peu soluble dans l'eau froide, se dépose presque en entier; on te purifie en le disiol-

AIllDK FORHIOUE. 27rj

vani dans de l'eau bouiilanle, qui l'abandonne, par le refroidissement, en petits cristaux prismatiques.

Le formiate de plomb, bien desséché, est introduit dans un long Mibe de verre, que l'on chaulFe avec quelques charbons, et par lequel onfailpBSseruncouranld'hydrogènc sulfuré; il se forme du ■nlTure de plomb, et l'acide formiquemonohydraté se condense dans le récipient. C'est un liquide incolore , d'une odeur pénétrante et caractéristique ; il se solidifie à quelques degrés au-dessous de D, et bout à \W°. Sa densité est 1,235; la densité de sa vapeur est 4 ,5Si ;.son équivalent, C'HO",HO, est représenlé par i volumes de vjpeur.

L'acide formique monohj'draté est très-caustique ; il attaque fortement la peau et y fait naître des ampoules. 11 se combine avec r«au ; les premières parties d'eau ajoutées élèvent son point d'ébullition; additionné de 20,7 d' eau, c'est-à-dire de 1 éq., il bout à 106°. L'acide sulfurique concentré, et en excès, décompose l'acide fornique en oxyde de carbone et en eau, A la température del'ébullition, l'acide formique réduit plusieurs osydes métalliques, notamment les oxydes d'argent et de mercure.

Les formiates de potasse et de soude sont très-solublcs, et déliquescents.

Le formiate de baryte se dissout dans i parties d'eau, et cristal- -lise facilement; la formule de ses cristaux est BiiO.C'HO'.

Le formiate de chaux se dissout dans 10 parties d'eau ; il est a peu près aussi soluble à chaud qu*à fruid.

Le fonniate de plomb esigo 36 à iO parties d'eau froide pour se diBHiudre; il se dissout en plus grande quantité dans l'eau chaude; ses cristaux sont anhydres.

On peut obtenir un formiate d'ai^ent par double décomposition ; mais ce sel se détruit par une simple ébuUitlon avec l'eau.

§ U77. On obtient Vétber formique C'H'O.C'HO' de la série viniquc, en chauffant un mélange de 7 parties de formiate de soude sec, 10 parties d'acide sulfurique concentré, et 9 parties d'alcool. On l'obtient en grande quantité, et à bon marché, en mêlant, dans une grande cornue, 81) parties d'amidon, 120 parties d'alcool ordinaire à 0,85. 120 parties d'eau, 304 de peroxyde de manganèse et îiO d'acide suKurique concentré. On chauffe légèrement pour déterminer ta réaction; quand celle-ci est bien engagée, on retire le feu, et l'on refroidit même les parois de la cornue avec des linges mouillés ; il se sépare une couche d'éther formique, qu'on enlève et que l'on traite par du lait de chaux, pour la débarrasser des acides ; un la distille ensuite sur du chlorure de calcium.

SÉRIE MÉTHYLIQHE.

triméthylboriqut, I

g 1 46g. Ea traitaol de l'acide borique, fondu et réduit on poudit très-fine, par de l'alcool raéthylique, il y a combinaison avec élèvati on de températura ; on chasse l'eïcèa d'alcool méthylique par la chaleur, et l'on obtient, comme résidu, une matière molle, trampa' rente, qui se laisse étirer en fils à la température ordinaire. Ce produit BBt Vélher mètkylbiborique , C'H'0,2B0', L'eau le décompose immédiatement en acido borique hydraté, et en alcool méthylique

Si l'on traite de l'alcool mélhylique par du chlorure de bore, oi obtient un liquide incolore, très-roobiie et d'une odeur péaélranle sa formule est 3C*H'0.B0*; sa densité est 0,95b à 0°; il bou à 72". La densité de sa vapeur psL 3,60.

Ces deux composés brûlent avec une belle flamme verte.

È Iher méthylsidfocarbonique, C'H'O.CS', et acide sulfocarbomi-

iAyiiqucC'H'O.aCb».

g U66. En versant du sulfure decarbone dans delapotassecaus tique, dissoute dans de l'alcool amyliquo anhydre, il se forme de cristam soyeux de sulfoearbomélhylatede potasse, KO.(CH'0.îCS'; à l'aide do ce sel on obtient, par double décomposition, un grani nombre d'autres sulfocarbométhylates.

Si l'on ajoute de l'iode à une dissolution de sulfocarboméihylal de potasse dans l'alcool méthylique, i! y a élévation de lempéra ture, et il se dégage de l'hydrogène sulfuré et de l'oxyde de carbone Il se forme, en outre, de l'iodure de potassium, du soufre cristallis et une huile brune qui, après deux ou trois rectifications, donne d Véther méihylsulfocarbonique poT- C'est un liquide d'une couleu ambrée, ayant une densité de 1,4 (3 à 15°, et bouillant vers 1T0' La densité de sa vapeur est 4,266; son équivalent C'H'O.CS'ei donc représenté par 2 vol. de vapeur.

Èlker mitkylchlorht/drique, CIPCl.

g 1467, Si l'on chauffe, dans un ballon, î parties de sel marin avec un mélange de 1 partie d'alcool méthylique et 3 parties d'acidi Bulfurique concentré, il se dégage un gaz incolore, qu'on laisse pen dont quelque temps au contact de l'eau, laquelle absorbe l'acidi sulfureux et l'éther méthylique mélangea. Ce gai, qui neseliquéfii pas par un froid de — 18°, esl ['éthertnéthylehlùrhydrique. Se, im site est 1 ,738, et son équivalent C'H'CI correspond à 4 volumesd

ÉTHER MÉTHÏLSULFHYDRIQUE.

vapenr. I! brûle avec une flamme bordée de vert. L'eau environ 3 fois son volume.

Elher méthyliodhydrique, C*H'Io.

|1i68. On verse, dans 12 ou 1.5 parties d'alcool méthylique, i parliea d'iode, on ajoute peu à peu 1 partie de phosphore, puis on chauffe successivement pour distiller la liqueur. Le liquide recueilli dans le récipient est agité avec de l'eau, l'éther se précipite; DU le lave à plusieurs reprises avec de l'eau, puis oo le distille, d'abord sur du chlorure de calcium, puis sur de l'oxyde de plomb. Cest un liquide incolore, bouillant entre iO et 50°; sa densilé est !,Î37 à 21°.

Étlier méthytjluorhydrique, C'H'Fl.

S U69. Cet étber simple, dont on ne connaît pas encore le correspondant dans la série vinique, se prépare en chauffant dans une cornue, (je l'éther méthylsulllirique, C'H'O.SO', avec du fluorure de potassium, ou même, avec du fluorure de calcium réduit en poudre impalpable ; il se dégage un gaz incolore, d'une odeur éihérée agréable, hrHant avec une flamme bleuâtre, et dont la densité est <,<8e; son équivalent C'H'Fl correspond à i volumes. L'eau en dissout 1 f fois son volume.

Élher mélhylcyanhydriqun, CH'Cy.

§ mo. Il suffit, pour l'obtenir, de distiller l'éther méthylsulfurjque avec du cyanure de potassium, ou du cyanure de mercure bien pnlvérisé ; c'est un liquide, insoluble dans l'eau, et très- vénéneux.

Éther méthylsulfhydrique, C'H'S, et ses èthers composés.

g U71. On prépare l'éther mélliylsulfhydrique en faisant passer un courant d'éther méthylchlorhydrique C"H'C1 à travers une solution alcoolique de monosulfure de potassium; on chauffe ensuite la liqueur, et l'on recueille les produits distillés dans un récipient bien rerroidi ; on les lave avec de l'eau, et on les distille sur du chlorure de calcium

L'éther méthylsulfhydrique est un liquide très-mobile, d'une odeur extrêmement désagréable, sa densité est 0,8i6 à 21° ; il bout, à il". Sa vapeur a pour densité î.HS-etson équivalent C'H'S correspond à 2 volumes de vapeur, comme l'éther méthylique C'H'O.

SÉRIE MÉTHYLIQUE;

§ 1463. En trailant de l'acide borique, fondu et réduit enj très-flne, par de l'alcool méthylique, il y a combinaison M vali on de tempÈraLure ; on chasse l'e^icës d'alcool méthyliqi^ chaleur, et l'on obtient, comme résidu, une naaliëre molle, ^ rente, qui se laisse étirer en 61s à la température ordinaire.! duit ealVélherméIhylbiborique, C'H'O.SBO'. L'eau le iiâ immédiatement en acide borique hydraté, et en alcool meta

Si l'on traite de l'alcool méthylique par du chlorure daV obtient un liquide incolore, très-mobile et d'une odeur pàu sa formule est 3C'H'0.B0'; sa densité est 0,9S8 â 0»^ à 72". La densité de sa vapeur est 3,60. j

Ces deus composés brûlent avec une belle flammo verle.J

£ IheT méthylmlfocarbonique, C'H'O.CS', et acide sulfoca ift^iigue, C'H'O.SCb».

§ f 466. En versant du sulfure de carbone dans delap tique, dissoute dans de l'alcool amylique anhydre, il s cristaux soyeux de sut focarbomélhy laie de potasse, KO.(C'H à l'aide de ce sel on obtient, par double décomposilioi nombre d'autres sulfocarbomethylales.

Si l'on ajoute de l'iode à une dissolution de sulfocarbonl de potasse dans l'alcool méthylique, il y a élévation de B ture, et il se dégage de l'hydrogène sulfuré et de l'oxyde Aeé Il se forme, en outre, del'iodure de potassium, du soufre^ et une huile brune qui, après deux ou trois rectifications,! l'élher mélhylsulfocarbonique par. C'est un liquide d'u ambrée, ayant une densité de 1,1i3 à m°, et bouillant v\ La densité de sa vapeur est i,ièS; son équivalent C*B*Q donc représenté par 3 vol. de vapeur.

Élher métbylekloThjdHque, C'H'Cl. ',

g li67 Si l'on chauffe, dans un ballon, 2 parlies de sel avec un mélange de! partie d'alcool méthylique et 3 partiel sulfurique concentré, il se dégage un gaz incolore, qu'on In^ dant quelque temps au contact de t'eau, laquelle absorba sulfureux et l'élhermétbylique mélangés. Cegaz, qui nsali^ pas par un froid de — ^S°,m^['élher métkylchtorhydriqtu^ site est 1 ,738, et son équivalent C'H'Cl correspond à i voS

ÉTHER HÉTHYLSULFHYDRIQUE.

le avec une flamme bordée de vert. L'eau e

Ether méthyttoiUtydriqiie, C'H'Io.

5 U68. On verse, dans 12 ou 15 parties d'alcool méthylique, 1 parties d'iode, on ajoute peu à peu 1 partie de phosphore, puis m chauffe successivement pour distiller la liqueur. Le liquide recueilli dans le récipient est agité avec de l'eau, l'éther se précipite ; on le lave à plusieurs reprises avec de l'eau, puis on le distille, d'abord sur du chlorure de calcium, puis sur de l'oxyde de plomb. (7est uD liquide incolore, bouillant entre iO et 50° ; sa densité est I î,!37àai''.

Élker méthylfliwrhydTique, C'H'Fl.

g 4U9. Cet éther simple, dont on ne connaît pas encore le corlin^pandant dans la série vinique, se prépare en chauffant dans une ), 4e l'éther méthyîsulfurique, C'H'O.SO', avec du fluorure Itpbtassium, ou même, avec du fluorure de calcium réduit en poudre impalpable ; il se dégage un gaz incolore, d'une odeur éihérée agréable, brûlant avec une flamme bleuâtre, et dont la densité est 1,186; son équivalent C'H'Fl correspond à i volumes. L'eau en dissout 1 ]• fois Btm volume.

Elher méthylcyanhydriqtie, C'H'Cy.

1 170. Il sufDl, pour l'obtenir, de distiller l'éther méthyîsulfurique avec du cyanure de potassium, ou ducyanurc de mercure bien pulvérisé ; c'est un liquide, insoluble dans l'eau, et très- vénéneux.

Éther méthijîsulfhydriqM, C'H'S, et ses élhers composés.

g 1171. On prépare l'éther méthylsulfhydriqueen faisant passer nn courant d'éther méthylchlorhydrique CH'CI à travers une solution alcoolique de monosulfure de potassium; on chauffe ensuite la tiqueur, et l'on recueille les produits distillés dans un récipient bien refroidi ; on les lave avec de l'eau, et on lesdistille sur du chlorure

> calcium

L'élher méthylsulfhydrique est un liquide très-mobile, d'une ndaur extrême ment désagréable, sa densité est 0,846 à 31"; il bout & 41°. Sa vapeur a pour densité î.llSiel son équivalent C'H'S correepond à 2 volumes de vapeur, comme l'élher méthylique CH^).

372 SÉBIE «ÉTHYLIQUE.

L'éther métbylsuinifdrique est ud éther sioiple, qui (on grand nombre d'élherscDm;msés en se combinant avec des si. éleclronégalif^ ; les principaux de ces èlherg composés sont :

I UTa.L'o/coolmelAj/iauJ/lvtfriçueCH'S.HSquieslValcooimfcîJ thylique CH'O.HO, dans lequel les 2 éq. d'oxygène sont remplacés par 2 éq. de soufre; on l'obtienten faisant passer uncourantd'éther mélhylchlorhydrique à travers une solution alcoolique de snlthydrate de sulfure de potassium, puis distillant le mélange. On le prépare paiement en distillant un mélange de sulfomôthylate de potasse K0.(C'H*0.2S0')avecune dissolution desalfhydrale de suHure de potassium ; on lave avec de l'eau le produit distillé, et on le rectifie sur le chlorure de calcium. L'alcool mëUiylsulfhydriqoe, qoe l'on a appelé aussi mercaplan méthylique, est un liquide incolore, d'une odeur extrêmement fétide, très- volatil, cariibout à 31°. Il se décompose au contact de l'oxyde ronge de mercure, et donne un produit cristallisé dans lequel l'acide sulflydrique est rein)ilacé par i i éq. de sulfure de mercure Hg'S ; on obtient des produits aoatpf^ gués avec plusieurs autres sulfures métalliques. « ■

§ U73 , h'éther sidfocarbométhyhulfhydrigue C'H'S.CS* s'obtient" en distillant une di-solulion concentrée de sulfomélhylale de chaux CaO.(C'H'O.'îSO') avec une dissolution, également concealrée, de sulfoc3rbonatcde5uiruredcpolassiumKS.es*; le liquide est rectifié ensuite sur du chlorure de calcium. C'est un liquide jaunâtre, d'une densité de 1,1S9 i IS", il bout à20i°. La densité de sa vapeur est *,6B0; son équivalent C'H*S.CS' est re|)résenlé par 2 vol. de vapeur; c'est l'éther méthylcarbonique C"H"O.CO*, jusqu'ici inconnu, dont l'oxygène est remplacé par des quantitéséquivalMtes de soufre.

% 1i7i. En remplaçant, dans le préparation de l'éther méthylsulfhydrique, la solution alcoolique de monosulfure de potassium par une solution alcoolique de bisulfure de potassium, on obtient un liquide légèrement jaunâtre, d'une odeur alliacée extrêmement désagréable et persistante; sa densité est 1,016 â-j-^IS"; il bout à iie". La formule de ce corps est C'H'S', c'est donc l'éther méthylsulfhydriquo CU'S combiné à 1 éq. de soufre; la densité de sa vapeur est 3,310, et son équiviilent correspond à 3 volumes de vapeur.

Enfin, si l'on remplace le bisulfure de potassium par un penlasulfure, on oblierit un produit encore plus sulfuré, dont la formule

est ce'S',

hydrogènï; protocarboké.

Hijdrogène prot'icarboni, C'H', ou go: rfes marais.

|U75. L'hydrogène prolocarboné (g 265) appartient évidcmtat h la série mélhylique; on peut le considérer comme le point Bdépart de cette série et nous lui donnerons le nom de formène. afaisant agir le chlore sur ce gaz on obtient des produits identiques ROUX que donne l'éther mothylchlorbydrique C'H'Cl, et il n'est fB douteux, bien que cela n'ait pas encore été réalisé, qu'en faiil réagir des volumes convenables d'bydrogène protocarboné et fccfalore, on n'obtienne l'éther méthylchlorhydrique lui-même. Or. réiher méthylcblorhydrique, traité par une dissolution alcoolique fcpolaijse, donne de l'alcool mélhylique. Nous avons vu [g 14ii) » [a série vlnique peut êlre regardée également comme dérivée Bn hydreçéne carboné C'H" auquel nous avons donné le nom tatétine, mais qui est encore inconnu.

I liorsqu'on fait passer des vapeurs d'acide acétique monohydralé tfH^'.HO à travers un tube de verre renfermant de la mousse de fbtine, et chauffé à iOO". l'acide acétique se décompose en acide Hsfaonique el en hydrogène protocarboné

Cne décomposition semblable a lieu lorsqu'on chauffe l'acide acétique au contact d'un excès d'alcali, mais, alors, l'acide carbonique reste combiné à l'alcali; el l'hydn^ène protocarboné se dépgeseul. Lanianièrelaplus économique de préparer ce gazconsiste à chauffer i parties d'acétate de ]domb cristallisé avec 10 parties d'un mélange alcalin, composé de 2 parties de potasse caustique et de 3 parties de chaux vive. Pour composer ce tnélange, on dissout les deux parties de potasse dans une peliln quantité d'eau, et l'on

en arrose les trois parties de chaux vive pulvérisée ; on chauffe la

pâte au rouge sombre pour chasser l'excès d'eau. L'hydrc^éne protocarboné se dégage aussi spontanément de la

vase des marais [ § Î65j et des couches de houille grasse. L'hydrogène protocarboné n'a été liquéfié & aucune température ;

sa densité est 0,559; son équivalent C'H' correspond à i volumes

de gaz; il brûle avec une flamme bleuâtre, qui a beaucoup nnoins

d'éclat que celle de l'hydrogène bicarboné.

ir 4tTmâiK btaiqw •■ BSLiniam de cooceo-

tbrmn^ le btmigte 4» tbamx en fonnisle de

■ dr ionnâle de cbaux, de

àt, «Uni peu soluble dans

^ le dépose pteaq«e« calîa'; m le purifie en le dis»!-

AOIDE FORHltlUE. 2T3

ml dans de l'eau bouillante, qui l'abandonne, par le refroidisseeol, en petits cristaux prismatiques.

Le Tormiate de plomb, bien desséché, est introduit dans un long ibe de Terre, que l'on chauffe avec quelques charbons, cl par quel on fait passer un conranl d'hydrogène sulfuré ; il se forme dii jlFure de plomb, et l'acide formiquemonohydraLé se condense dans : récipient. C'est un liquide incolore , d'une odeur pénétrante et micléristique ; il se solidifie à quelques degrés au-dessous de 0, Itwut à 100". Sa deusité est 1,33 I d t d a vapeur est pfiSi ; -son équivalent, C^HOMIO, et p é lé p i volumes de ipeur.

L'acide formique monohydraté est t è -c t q I attaque forimcnt la peau et y fait naître des amp 1 II ombine avec eau ; les premières parties d'eau ajo tées élè l point d'ébullion; additionne de 20,7 d'eau, c'e à-d edel éq., il bout à 106°. 'îcide sulfurique concentré, et en excès, décompose l'acide forliqoeen oxyde de carbone et en eau. A la température de l'ébuili- DD, l'acide formique réduit plusieurs oxydes métalliques, notamlent les oxydes d'argent et de mercure.

Les formiates de potasse et de soude sont très-sol u blés, et délilesceats.

Le formiate de baryte se dissout dans i parties d'eau, et cristale facilement; la formule de ses cristaux est BuO.(:*IIO'. Le formiate de chaux se dissout dans 10 parties d'eau ; il est à u près aussi soluble à chaud qu'à froid.

Le formiate de plomb exige 36 a iO parties d'eau froide pour se soudre ; il se dissout en plus grande quantité dans l'eau chaude ; , cristaux sont anhydres.

3n peut obtenir un formiate d'argent par double décomposition ; is ce sel se détruit par une simple ébullition avec l'eau. ;ii77. On obtient l'éther formique C'H'O.C'HO' de la série viue, en chauffant un mélange de 7 parties de formiate de soude , 10 parties d'acide sulfurique concentré, et 9 parties d'alcool, l'obtient en grande quantité, et à bon marché, en mêlant, dans ; grande cornue, 80 parties d'amidon, 120 parties d'alcool ordire à 0,85, 120 parties d'eau, 30i de peroxyde de manganèse et I d'acide BuKurique concentré. On chauife légèrement pour déminer la réaction ; quand celle-ci est bien engagée, on retire le , et l'on refroidit même les parois de la cornue avec des linges iiillés ; il se sépare une couche d'éther formique, qu'on enlève et sl'on traite par du lait de chaux, pourladébarrasser des acides; la distille ensuite sur du chlorure de calcium.

iJ

i76 Slïmii MtTHÏLiyUE.

L'élherfijrmiquti est un liq4iide incolore, d'une odeur ïuave, ayant pour densité 0,912, et bouillant à 53^i. 11 se dissout dans 40 parties d'eau, et ae mêle en toutes proportions avec l'alcool II est à remarquer que l'éther formique C'H'O C'HO* est isomère avec l'étlier métliylacétique C'H'O.C'H'O'. L'élher formique, Irailé par le chlore, à la lumière diffuse, donne un èther chloré qui a pour formule C'H'CI'O.C'HO' ; en épuisant l'action du chlore, au soleil, OB obtient un àlhrr chloroformique perchloré C'C1°0,C*C10*.

L'élher méthjilfoTmiqut C'H'O. C*HO° se prépare de la même manière quB celui de la série vinique ; seulement on remplace l'aicoot par do l'esprit de bois ; c'est un liquide clhcré, Ircs-iluidc, qui bout vers 37».

Mèlhylat, C»U'0'.

g U78. On n'a pas réussi jusqu'ici â préparer l'aldéhyde de la série méthylique; ce corps aurait pour formule C'H'O'. Lorsqu'on distille un mélange d'acide sulfurique et d'alcool méthylique, sur àa peroxyde de manganèse, on obtient un mélange de plusieurs liquides volatils, mais dans lesquels dominent l'éther mélhylformique et un liquide particulier auquel on a denné le nom de tnéthylal. On dissout ce liquide datis l'eau, et l'on y ajoute de la potasse ; l'alcali décompose l'éther méthyirOTmique, et le méthylal se aéparo sous forme d'une couche liquide qui vient nager à la surface. On le purifie par une disiillaiion sur le chlorure de calcium. Le méthylal bout à i2°; il correspond à l'acétal; sa formule est C'H'O*, et l'on peut le regarder comme résultant de la réunion de 3 molécules d'éiher méthylique, dont une seule a pris 1 éq. d'osygwie à la place de 1 éq. d'hydrogène.

Action dn rhlorr aor len rompoiién dr la acrie mélh clique, i/m

Produits lie l'action duchlare sur i'éihcr mélkylchhrliydriijue et jitt<^ . l'hydrogène protocarboiti. '

§ U79. L'éther chlorhydriquu de la série méthylique est plus difficilement attaqué pur le chlore que celui de la aérievinique; la ré&clion n'a lieu que sous l'influence des rayons salaires directe. Comme les produits sont plus volatils, il faut apporter encore plus de soin à refroidir les récipients. On emploie d'ailleurs l'appareil décrit [§ 1 i31 ) et représenté par la figure 680.

SiTou a soin de maintenir en excès l'éther méthylchlorhydrique, on obtient dans le Oacon C (Rg. 680), qui doit être maintenu dans un

.u:T. du CHIAIIIE SfR I-'lîTHKB MfiTHVI.CHLORHïDItIU. i"~

mélBiige réfrigérant, un liquide très-voiatit que l'on purifle par une dislillation sur l'acide sulturique concentré, puis sur la cliauK vive ; c'est ï'ëthtT methylMarht/dnqM monochloré C'H'CI*. Ce produit a one odenr semblable à celle de la liqueur des Hollandais ; sa densité «M 4,3Uà 1â°; il boiitâ30°,5. La densité de aa vapeur est2,9i; ma Aquivalent, ClPCl', est représenté par i volumes de vapeur oemme telui de l'èlber mélbylchlorhydrique C*H*CI.

% 4tS0. Le second produit de l'action du chlore sur l'étbcrmétliylflblorhydrique est un liquide ayant une densité de 4,191 à il", et hoDÎUant àlil". Sa compositiun est représentée parla formule C'HQ*, qoi correspond également à 4 vol. de vapeur. C'est Vither mithyleUarhydrique biehtoré, mais qui est plus généralement connu sous le nom de thloroforme. Ce nom lui a été donné parce que, au contact d'une diwolution akootiqoe de potasse, il donne du clkiorure de potaseium et du foriuiate de potasse

C'HCl'-f iK0=3KCI+KO.C'H0^

l« chloroforme s'obtient dans plusieurs autres réactions chi- Mqoes, notamment quand on fait réagir, sur de l'alcool ou sur de TMétone, une dissolution d'hypochlorile de cbaur. Ce produit se Répare en grand dans les pharmacies et dans les fabriques de produits chimique» depuis qu'il a remplacé l'éther pour opérer rnaensibilité du patient dans les opérations chirurgicales.

On obtient, étalement le chloroforme en décomposant le chloral fcjrdreté C'HQ'O'.HO par une dissolution de potasse

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