‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 58 sur 143 · K0.C'C1'0' + K0.H0=9(K0.C0»)+C'HC · texte numérisé non relu

K0.C'C1'0' + K0.H0=9(K0.C0»)+C'HC

On le prépare facilement et économiquement par le procédé suivant : ou verse 3S à iD litres d'eau dans la cuuurbîte d'un alambic, ou chauffe celle eau » 40°, et l'on y délaye d'abord S kil. de ebauK vive, puis 10 kil. d'hypochlorile de cb§ns du commerce; enfin, ony VBrae 1 J litre d'alcool àO,S&, et, après avoir bieti mélai^é la liqueur et ajusté te chapiteau, on chauffe la liqueur à rébttlUtion. Lorsque la distillation commence, on ralentit le feu et l'on abandonne l'opération à elle-mémo. Il se condense, dans le réci- ^lient, un liquide aqueux, au fond duquel se trouve un liquide plus lourd, c'est !e chloroforme ; on le sépare, et ou le purifie par une

iTh SÉRIE MÉTIIYLIUUE.

distillaiionsur du chlorure de calcium. L'opéralion que nous venons de décrira donne environ 600 gr. de chloroforme.

$ 1481. Le chloroforme, soumis à l'aciion du chlore, sous l'influence de la lumière solaire, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plua d'acide chlorhydri que, perd son dernier équivalent d'hydrogène, et il se forme de l'étherfnéthylehlorhydTiqueperchloTiC'O* qui est ua nouveau chlorure de carbone. Ce composé est liquide à la températuro ordinaire, mais à — 23° il se solidifie en une masse cristalline nacrée; il bouta 78". Sa densité est t,599; la densité de sa vapeur est de 5,30; son équivalent est donc encore représenté par 4 volumes de vapeur.

g fiSÎ. Si l'on expose aux rayons solaires un flacon renfermant un mélange d'hydrogène protocarboné, et de chlore en excès, il se condense, sur les parois, un liquide, qui est un mélange de divers éthers méthylcblorhjdriques chlorés dont noua venons de parler, et principalement de chloroforme C'HCI' et de chlorure de carbone C'G'. H est très-probable quo l'on obtiendrait le premier produit chloré, l'élher méthylchlorhydrique C'H'CI, si l'on faisait arriver les deux gaz dans un apparejl analogue à celui de la figure 680, en maintenant l'hydrogène protocarboné en excès, et faisant ensuite passer les gaz à travers un tube refroidi par l'acide carbonique solide, pour condenser l'élher gazeux. En tous cas, il est démontre que, par l'action du chlore sur l'hydri^ène protocarboné C*H*, on obtient les mêmes produits que par l'action du chlore sur l'éther niétliylchlorhydriquo C'il'Cl, et l'on est en droit de rt^arder ce corps comme le point de départ de la série. Ainsi nous avons :

Hydrogène protocarbonô, formène. . . . C'H' gaz non liquéfiable,

Éther mèthylchjorhydrjque C'H'CI scliquéSeàunelrès-

basse température; Élhermélhylchlorhydriqucmonochtoré. C'H'CI' bout à 30'',5 Éther méthylchlorhydrique bichloré ou

chloroforme. C'HCI' » 6i",0

Éther méthylchlorhydrique perchloré. CCI' » 7B",0.

g U83. Mais, il.y a plus, on peut, en opérant sur le chlorure carbone CCI', et, par des réactions chimiques convenables, rem' placer le chlore par de l'hydrogène, et remonter du chlorure de carbone â l'hydrogène protocarboné, en passant par tous les produits intermédiaires. Pour le démontrer il suffit de placer, dans une fiole à fond plat, une dissolution de ce chlorure de carbone dans de l'alcool aqueux, et d'y introduire de l'amalgame de potassium. On fait corn-

es-

M ACTION DU CHLORE SUR L'ÉTHEH METHÏLIUUG. 27'J ■

I muniqaer la Gole, d'abord avec deux tubes en U, dont le premier H

I est maintenu à 30' environ, et le second refroidi par un mélange de H

f sel et de glace; puis avec un appareil à boules rempli d'eau, et m

enfin, avec un tube abducteur qui conduit les gaz dana une cloche Gurla cuve à eau. Oncbaufle la fiole; le chlorure de carbone se décompose, il se forme du chlorure de potassium et de la polasse caustique; le chlore enlevé est remplacé par de l'hydrogène provenant de la décomposition de l'eau. Dans le premier tube en D se condense principalement l'éther méthylchlorhydrique bichloré C'HCl'; dans le «econd, l'éther méthylchlorhydrique monochloré C'H'Cl' ; l'eau de l'appareil â boules dissout l'éther méthylchlorhydrique C'H*Cl, que l'on peut en séparer en la saturant par du chlorure de calcium; enfin, l'on recueille, dans la cloche, de l'hydrogène protocarboné. Cette transformation inverse n'a pas réussi jusqu'ici sur la série W correspondante de l'éther chlorhydrique de l'alcool ; el!e présente- Htet un inlérèt particulier, puisqu'elle permettraîtda préparer l'hy- B^logëne carboné C'll° qui manque encore dans celte série.

■ coirreSDi

^ % U8i. En trailant l'alcool par le brame, on obtient un produit ' correspondant au chloral, qui se décompose par les dissolutions alcalines, et donne du brômoforme C'HBr'.

On obtient ViodofoTtne C"Hlo', en verjant une dissolution de potasse caustique, ou de carbonate de polasse, dans de l'alcool saturé d'iode, jusqu'à ce que la liqueur soit décolorée ; on ajoute alors beaucoup d'eau, l'ioduforme se précipite sous forme de petites paillettes cristallines jaunes; on le purifie en le redissolvant dans de l'alcool, et abandonnant la liqueur à l'évaporation.

En distillant 1 partie d'iodoforme avec 3 parties de sulfure de mercure, on obtient une liqueur jaune oléagineuse; c'est le sulfo- ^rmeCHS'.

Action du chlore sur l'élher méthylique, C'11'0.

g U85. L'action du chlore sur l'éther méthyliquc est des plus * Mres, même à la lumière dilfuse; c'est une expérience dangereuse, qu'il faut conduire avec de grandes précautions, si l'on veut éviter de violentes détonations qui feraient voler l'appareil en éclals. La figure 683 représente l'appareil qu'il convient d'employer lorsqu'on

■ veut préparerdes quantités un peu considérables du produit. On pré-

■ liarel'éthermètbyliqae en chauffant, dans un ballon A(fig. 682),un

SÉRIE HËTHYLUJUE.

mélange de ( partie d'esprit de bois et de i parties d'acide salfuriqite 1 concentré ; le gai traverse d'abord un premier flacon laveur B, coa- I tenant de l'eau, puis un second Oacon C, renfermant une dissolittioi de potasse pour retenir l'acide sulftireux et l'acide carbonique, et, enfîn, un long tube rempli de fragments de chlorure de calcium pour des'écher le gaz (ce tube n'est pas représenté sur la figure). Le I chlore est préparé dans le ballon G par la réaction du peroxyife de manganèse sur l'acide chlorhydrique , il se lave dans l'eau di flacon F et se desséche en traversant l'acide sdlRirique concentré, conlenu dans le flacon E. Les deux gaz sont amenés en présence dans le ballon D : ils en sorteni par

^ men

un réfrigérant II, bien refroidi par de lu glace , et ils se dégagent dans l'atmosphère par l'orifice o.

Les liquides qui se __ --- sont condensés dans le ballon D et dans le réfrigéranlH, se rendcril . : ■-. i. r i ri' Ilacon doit être entièrement indépendant dr . .i|,| ,, ,\w si l'appareil vienl à

faire explosion, on no penli' [laa li's iiroduits déjà obtenus.

L'appareil doit être placé dans un endroit bien éclairé, mais qui ne reçoive pas les rayons directs du soleil ; la réaction eât souvent assez longue à s'étabhr; mais, une fois commencée, elle continue avec beaucoup d'énergie. L'opérateur doit alors régler ie dégagement des deuï gaz avec une grande attention ; les deux gaz doivent arriver dans des proportions telles qu'ils se détruisent, immédialement, l'un parl'auire, en arrivant dans le ballon D. Si l'un des gai arrivait en trop grande proporlion, si, par exemple, le ballon commençait à se colorer par le chlore, et que l'on ranimât Is déga;;e-

ACT. DU CHLORE SIJK t'ETHEH HETHYLÎvULFHYDIllULE. 281

ment do l'éther mélhylique, l'eipiosion arriverait infailliblement. Il faudrait, pour éviter cet accident, empêcher l'arrivée du chlore, en débouchant un des flacoos laveurs E, F, e[ faire arriver l'étber IrËS-l en terne nt jusqu'à ce que le hallou 0 filt décolaré. On rétablirait ensuite le dégagement ordinaire des gaz.

On obtient, dans le flacon I, un liquide très-mobile, d'une odeur snSbcante et qui fait pleurer; il répand à l'air des fumées acides en se décomposant par l'Iiumidité qu'il lui emprunte. Sa densité à 30° est 1,315; il bout à 1 0S". L'eau froide le décompose, quoique lenlement. Ce liquida est l'étber méthylique monocbloré C'H'CIO ; Ht formule correspond à 2 vol. de vapeur, comme celle de l'étber méthylique C'H'O dont il dérive.

Ce produit, soumis à l'action du chlore, échange i éq. d'hydrogène conire i éq. de chlore, et devient élher mélhyliqat biehloré. Sa densité est t ,606 à î 0', il bout vers 1 30". Son équivalent C'Ha'O correspond également à 3 vol. de vapeur.

Enfin, en exposant ce nouveau produit â l'action du chlore, sous Influence des rayons solaires, on remplace son dernier équivalent dl^ftrogènp par 1 èq. de chlore, et l'on obtient Véther mélh^iijue ptrçktorê C*CTO , mais ce produit n'a pas conservé un état de contonsallon semblable i celui des deux précédents, et à celui de l'élher méthylique C*H'0, car son équivalent correspond à ^ vol. de vapeur. Il y a eu, ou dédoublement de la molécule primitive, ou écartement des molécules, do telle sorte que le n^éme nombre île groupes moléculaires occupe maintenant un espace double. Ce cbangement de disposition moléculaire se manifeste par une anomalie dans le point d'ébuHilion ; nous avons vu jusqu'ici que, lorsqu'un groupe moléculaire se modifiait seulement par la substitution de 1 éq. <ie chlore à 1 éq. d'hydrogène, son point d'ébullilion s'élevait. Celle circonstance ne se présente plus pour l'étber métby- Uque tricliloré, comparé à l'éther métbylique bicidoré : la lempéralora d'ébullilion de ce dernier est ii 1 30° ; celle de l'éther trichloré M versées''.

Action du chlore sur l'éther méthyhulfhydrique,

i 4486. L'éther mélhylsulfiiydrique est facilement attaqué par le driore; il perd successivement son hydrogène, qui est remplacé par des quantités équivalentes de chlore, et le produit fmal est iéther méthytsidfhydrique prrchtoré C'Cl'S.

S8t SERIE UÉTHYLIQUE,

Action du chlore sur les éthers méthyliqws composés.

J U87. Un grand nombre d'élhers composés de la série méthylique peuvent échanger plus ou moins complél«menl leur hydrogène conlre des quantités équi^'alentrs de chlore. Ainsi, {"élher mélhylosatique CH'O.C'O' fournit

Un eiher méthylosalique bichloré C'HC1*0.C*0'

El un élher méthylosalique perchloré... C'CPÛ.CO' L'élher méthyl acétique CHH).C*H'b- donne de même

Un élher méthylacétique bichloré C'HCI»O.C'H'0'

Et on élher mélhylchloracétique perchloré, C'a'O.Ca*0' Nousavonsvuquerétherfermiquedela série viniqueC'H'O.C'HO' préienlait la même composition élémentaire que l'élher mêthyla celique C'H'O.C'H'ù', bien que ces deux substances fussent très-différenl«« par leurs propriétés physiques et chimiques; les produits perchlorés de ces deux éthers doivent donc offrir des compositions semblables ; mais il y a plus, ces deux produits sont identiques; ils forment une seule et même substance, et ne te ressentent plus de la diversité de leur origine. Nous avons déjà rencontré un fait analogue; !a liqueur des Hollandais C'H'Cl.HCI est isomère avec l'éther chlorhydrique monochloré CHnil*, mais ces deux substances diffèrent très-nettement l'une de l'autre par leurs propriétés physiques et chimfques; traitées par le chlore, elles donnent, toutes deux, le même produit Bnal, le chlorure de carbone CCI'. L'éthermétbylformiquedonne,aveclech!ore, deux éthers chloré»^

L'éther mélhylformique bichloré C'HCI"O.C*HO','H

et i'élherméthylchlorofonnique perchloré. CCI'O.C'CIO'. ^

Ce dernier éther est liquide, il bout vers 1 80" ; il est isomère avec legax cbl orocarbonique COCl; si l'on fait passer sa vapeur dans un tube chauffé à une température supérieure à 300°, il se transforme complètement en ce gaz.

Action du chlore sur l'acide formique.

§ liSâ. Ou ne coTmaît pas d'acide formique chloré; lorsqu traite par le chlore l'acide formique monohydralé C'IIO^.HO, l'équivalent d'eau est toujours décomposé, et il se forme des acides chlorhydrique et carbonique :

C'HOV HO + 2C1 = 2HCI + 2C0'

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