T1ÈRES COLORANTES D'ORIGINE ORGANIQUE
I . Les végétaux renferment des matières colorantes trè*distribuées inégalement dans leurs diverses parties; ils ent, souvent aussi, des substances qui sont incolores, ou i*ées, tant qu'elles font partie du végétal vivant , mais qui t des couleurs très-belles au contact de l'oxygène atmole, ou par l'action des divers agents chimiques, atières colorantes organiques s'altèrent presque toutes à :*tout sous rinfluence des rayons solaires; elles éprouvent * combustions partielles, et se changent en substances iu- Suivant que cette décoloration se fait rapidement ou en p de temps, on dit que la matière colorante est de mauvais *n teint. Les agents chimiques modifient, en général, la des matières colorantes organiques , en formant avec elles binaisons, ou en les transformant en d'autres substances ^t colorées. On utilise fréquemment ces propriétés dans la I-.es oxydes métalliques se combinent, notamment, avec nombre de matières colorantes douées de propriétés aci- Upart de ces oxydes, tels que l'alumine, les oxydes d'étain. . . ^insi des composés insolubles, présentant souvent de très- U leurs, et qui sont employées, sous le nom de laques^ dans ï*e à l'huile et à l'aquarelle.
^rbon très-poreux , surtout le noir animal , absorbe , sans ïl", la plupart des matières colorantes organiques en dissolus l'eau , et les abandonne de nouveau si l'on ajoute à ^ petite quantité d'alcali. Les fibres ligneuses et animales - de la môme propriété. Le chlore humide détruit toutes les colorantes organiques , en exerçant sur elles une action
ÉTHAL.
Véther chlorhi/driqM de l'alcool fthalique C"H"0*. Pour l'avoir pur, on doit le distiller une seconde fois avec du perchlorure de phosphore, le laver avec de l'eau, et le distiller sur une petite quanlilé de chaux vive.
On obtient des composés brôméel iodé correspondants C"U"Br, C"H''io, en chauffant à 100° de l'éthal et du phosphore, puis ajoutant par peliles portions du hrôme ou de l'iode. Après la rcactioo, on I éprend par l'eau, qui dissout les brdmure et ioditre de ptiiBphoreen le^ décomposani; les élhers se séparent sous forme d« matières solides; on les purilie pnr cralallisaliDn dans l'alcool.
L'éther éthahiiipiydnij;t C"'ll''6 se prépare en faisant ré^ une dissolution alcoolique de monosulfure de potassium sur Trlber éthalchlorhydrique. Si l'on remplace le monosu|[\ire do potasamio ' par le sulfliydrate de sulfure, on obtient le mercaptan élhali^ I C"H"S.HS. '
Si l'on chaulfeâ 110° de l'élhal avec du sodium ou du potassino, i de l'hydrogène se dégage, et il se forme une niaàse d'un isiut grisâtre, fuàihle entre 100 et 1 1 0". Celte substance qui a pour liffmule CH^KO", n'est autre chose que de l'éthal dans lequel I i] d'hydrc^ène est remplacé par ( éq. de potassium ou de sodium.S l'on chauffe cette matière avecde Télhcr éthaliodhYdriqueC"B"Ioil se forme de l'iodure de pota-ssium et de Vélher élkatiqutU"'^
C"H"KO'+ C"H"lo=:Klo-f-ac"H"0.
L'éther éthalique cristallise en paillettes brillantes de ses di tions dans l'alcool et dans l'éthfr; il fond vers S5°.
L'aldéhyde éthalique C**H"0' s'obtient en faisant réagir su un mélange de bichromate de potasse et d'acide sulfurique fi C'est une substance cristalline fondant vers 50".
Lorsqu'on chaude l'éthal avec S ou 6 fois son poids d potassée, jusqu'à 210 ou 220°, il se dégage de l'hydrogèae||j il se forme de Vacide éthalique C"li"0'.HO, qui est à ralaK"" ]iqueC"H"0'ceque l'acide acétique C'H"<>',HU est à l'aie nique C'U'O'. Pour séparer cet acide, on délaye la masse al dans l'eau, et on la sature par l'acide chlorhydrique; l'acit' lique se sépare, sous forme de flocons, maisilesttoujoursiDl d'éthalnon attaqué. Pour le purifier, on le chauffe avec ui lutioii de baryte caustique, qui se combine avec l'acide et on évapore à sec , et l'on traite le résidu par l'alcool qui di l'éthal. Le résidu, qui ne se compose plus que d'éthalatedehi est décomposé par l'acide chlorhydrique ; e1 l'acide é' devenu libre, est puriBë par une dissolution dans l'éllier.
CIRES. 43t}
1 1 676 . Nous avons vu (§ 1 674) que le blanc de baleine se changeait, ' la saponiOcation, en éthal et en acide éthalique ; on peut donc enir une grande quantité de ce dernier acide en décomposant, ' les acides, les savons fournis par le blanc de baleine. La forile C"*H**0*, que nous avons donnée (§ 1674) au blanc de bane ou cétine, peut être écrite C«^H«^0* = C»«H"O.C''*H"0», cétine peut donc être considérée comme de Véthalate (Téther alique.
L'acide éthalique fond vers 60®; il cristallise, par refroidissement, aiguilles brillantes; il est insoluble dans Teau, mais très-soluble ns l'alcool et dans Téther. La formule générale de ses sels est
L'acide éthalique existe dans l'huile de palme, soit à l'état isolé, it combiné à la glycérine ; on lui a donné aussi le nom d'acide Imitique.
Si l'on distille , à plusieurs reprises, de l'éthal avec de l'acide losphorique anhydre , on obtient un liquide volatil qui a pour rmule C"H'*, et qu'on a nommé cétène; c'est, dans la série de dcool éthalique, l'analogue du gaz oléfiant dans la série vinique. 3 liquide bout vers 275® sans altération. Sa formule correspond à volumes de vapeur.