DES CIRES
§ 4677. Les chimistes donnent le nom de cires à des substances origines diverses, mal définies, et dont le type est la cire des )eilles. Nous ne nous occuperons iciquedecettedernière, quiest
mieux connue, et nous ne parlerons pas des autres substances «ueillies sur les végétaux, et qui ne présentent souvent avec la re ordinaire qu'une analogie d'aspect ou de propriétés physiques.
La cire forme la pariie solide des alvéoles des abeilles ; quand on 1 a enlevé le miel par expression, on fond la cire avec de l'eau laude, et on la lave, à plusieurs reprises, avec de l'eau. Il reste une ihstance jaune, dont l'odeur rappelle celle du miel. En l'exposant a lames minces, sur le pré, à l'action de l'air humide et des rayons claires, les matières odorantes et colorantes se détruisent, et Ton btientde la cire blanche. Ce blanchissement se fait plus prompteicntpar le chlore, par les hypochlorite- alcalins, et, en général, par s réactifs oxydants. La cire blanchie renferme moins de carbone
plus d'oxygène que la cire jaune.
ClIttS,
La drc, blaocliie. est Imnslucide sur une pc^lîte épaisseur;» (teiisilé varie de 0,960 à 0,966 ; elle est dure et cassante à 0', tr»malléableà 30", et fond vers 65°. Traitée par l'alcool bouiIlanl,B' la sépare : 1° en myrîcine, presque insoluble dans l'alcool tmiiillant; 2' en eérine , appelée aussi aûide cérolique, soluble. dans l'alcool bouillant, mais qui se dépose eu petites aiguilles criaUl- Imos, pendant le refroidissement; 3" en eèroléine, qui reste eaitiïsolution dans l'alcool refroidi. Les proportions do ces Iroîssub- Stances sont variables.
Soumise i la distillation, la cire dunne une petite quantité d'es ai'ide, des gaz combustibles, des huiles liquides, isomères du gai oléflant, et une matière solide, composée essentiellement à'îàit margarique et d'une substance cristallisable qui pi-ésenle beaucoup d'analogie avec la paraffine, par sa composition et ses propriélfe physiques, Si l'on distille avec de la cbaux, on obtient d'abord dw huiles jaunes, décomposition complexe, puis une grande quanlllé de la substance cristalline dont nous venons de parler.
Càrine, i
icide cérotique, C'"H'"0*=C"H«0'.HO.
g <678. Lorsqu'on fait bouillir pendant quelque temps la cira avec de l'alcool, et qu'on abandonne la liqueur au refroidiagemail, le dépAt qui se forme se compose principulement de eérine et ib myricine. 11 faut répéter les dissolutions dans l'alcool bouiilnit, jusqu'à ce que la matière qui se dépose pendant le refroîdisseffinl de la liqueur alcoolique, ne fonde qu'à 70°. On la redissautiit nouveau dans l'alcool bouillant , et l'on y ver^e de l'acélaU d< plomb; le précipité de cérotate de plomb est lavé, à chaud, avecde l'alcool et de l'éther, puis décomposé par l'acide acétique. On ftil crislaliiserraciiie cérolique en le dissolvant dans l'alcool boiilllaiil< L'acide cérolique pur fond à 78°; il est insoluble dans l'eau.
Myricine.
% 167". La myricine est Irès-pou foluble dnns l'alcool, car il Bol 200 parties d'alcool bouillant pour en dissoudre i ; cette partieâi!soule se dépose, pendant le refroidissement, en flocons blancs. U myricine exige 400 parties environ d'èther froid pour se dissoudre. £lle fond à 73°, et , à une température élevée , une partie se st blime sans altération. Sa composition élémentaire correspond i II formule C"U"0'. Chauffée pendant longtemps avec une dissolulii» concentrée de |iolasse caustique , clic se Iransforme en acide paf-
mtïiçtie C*'H*'0*.HO, qui reste combiné avec la pota:>se, et en une substance neutre, la mélissine C*°H"0*, qui se rapproche de l'éthal par ses réactions chimiques.
Céroléine.
§ 4680. Nous avons dit que la céroléine reste en dissolution dans la liqueur alcoolique froide qui a servi à traiter la cire; on la sépare par l'évaporation de l'alcool; c'est une substance molle, fusible à 29°, très-soluble dans l'alcool et dans l'éther froid , rougissant le tournesol. Elle renferme plus d'oxygène que la cérine et la myricine.