‹ Cours élémentaire de chimie (volume 2)Chapitre 127 sur 130 · LOI DES VOLUMES · texte numérisé non relu

LOI DES VOLUMES

gaz sulfureux renferme \ volume d'oxygène ; d'après les lois énoncées, il devrait renfermer \ volume de soufre gazeux. Or, d'après la densité trouvée pour la vapeur de soufre , il n'en renferme que \ volume. 4 volume de gaz sulfhydrique renferme 4 volume d'hydrogène; il devrait donc contenir { volume de soufre gazeux; mais l'expérience montre qu'il n'en contient que J. Dans ces deux cas , la loi est donc en défaut , à moins que l'on ne démontre que , dans les circonstances où l'on a déterminé la densité de la vapeur de soufire, cette vapeur ne suit pas, même approximativement, les lois de dilatation et de compressibilité des gaz permanents , et que la densité qui correspond à l'état gazeux véritable n'est que le \ de C5elle que présente la vapeur de soufre dans les circonstances où on l*a examinée.

2 volumes ^de sous-chlorure de mercure ou calomel Hg*Cl renferment 2 volumes de vapeur de mercure et 4 volume de chlore ; c'est le mode de condensation exprimé par la deuxième loi. Mais ^ volume de protochlorure de mercure ou sublimé corrosif HgCl renferme 4 volume de vapeur de mercure et i volume de chlore , Ce qui est en opposition avec la seconde loi.

On a rencontré^ des modes de condensation encore plus complexes : ainsi , ^ volume de gaz hydrogène phosphore ou arsénié renferme 4 { volume d'hydrogène et { volume de vapeur de phosphore ou d'arsenic; 7 volumes des gaz composants se sont donc condensés en 4. Les protochlorures de phosphore et d'arsenic présentent le même mode de condensation.

S 4238. Ainsi, des diverses lois que les chimistes ont cru reconnaître sur la constitution des composés binaires gazeux, une seule, celle que nous avons énoncée (§ 4231), a résisté aux épreuves de Texpérience. Du reste, cette loi ne s'applique pas seulement aux combinaisons des gaz simples entre eux, mais elle s'applique également à celles que forment les gaz composés, soit avec des gaz simples, soit avec d'autres gaz composés; de sorte que son énoncé général est : Lorsque deuxx) gaz se combinent, leurs volumes ont entre eux des rapjKyrts numériques simples; et le volume du composé qui en résulte, considéré à Vétat de gaz, présente aussi un rapport simple avec la somme des volumes des gaz qui sont entrés dans la combinaison. Les combinaisons du gaz ammoniac avec les gaz acides, celle de l'hydrogène phosphore avec le gaz acide iodhydrique, celle du chlore avec les gaz sulfureux et oxyde de carbone... sont des preuves que l'on peut citer de l'exactitude de cette loi pour les combinaisons des gaz composés.

-^^o 1,01 des chalel'rs spécifiques,

Laides chaleurs spécifiques des corps.

% 1S39. Des poids ^aux dee différents corps preonent des qnntités de chaleur très-inégales pour élever leur température d'tu même nombre de degrés. On s'en assure en comparant les èlérations de température que produisent, sur une même masse d'eai des poids Égaux de ces corps, lorsqu'ils se refroidissent d'un mâme Dombre de degrés. On appelle capacitis cdlorifiqvei ou ehalewn sp^t/lgues des corps, les quantités relatives de chaleur que 1 kilogr. de ces corps prend pour élever sa température de 0' il 100*; el, pour les exprimer numériquement , on adopte pour unité la quaih tité de chaleur que 1 kilt^r. d'eau prend dans les mêmes circosatances.

Sii'oncompare leschaleuraspécifiques des corps simples «olifci à leurs équivalents chimiques, déterminés par les considératiofli que nous avons précédemment exposées, on remarque qu'en général ces chaleurs ipécifiqua sont en raison inverse de leurs équioateKit chimiques. On ne rencontre qu'un petit nombre d'exceptions ; »core celles-ci rentrent-elles dans la loi générale si l'on diviti fCH 2 les équivalents que nous avons adoptés. Des lois semblables s'observent sur les corps simples gazeux, comparés entre eux.

g12i0. Supposons que cette loi des chaleurs spécifiques soîl rigoureusement exacte, et admettons les équivalents qu'où en dèduil à la place de ceux auxquels nous avons été conduits par les seulH considérations chimiques, nous ne trouverons de diCterenœs que pour les équivalents de l'hydrogène, de l'azote, du chlore, du brome, de l'iode, du phosphore, de l'arsenic, du potassium, du sodium et de l'argent. Les équivales ts de ces corps, tels qu'ils sont donnés par les chaleurs spécifiques, sont la moitié de ceux que nous avons admis d'après les considérations chimiques.

Si nous adoptons ces équivalents, nous serons obligés de changer les formules des combinaisons de ces corps; ainsi, les composas que nous formulions KO, NaO, AgO, Ka.NaCl, AgO... prendront les formules K'O, Ka'O, Ag'O, K'a», Ka'CI". Ag'Cl'... Nous allons chercher à montrer que ce sont, en effet, ces dernières formule! qu'il faut adopter, si l'on veut satisfaire, non-ssulement aux hit lit combinaisons que nous avons développées [§ 4209 et suivants), maw encore à la lui de l'isomorphisme (| I i 1 2) .

Nous connaissons deux métaux, le cuivre et le mercure, <| ment chacun 3 oxydes basiques , dont les formules

Cu'O, CuO, Hg»0, BgO,

:ure. <|tHi^B

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