THÉORIE ATOMIQUE
posés qui se formuleront Az'O, AzH)«, Az«0\ Az«0* et Az«0«- 4 volume de chlore se combine avec 4 volume d'hydrogène pour former l'acide cblorhydrique ; mais, pour satisfaire aux relations numériques des équivalents, on dira que 2 volumes de chlore se combinent avec 2 atomes d'hydrogène pour former 1 atome d'acide cblorhydrique H*C1*. On dira, de même, que 2 volumes d'azote se combinent avec 6 volumes d'hydrogène, ou que 2 atomes d'azote se combinent avec 6 atomes d'hydrogène pour former 1 atome d'ammoniaque Az*H®.
Pour les combinaisons du soufre avec l'hydrogène et avec l'oxygène, si l'on voulait rester fidèle à l'hypothèse que tous les gaz simples renferment sous un égal volume, le même nombre d'atomes, on serait obligé de dire que 1 volume de vapeur de soufre se combine avec 6 volumes d'hydrogène et avec 6 volumes d'oxygène, pour former les acides sulfhydrique et sulfureux ; ou, que 4 atome de soufre se combine avec 6 atomes d'hydrogène et avec 6 atomes d'oxygène, pour former des composés , qui se formuleront alors H^S et SO* ; mais les chimistes qui adoptent la théorie atomique n'ont pu se décider à admettre ces dernières formules qui ne satisfont pas aux lois de l'isomorphisme ; et, renonçant, pour ce cas, à une de leurs hypothèses fondamentales, ils les écrivent H*S et SO*.
§ 4214. En résumé, la théorie atomique repose sur des hypothèses gratuites; elle ne renferme d'exaext que ce qu'elle emprunte à la théorie des équivalents, sans présenèçr d'avantage sur cette dernière. Pour la faire accorder, à la fois, aveb les équivalents chimiques et avec les lois de l'isomorphisme, il faudrait renoncer aux principes sur lesquels on l'a basée d'abord, et admettre pour les poids atomiques les nombres proportionnels thermiques que nous avons définis (§4242). Nous avons adopté, dans cet ouvrage, la notation des équivalents chimiques parce qu'elle est aujourd'hui le plus généralement adoptée, et qu'elle est l'expression directe des faits. Mais, en adoptant celle des nombres proportionnels thermiques, on aurait l'avantage, non-seulement de satisfaire aux relations numériques établies par l'analyse, sans introduire aucune hypothèse, mais encore de représenter par des formules semblables les composés auxquels les lois de l'isomorphisme assignent des constitutions semblables
PIN DU TOME TBOISIÈME