FABRICATION DE LA TÔLE
ers, c*e8t-à-direde manière que la longueur des barres soit parallèle i l'axe des cylindres. Quand les bidons ont passé ainsi 3 ou i fois >ptre les cylindres, dont on diminue chaque fois un peu Técartenent en serrant les visa, d (fig. 509), on réchauffe les plaques dans in second four, le plus souvent accolé ou superposé au premier, et jui est chauffé par la flamme perdue de celui-ci. On prend de grandes précautions pour qu'il ne pénètre pas dans ce four de Tair pur qui oxyderait la surface des plaques. On passe les plaques réchauffées aux cylindres finisseurs, qui les amènent à l'épaisseur et à la dimension voulues. Les feuilles de tôle sont battues avec un maillet de bois, qui en détache la couche d*oxyde adhérente. Lorsque la tôle doit servir à la fabrication du fer-blanc, on l'amène à une très-petite épaisseur, puis on en superpose un grand nombre de reuilies ; on les chauffe au rouge sombre pour les recuire, et on les comprime entre deux plateaux'à l'aide d'une presse hydraulique, ce qui leur donne une surface parfaitement plane. On rogne ensuite les bords à la cisaille, et on coupe les feuilles à la dimension voulue. % 847. La tôle, à cause de son bas prix et de sa grande ténacité, est très-propre à la confection d'un grand nombre d'ustensiles; mais la facilité avec laquelle elle s'oxyde au contact de l'air humide en restreindrait beaucoup l'emploi, si on ne parvenait pas par rétamage à empêcher cette altération.
Le fer-blanc se fabrique de la manière suivante : les feuilles de tôle sont d'abord parfaitement décapées. A cet effet, on les plonge pendant quelques minutes dans de l'acide sulfurique étendu, puis on les porte dans un fourneau à réverbère fumant, où on les chauffe au rouge. On les passe alors entre des cylindres très-polis, puis on les laisse séjourner pendant 24 heures dans une liqueur fermentée acide. Au sortir de cette liqueur, on les plonge quelques instants dans une dissolution étendue d'acide sulfurique et d'acide chlorhydrique, puis dans l'eau pure; enfin, on les sèche en les frottant aveo du son. Les feuilles sont alors prêtes pour l'étamage.
Plusieurs caisses rectangulaires sont disposées les unes à côté des
autres dans un même fourneau. Une première caisse A (fig. 540)
renferme de la graisse fondue, l'ouvrier y laisse séjourner les feuilles
r^c, RIO. de tôle pendant h \ heure. Il les
plonge ensuite dans la caisse B renfermant de l'étain fondu où il les laisse séjourner encore pendant \ \ heure. Les feuilles sont ensuite mises à égoutter sur une grille en fer; après quoi, l'ouvrier les plonge dans une troisième lu 10
liO FËft.
caisse C renfermant de l*étain impur, qui déiache Texcès d'étaia ; resté sur les feuilles après leur première immersion dans le métil fondu ; puis il les retire, et les nettoie rapidement avec un pinceau. La surface des feuilles ne conserve plus alors que Tétain qui s'eit fortement incorporé au fer, et qui a formé avec lui un véritable al- [.. liage. Enûn, l'ouvrier les plonge dans une quatrième caisse D contenant de rétain très-pur, qui les couvre d'un vernis brillant, fonié , d'étain pur; puis il les place dans une cinquième caisse E, renfflP* l mant du suif fondu. L'étain qui s'était attaché en trop grande quai- \l tité sur les feuilles, dans la caisse D, s'écoule et s'accumule en boin^ relet vers le bord inférieur de la feuille. 11 suffit de plonger ce bciA pendant quelques instants dans une sixième caisse F, qui ne r»ferme que quelques centimètres de hauteur d'étain fondu, pour dè< 1.' tacher ce bourrelet.
§ 848. L'étain qui recouvre les feuilles de tôle présente uneni^ face parfaitement lisse et miroitante ; mais il a intérieurement UM texture cristalline ; on met cette cristallisation en évidence, en dii^ solvant la couche superficielle par un acide. La surface des feuillei devient alors moirée, et présente souvent des apparences très4Mlkl à la lumière réfléchie. La liqueur acide que l'on emploie pour obt*i , nir ce motre métallique^ est une espèce d'eau régale formée de :
2 parties d'acide chlorhydrique ; K — d'acide azotique ;
3 — d'eau.
Le moiré présente des plaques d'autant plus larges que le refroidissement de l'étain a été plus lent. Ou peut , au reste, en modifier l'aspect presque à volonté. En promenant .un fer à souder chaod sur le revers de la surface moirée, on détermine une nouvelle fusion de l'étain qui se solidifie aussitôt que le fer chaud a quitté la place. Une nouvelle cristallisation a lieu ; mais, conmie elle se fait beaucoup plus rapidement que la cristallisation primitive, il en résolte un moiré plus fin, et qui forme des dessins au milieu du moiré primitif. Les feuilles de fer-blanc moirées doivent êtres recoa?ert<!i immédiatement d un vernis transparent , auquel on peut donner diverses couleurs; sans cette précaution, le moiré se ternit promptement au contact de l'air.
Fabrication du fil de fer^ tréfilerie.
$ 849. On ne doit employer pour la fabrication du fil de flv (|H du fer très-tenace et ductile; on choisit ordinairement lesmeilleores qualités de fer au charbon de bois. On fabrique aussi du fil avec de Tacier. Le mécanisme des (réfileries est très-simple : il consiÉV
FARBICATION DU FIL DK FER.
ire passer suw;e^«ivennenl Im verbes (k fer par plusieurs Irous tiques daos une plnque d'acier , appelée fUière. Ces trous sont bitement ronds , leurs diamètres vont en décroissant. Lnciennemenl, on saisissait avec une tenaille l'extrémité de la I de fer. engagée dans la filière, et on ta forçait à passer ^ tras le trou. Les lenaillea s'ouvraient en s'approchanl de la filière. ! fennaienl en saisissant le fil, qu'elles entraînaient dans leur r^nent rélrogrode; elles s'ouvraient de nouveau, etc.. Ce moueol alternatif des tenailles était donné par une machine. On rïquait ainsi les fils de grod diamètre, mais le fil préraniait des mutions dans les endroits où il avait été saisi par les tenailles. tans les nouveaux procédés , on commenre par amener le fer , aformede tiges rondes de S à 10 millimëlrcs de diamètre. On ploie ardinaireinont pour cela des barres de fer carrées, de 25 I millimètres de c6lé , fabriquées aux laminoirs ordinaires. On e ces barres en morceaux de 0",6 à \'',(i de longueur , on les uBie au blanc dans un four de chaufferie, puis on les fait passer ninoir à trois cylindres superposés, que nous avons décrit lii] , et auquel on donne une vitesse do 350 tours par minute. première cannelure des cylindres est ovale, les suivantes sont luUires.La tigedeferpasseen moins del minute à traverslOde cannelures, et elle en sort à l'état d'une tige ronde de S à 1 mils de diamètre et de à 10 mètres de longueur. Après son nîdissemenl, elle est enroulée en cercle, puis chauffée au rouge
du banc à lirer. On eOlle en pointe l'extrémité libre de la tigo, ( l'on fait passer celle pointe par le premier trou de la filière AB.Da . seconde bobine en fonte C, légërement conique, porte, à I d'une petite chaîne, une pince qui saisit la lige de Ter an sortir j la filière et la forco à s'enrouler au I ou r de la bobine. Celle biAînM ï reçoit un mouvement de rotation des roues d'angle jtr, pg, doi l'axe oA est nu) par une machine; un encliquelaget(fig. 61!) pen
m de l'assujettir à l'axe vertical mu, W.< ,
l'en détacher. On fait mouvoir vertial g mont la filière entre les coulisses U,4 que le HI traverse toujours les troïKM '__ vant une direrlion normale, loisip»
lil a passé par le premier iroii, orIÏ roule de nouveau sur la bobine FG.fi 'in engage son extrémflé appointwdn , I h: second trou de la filière qui a — "^ re un peu plus petit, et aprèi saisie avec la pince de la bobineCi.i remet celle-ci eu mouvement. Onra ainsi jusqu'à ce que le fil ait lU le diamètre désiré. Mais, par cet étini prolongé, le fil devient trës-cassaittl se romprait infailliblement si on ih cuisait pas de temps en lempa. AcrilÉ | I le ileiai'lie de la bobine sous forme de rouleau, et on lapk ans une caisse en fonte annulaire, hermétiquement fermée-GEB | lisse est chauffée au rouge sombre dans un four, puisaf""'' — un refroidissement lent.
% 350. On peut obtenir l'acier par deux méthodes opposées, K en décarburant partiellement les fontes irès-purea, soit en onjl nant te fer forgé avec une certaine quantité de carbone p cédé de la c^menbid'on, c'est-à-dire on chauffant pendant to des barres de fer au contact du charbon. L'acier obtenu p nage partiel de la fonte prend le nom d'acifr nofuref ou d /'orpa ; celui qui a été préparé par la cémentation nimmtaMon. L'acier de forge et l'acier de cémentation | d'être homogènes dans leur masse ; on est obligé do 1 barres en fragments, do réunir ces fragments sous forme de tr de chauffer ces trousses au blanc soudant et de les forger de ï veau en barres, soit sous le marteau, soil entre les i-ylindna *ti- '
KABRICATIOS DE L'ACrER.
inr9. Ces opt'ra lions se répètent souvenl phis leurs fois; l'acier qui
n résulte porte le nom d'acier raffiné. On peut encore rendre
'«cier homoeène en le chaurTant dans des cn^usets de terre jusqu'à
température de su fusion , on obtient ainsi l'acier appelé acier
'mdu, lequel possède des qualités toutes parliculièreB.
Varier se distingue du Ter ductile principalement par les proprié-
: spéciales qu'il acquiert par la trempe , c'est-à-dire lorsqu'on
refroidit promptement en le plongeant chaud dans de l'eau
nnde ; il devient ainsi très-dur et cassant, tandis que cette opéra-
Im ne fait pas subir au fer malléable do modification sensible dans
m propriétés. Le fer qui se durcît notablement par la trempe est
In ftr aeiéreuic. Celle qualité de fer est très-recherchée pour cer-
lins usages.
% 851 . On cherche souvent à obtenir des fers aciéreux dans le raitemeol des minerais par la méthode catalane [§ SOS). L'ouvrier linue alors la quantité de greilladc qu'il ajoute ordinairement idant l'opération; il hâte la fusion du minerai, fait écouler frêjnemment les scories pour diminuer leur action décarburante sur t métal, et tient le massé couvert de charbons embrasés, pour le imléger contre l'action du courant d'air. Il reconoattd'ailleurs, aux tères physiques do massé , le moment où il doit arrêter l'opè- ■tion. L'étirage des lopins se fait comme ii l'ordinaire, mais les s encore chaudes sont trempées dans l'eau froide ; les parties xiéreusesdeviennenl ainsi trés-cassantes, et se détachent facilement 111 marteau. Les fers aciêreux sont employés pour les instruments rancbants de l'agriculture, tels quesocsde charrue, faux, eic, etc. $ S53. La fabrication de l'acier de forge est très-développée en Allemagne, principalement dans le pays de Siegen , en Styrie, et dans la Silésie ; elle ne réussit qu'avec des fontes irès-pures. On emploie ordinairement les fontes lamelleuses miroitantes que les mi~ neraÎB spathiques manganésiféres donnent dans les fourneaux au ctiarbon de bois. L'affînage se fait dans un petit foyer semblable à fielni qui sert pour l'aftinage complet de la fonte au charbon de bois. lo foyer étant plein de charbon incandescent , on y fond successivement, sous le vent de la tuyère, 6 à 7 plaques de fonte lamelleuse, de 3 à S centimètres d'épaisseur. Ces plaques sont disposées verti' calement dans le foyer. On ajoute, dès le commencement de l'opération, une certaine quantité de scories riches et de ba tti tu res. Lorsque la première plaque s'est rendue au fond du creuset, la matière est d'abord parfaitement liquide; mais . bientôt , l'action oxydante des BC«riesqui la recouvrent lui enlève assez de carbone pour qu'elle ijjorde sa fluidité et qu'elle devienne pâteuse. On fond alorsla seconde