‹ Cours élémentaire de chimie (volume 2)Chapitre 23 sur 130 · H 4 FER · texte numérisé non relu

H 4 FER

plaque; celle-ci, en coulant au fond du creuset, rend la liquidité à toute la masse. Sous l'action oxydante du vent et des scories, la matière perd de nouveau sa liquidité en abandonnant une portion de son carbone. Une troisième plaque est fondue comme les deux précédentes, mais de manière que les gouttes liquides tombent au centre du gâteau pâteux qui se trouve au fond du creuset. Cette fois le gâteau entier ne se fond plus, le milieu seul se liquéfie. On continue ainsi jusqu'à ce que Ton ait fait fondre successivement 6 ou 7 plaques, formant un poids de 450 à 200 kilogr. On fait alors couler lei scories, on enlève la loupe, et on la divise sous le marteau en 7 oo 8 lopins ayant la forme de coins dont les tranchants se réunissent au centre de la masse. Tous ces lopins présentent ainsi une constitution à peu près semblable, mais ils sont loin d*ètre homogèno dans toutes leurs parties, le gâteau ne présentant pasla même composition au centre que vers la circonférence. Les lopins sont étirés sous le marteau, et convertis en barres de 32 millimètres d'équarrissage, pendant la fusion de la fonte dans une seconde opération. Des barres, encore chaudes, sont plongées dans de Feau froide pour les tremper, puis livrées aux raffineurs. Pendant cet affinage incomplet de la fonte, la consommation du charbon est très-considérable; elle s'élève à 24 mètres cubes de charbon de bois pour 4000 kilogr. d'acier brut obtenu.

§ 853. Les barres d'acier brut présentent des compositions trèsr variables dans les différents points de leur longueur; l'une des extrémités est toujours beaucoup plus carburée que l'autre. Le rafiineur saisit la barre par son extrémité la moins carburée, il la frappe à faux contre une enclume, et la partie la plus dure s'en détache immédiatement. En frappant plus fort, il détermine la séparation j d'une seconde partie, moins aciéreuse que celle qui s'est détachée ; la première, et il lui reste dans la main un bout de barre, qui ne peut plus se briser par le choc, et qui est formé par du fer aciéreux qu'il met à part. Ce fer aciéreux est employé pour les instruments aratoires tranchants. Les parties qui se sont détachées parle choc sont assorties d'après l'aspect de leur grain , et sont destinées à la fabrication de l'acier de qualité supérieure. On les soumet, à cet effet, à plusieurs raffinages, qui consistent en une série de chauffes et de corroyages consécutifs , ayant pour but de rendre la matière plus homogène. L'ouvrier prend une barre d'acier plus dur et la superpose à une barre d'acier plus tendre; il chauffe le toot au blanc soudant et le convertit sous le marteau en une barre plate qu'il trempe immédiatement. Ces barres plates sont de nouveaa cassées en fragments que l'on réunit sous forme de trousses, en

FABKICiVTlO.N DE L'ACIER.

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