‹ Cours élémentaire de chimie (volume 2)Chapitre 34 sur 130 · COMBINAISON DU CHROME AVEC LE SOUFRE · texte numérisé non relu

COMBINAISON DU CHROME AVEC LE SOUFRE

§ 886. Si Ton fait passer du sulfure de carbone en vapeur à travers un tube de porcelaine chauffé, renfermant du sesquioxyde de chrome , celui-ci se change en paillettes cristallines de sulfure de chrome, Cr*S*, qui ressemblent au graphite naturel.

CHLORUIVËS &K ClIHÛHi;.

UIHBINAISO-N DD CHKdUE AVBC l'A/OTE

Ï187. On obiient uhq cunibiDaison du chrômu avec l'azult;, en

lUufTanl le gesqui chlorure de chrâme dans un coaranl de gaz ain-

ooiac sec. Ce corps se présente sous la forme d'une poudra

De, qui ne salière pai à l'air à la température ordinaire, mais

brûle facilement et se change en sesquioxyde quand elle est

lauiïée au contact de l'air.

COUDJNAISONS DU CUaâuB AVEC LE CHI.OHIJ.

g B8S. Le chrâme Torme avec le chlore deux combinaisons : un Wtocblorure Cri;i, qui correspond au prolosyde CrO, et un sesquidorure Cr'CP, correspondant au sesquioxyde Cr'U', et pouvant iklersous deux modifications différentes.

On obtient le profocAforure de chrâme, CrCI. en faisant pai^serdu a hydrogène sur du sesquichlonire de i^hrâme anhydre, chaulfé 1 rouge dans un tube de porcelaine. Le protochlorure de ehrûme it blanc. Il se dissout dans l'eau, en donnant une liqueur bleue. èlte dissolution absorbe promptemenl l'oxygène de lair; le prodllorure se change alors en un oiychlorure de chrâme, Cr'Cl'O. dissolution de protochlorure de chrâme absorbe facilooient le MIoxyde d'azote, comme le prolochlorure et le sulfate de pro- ■yde de fer.

i 689. On prépare le sesquichtontre de chrome anhydre, en UUfTant, au milieu d'un courant de chlore sec, un mèlaoge inme de »esquioxyde de cliràme el de charbon. On opère d'ailleurs [Mtemenl comme pour préparer le chlorure d'aluminium (^ 604]. B HeM)uicblorure de chrome se dépose dans la partie antérieure titube, sous la forme de paillettes cristallines fleur de pécher. Le Hquichl(H-ure de chrême anhydre peut èlre mis en cuniai:t avec lU froide sans qu'il s'en dissolve la moindre trace. L'eau bouillie le dissout à la longue , et donne une dissolution verle. Si u ajoute à l'eau froide une quantité très-pelite de protochlorure chiôme, CiCl, le sesquichlorure se dissout immédiaiement, avec gageraent de chaleur, et donne une Uissolulion verte, identique M celle qu'on obtient en dissolvant t'hydrate de sesquioxyde de tirâine dans l'acide chlorhydrique. La plus petite quautité de pro- *chlorure de cbrôme, tùoMp '"^t POLi"" prwlo're cet effet remar- ^able.

En dÎBsolvanl l'hydrate de srsquioxyde de chrùme dans l'acide ilcrhjfdrique, un obtient uno dissolution verte qui donne, apréii

évaporation, une masse verte déliquescente. Cette matière, desséchée dans Tair sec, a pour formule Cr*Cl*+9H0. Chauffée, elle dégage de l'eau, de l'acide chlorhydrique, et il reste des oxychlorures. Quelques chimistes regardent ce corps comme résultant de la combinaison directe de l'acide chlorhydrique avec le sesquioxyde de chrome, comme un chlorhydrate de sesquioocyde de chrome^ et lui donnent la formule Cr*0*.3HCl+6HO. Si l'on chauffe le sesquichlorure hydraté dans un courant de gaz acide chlorhydrique , il perd seulement son eau, et se change en sesquichlonire anhydre violet. £n versant du chlorure de baryum dans une dissolution de sulfate de chrome violet, on précipite du sulfate de baryte, et il reste dans la liqueur un sesquichlorure de chrome violet présentant la même composition que le sesquichlorure vert. Ces deux modifications se distinguent dans plusieurs réactions chimiques. Ainsi, le chlorore vert ne précipite immédiatement à froid que les } de son chlore par l'azotate d'argent, tandis que le sesquichlorure violet en abandonne immédiatement la totalité à la température de l'ébullition. Le chlorure violet se transforme promptement en chlorure vert.

DoMige du clirôiiie; mi séparation des métaux préeédenuBcsl

étadiés.

§ 890. Le chrome se dose toujours à l'état d'oxyde vert. A cet effet, on transforme le chrome en chlorure ou pn sulfate de sesquioxyde, et on précipite la dissolution bouillante par l'ammoniaque. On recueille sur un filtre le précipité gélatineux d'hydrate, et, après l'avoir bien lavé, on le calcine dans un creuset de platine fermé.

Quand le chrome existe dans une liqueur à l'état d'acide chrômique, on verse dans cette liqueur de l'azotate de mercure, et il se précipite du chrômate de mercure, que l'on calcine dans un creuset de platine. Il reste du sesquioxyde de chrome, que Ton pèse. On peut aussi transformer l'acide chrômique en sesquichlorure de chrome, en chauffant la liqueur avec de l'acide chlorhydrique, et la faisant traverser par un courant de gaz acide sulfureux. On précipite ensuite l'oxyde de chrome par l'ammoniaque.

Lorsque l'oxyde de chrome existe à l'état de sel, en mélange avec des sels alcalins ou alcalino-terreux, on le précipite à chaud parde 1 l'ammoniaque caustique, qui ne précipite que l'oxyde de chrome. U | faut filtrer rapidement, en évitant autant que possible le contact de I l'air, afin que l'acide carbonique de l'air ne puisse pas précipiter I les terres alcalines. Si la liqueur renferme de la magnésie, il faut I commencer par y ajouter un sel ammoniacal en quantité suffisante i

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