COMBINAISONS DU NICKEL AVEC L' ARSENIC
§ 907. On rencontre dans la nature le nickel combiné avec l'arsenic, à Tétatd'arséniureSjNiAsetNiAsV On le rencontre également à l'état d'arsénio-sulfure, NiS«-fNiAs». Ces arséniures naturels
servent souvent à l'extraction du nickel ; mais le plus souvent on utilise pour cela les speiss qui proviennent de la fabrication du smalt.
Halllechort) on ai^entan.
§ 908. Dans les arts on emploie le nickel pour préparer un alliage qui est susceptible de prendre un beau poli et l'éclat de Targent. Cet alliage est composé de 400 parties de cuivre , 60 de zinc et 40 de nickel. On lui donne dans le commerce différents noms : matllechort, pacfong, argentan, argent allemand, etc., etc. On en fabrique divers objets d'ornement, principalement pour les voitures et les harnais, des éperons, etc. , etc. On a proposé de l'utiliser pour les ustensiles de cuisine ; mais cet emploi serait dangereux, car l'alliage est facilement oxydable, principalement au contact des liqueurs acides, et donne des sels très-vénéneux.
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% 909. Le nickel doit être précipité de ses dissolutions par la potasse caustique ou par le sulfhydrate d'ammoniaque. On le dose à l'état de protoxyde, comme le cobalt, après l'avoir fortement calciné ; mais, de même que pour le cobalt, on est dans l'incertitude sur le degré d'oxygénation de l'oxyde qui reste. Dans les analyses exactes, on préfère réduire l'oxyde par l'hydrogène et peser le nickel à l'état métallique.
§ 910. La séparation du nickel, des métaux que nous avons étudiés jusqu'ici, se fait comme celle du cobalt ; il suffit donc de se reporter aux procédés que nous avons décrits {$ 898) et nous n'avons plus qu'à nous occuper de la séparation du cobalt et du nickel.
Le nickel et le cobalt se rencontrent fréquemment associés ensemble dans leurs minéraux, et l'on a souvent besoin de les séparer; cette opération présente des difficultés. Un des procédés les plus simples consiste à verser de l'acide oxalique dans la dissolution qui renferme les deux oxydes ; les deux oxalates se précipitent ensemble. On les redissout dans l'ammoniaque , et l'on abandonne la liqueur ammoniacale dans un flacon débouché ; l'ammoniaque se dégage lentement , et , à mesure que sa quantité diminue, la liqueur perd de plus en plus son pouvoir dissolvant sur les oxalates. Les deux sels n'étant pas également solubles dans la liqueur ammoniacale, il vient bientôt un moment où celle-ci ne renferme plus assez d'ammoniaque pour maintenir en dissolution l'oxalate de nickel , qui est le sel le