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DOSAGE DU NICKEL

moins facilement soluble, mais où elle peut encore dissoudre Toxalate de cobalt; Toxalate de nickel se dépose alors, et la liqueur prend une teinte de plus en plus rouge. Quand la nuance de la liqueur est devenue d'un rouge groseille franc, on la décante ; elle ne renferme plus alors que du cobalt. Quant au précipité d'oxalate de nickel , il renferme toujours une petite quantité de cobalt, que l'on sépare eu dissolvant de nouveau l'oxalate dans l'ammoniaque, et abandonnant la liqueur à l'évaporation.

Un autre procédé consiste à verser alternativement de l'acide chlorhydrique et de l'ammoniaque dans la dissolution qui renferme les deux oxydes , jusqu'à ce que la liqueur ne donne plus de précipité par un excès d'ammoniaque. Il s'est alors formé une quantité de sel ammoniac assez grande pour constituer, avec les sels métalliques , des sels doubles indécomposables par l'ammoniaque. On met cette liqueur dans un flacon, et l'on ajoute de la potasse caustique. Le sel double ammoniacal de cobalt n'est pas décomposé par la potasse caustique, tandis que celui de nickel abandonne l'oxyde de nickel , qui se précipite. Il faut avoir soin pendant cette expérience d'éviter le contact de l'air , sans quoi le cobalt absorberait de Toxygène et se précipiterait à l'état d'hydrate de sesquioxyde. On précipite ensuite, par un sulfure alcalin, le cobalt qui reste dans la liqueur.

On parvient également à séparer très-exactement ces deux métaux par le procédé suivant : on les dissout dans un excès d'acide chlorhydrique, et Ton étend de beaucoup d'eau. On sature la liqueur de chlore gazeux , puis on ajoute du carbonate de baryte en excès. On abandonne ensuite la liqueur à elle-même pendant \ 8 heures , et sans chauffer. Le cobalt se précipite complètement à l'état de sesquioxyde, tandis que le nickel reste dans la liqueur. On recueille sur un filtre le précipité, qui se compose de sesquioxyde de cobalt et de Texcès de carbonate de baryte , et , après l'avoir bien lavé à l'eau froide, on le dissout dans l'acide chlorhydrique concentré. On précipite la baryte par l'acide sulfurique, puis l'oxyde de cobalt par la potasse.

§9H. Le zinc est employé aujourd'hui pour une fouie d'us Celui que l'on trouve dans le commerce n'est pas eDtièremeal|| cependant celui qui est laminé en feuilles minces, approche B coup de la pureté parfaite , parce qu'il suffit de la présence dl zinc a'une très-petite quantité de matières étrangères , pour A nuer considérablement sa malléybilitë et le rendre impropre H minage. Le zinc fond h une température de 500° environ, ttHrn en ébullition à la chaleur blancbe ; on peut le purifier par C lation A cet elfet on place le zinc du commerce dans une cC' de terre , que 1 on dispose dans un fourneau â réverbère; i dessous du col ou\ert de la cornue, on place une terrine ^ d eau pour recueillir le métal II vaut mieux employer pour « distillation un autre appareil Un creuset d'argile A (fig 5il)|Kt pi^ jji perte d un trou à son fond ; cecreuHl

repose sur un disque d'arçile on /rtmaje B également percé. On ( hermeliquement, par les doux trom correspondants, un tuyau d'argile t' dont I extrémité supérieure s'élève ]!»■ qu au haut du creuset. On j ' relni-ci le zinc que l'on veut diÈtiUer, on en lute le couvercle, puis on le dt posa dans un fourneau de manière qut le tuiaulra\er^lagrille on place au dessous une ternne C pleine d'eai Lorquela température b élevé danslt fourneau le zinc fond ddbord.pNÙ il entre en ebullilioo , sa vapeur descend par le tuj ati et s'y condense ; le mêlai fondu coule dans la terrine Ce mode de dislillttion porte le nom de distillaUon per descemttm.

La distillation du zinc ne le débarrasse pas complètement di métaux avec lesquels il est combiné. Comme cette distillationallet à une température Irès-élevée, une petite portion de ces môWa est entraînée avec les vapeurs du zinc.

Le zinc a une couleur d'un blanc bleuâtre, sa cassure fraîche {X^ sente de larges lames cristallines, très-brillantee. Calant à la tein-

pérature ordinaire , il devient malléable à quelques degrés au-dessus de 100®. Chauffé jusqu'à 200®, il devient de nouveau cassant, et, même , à un tel point qu'il se laisse piler dans un mortier. L'ignorance dans laquelle on était de ces propriétés remarquables du zinc s'est opposée longtemps à ce que l'emploi de ce métal prît de l'extension dans les arts ; on ne l'utilisait anciennement que pour former des alliages. On le lamine aujourd'hui en feuilIesL minces , que l'on emploie pour couvrir les toits des maisons, et pour confectionner des baignoires et autres vases de grandes dimensions. Il ne faut jamais se servir de ces vases pour conserver des aliments , parce que le zinc s'oxyde facilement au contact de l'air en présence des acides, même les plus faibles , et donne des sels vénéneux.

La densité du zinc varie de 6,86 à 7,20 , suivant que le métal a été seulement fondu , ou qu'il a été laminé.

§ 912. Le zinc est un métal très-oxydable ; sa surface se ternit promptement à l'air humide, mais l'oxydation n'est que superficielle. Chauffé au contact de i'air, à une température supérieure à celle de son point de fusion , il prend feu et brûle avec une flamme blanche très brillante. L'éclat de cette flamme est dû à la vapeur du zinc qui, en brûlant dans l'air, forme de l'oxyde de zinc, composé complètement fixe , dont les particules, chauffées au blanc , communiquent à la flamme un vif éclat. Le zinc se dissout facilement dans l'acide chlorhydrique et dans l'acide sulfurique étendu , avec dégagement de gaz hydrogène. Le métal impur se dissout plus rapidement que celui qui présente une pureté parfaite. Le zinc décompose facilement la vapeur d'eau avec dégagement d'hydrogène , et se change en oxyde. La réaction commence à une température peu supérieure à 1 00®, lorsque le métal est très-divisé.

Le zinc se dissout aussi , avec dégagement d'hydrogène , dans les dissolutions bouillantes de potasse et de soude, et forme des zincates alcalins, solubles. Lorsqu'on plonge en même temps une lame de fer dans la liqueur alcaline, la décomposition de l'eau a lieu, môme à froid. Le zinc seul se dissout, le fer n'agit qu'en formant avec le zinc un couple voUaïque, dans lequel ce dernier métal devient l'élément positif et acquiert ainsi pour l'oxygène une affinité assez grande pour décomposer l'eau à la température ordinaire , en présence de tapotasse. Cette décomposition de l'eau en présence de la potasse, *se fait surtout très-facilement , par les lames de fer zinguées ou galvanisées. Il se dépose souvent sur les parois du vase de petits cristaux très-brillants , qui sont formés par un hydrate d'oxyde de zinc, ZnO-f-HO.

g 913. On ne connaît qu'un seul oxyde de zinc : c'est une baie très-énergique, don t les sels sont isomorphes avec ceux de magnéak, et avec les sels formés pur les protoxydes de fer , de cobalt elde nickel. OnoMient cet oxyde enchuuflanllemétfll au contact de l'ai jusqu'à ce qu'il s'enSamme. Usedépose, sur les bords ducreuseli une matière floconneuse blanche, don t une portion est entrataéepsT le courant d'air. Les anciens chimistes lui donnaient le nomdeJÔu phiUisophica, ou de pomphoUx. L'oxyde ainsi obtenu renferme ton- Jours des parcelles de métal; on peutle purifier par lévigalion. Quand ' on veut avoir de l'oïyde de zinc pur, il vaut mieux le préparera I décomposant par la chaleur l'azotate de zinc, ou l'hydrotarb»- ' nate que l'on obtient en versant un carbonate alcalin dans la diîsolution d'un sel de zinc. Lorsqu'on verse de la potasse caustiqu dans un sel de zinc , on obtient un précipité blanc d'hydrate d'rayà de zinc; mais cet hydrate retient avec beaucoup d'opiniâtreté ane ' certaine quantité d'alcali.

L'oxyde de zinc anhydre est blanc; chauiTé, il prend uneauanci : jaune qui disparaît pendant le refroidissement.

L'oxyde de zinc est formé de : j

Zinc 80,26 '

Oxygène 19,74

100,00 On déduit de là, pour l'équivalent du zinc, le nombre 406,6. L'oxyde de zinc, mêlé à des huiles siccatives , donne une couleur blanche qui peut remplacer le blanc de plomb ou céruse. On fïbriqiie depuis peu de temps ce blanc de zinc en grand. Il présente nr le blanc de plomb l'avantage de ne pas noircir par les émanatioM Bullureuses, et son maniement n'expose pas les ouvriers BusmémH maladies que la céruse.

■ela fttratéa par l'aijde de bIdc.

§ 91 i. Les sels de zinc son t incolores quand l'aciden'est pas cdlort Leurs dissolutions donnent , avec la potasse, la soude et l'ammonitque, desprécipitésbianca qui scdissolvent dans un excès de rénclif' Les carbonates alcalins les précipitent en blanc ; il en est de niéfl>e du prussiale de potasse, des phosphates et des arséniates alcalïns- L'hydrogènc sulfuré ne précipite pas les sels de zinc quand ils r«i-

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