‹ Cours élémentaire de chimie (volume 2)Chapitre 50 sur 130 · OXYDES D'ÉTAIN · texte numérisé non relu

OXYDES D'ÉTAIN

d'un blanc jaunâtre. On obtient le même corps en oxydant l'élain par Tacide azotique ; il se forme une poudre blanche qui est un hydrate , mais que la calcination change en acide métastannique anhydre. L'acide métastannique hydraté, tel qu'il se forme par l'action de l'acide azotique sur l'étain métallique , a pour formule SnO*+2HO, quand il a été desséché à l'air. Il perd la moitié de son eau à la température de 400®, et présente alors la composition SnO* + HO. A une plus haute température , il perd complètement son eau.

L'acide métastannique ne se décompose pas par la chaleur seule , mais il se décompose facilement au contact du charbon et des gaz combustibles, il se change alors en étain métallique. L'acide métastannique est insoluble dans l'eau et dans les acides azotique et sulfurique étendus. L'acide sulfurique concentré le dissout, au contraire, en quantité notable, et la combinaison ne se détruit pas quand on ajoute de l'eau à la liqueur ; mais, si l'on fait bouillir, l'acide métastannique se sépare à l'état d'hydrate SnO*-|-2HO. L'acide chlorhydrique le dissout , et le transforme en perchlorure d'étain SnCl».

L'acide métastannique forme avec les alcalis des sels cristallisables. Il se dissout facilement à froid dans une dissolution de potasse et si l'on ajoute des fragments de potasse à la liqueur, on affaiblit assez son pouvoir dissolvant pour que le métastannate de potasse se dépose sous la forme d'une croûte cristalline. On sépare ces cristaux et on les étend sur une plaque de porcelaine dégourdie, qui absorbe l'eau mère dont sont mouillés les cristaux. L'analyse a montré que ce sel présentait la formule K0.5SnO*+ 4H0. Le métastannate de soude présente une formule toute semblable. On peut conclure delà que l'équivalent de l'acide stannique, qui se combine avec 4 éq. de base, n'est pas SnO*, mais Sn*0*®. Le métastannate de potasse se dissout dans l'eau sans altération ; la liqueur évaporée ne cristallise pas, elle laisse un résidu gommeux. Chauffée au rouge , la combinaison se détruit, l'acide métastannique devient anhydre, et l'eau n'enlève que de la potasse pure. Un acide, versé dans la dissolution d'un métastannate alcalin, précipite l'acide métastannique, sous la forme d'une matière gélatineuse qui paraît renfermer plus d'eau que l'hydrate Sn^O^^+^^'^O- Ce précipité gélatineux se dissout dans l'ammoniaque, tandis que l'hydrate Sn'^O'^-f-l OHOnes'y dissout pas. Une température peu élevée, inférieure même à celle de l'ébullition de l'eau, fait passer l'acide gélatineux à l'état d'hydrate, insoluble dans l'ammoniaque.

L'acide stanniquê s'obtient en décomposant le perchlorure d'éla in

ÊTAIN,

par l'eau , ou un slannate soluble par un acide. CVst un pr^cipilt: blanc, gélatineux, insoluble dans l'eau, mais qui se dissout facilement dans les acides azotique et sulTurique étendus, tandiBqoe l'acide métastannique y est insoluble. L'acide stannique, d«SMcUdans te vide, apourTormule SnO*. HO. Une faible élévation de tmpérature le fait passer à la modification métastannique, même mi lui faire perdre d'eau. Lorsqu'on fait passer du bichlorore d'ébin et de la vapeur d'eau dans un tube de porcelaine chaulfé au rouft, les parois de ce tube se recouvrent de petils cristaux d'ucide méïlstannique, mais qui appartiennent à un autre système crislaHin que l'acide métastannique naturel .

L'acide stannique se dissout facilement dans les dissolulionsal»lines. La liqueur, évaporée dans le vide, donne de beaux cristaui incolores et transparents, qui ont pour formule KO.Snl)*-f4H0. On voit par là. que l'acide stannique sature 4 fois plus de baseipi l'acide métastannique. On obtient le même sel en chauffant de l'acidl métastannique avec im excès de potasse, dans un creuset d'ai^eU. L'acide métastannique se transforme alors en acide stannique. Ob reconnaît facilement le moment où la transformation est com[^ en prenant une petite quantité de matière, la dissolvant dans l'eau, et y versant un excès d'acide azotique. L'acide stannique , qui h précipite d'abord, se redissout dans la liqueur acide, â'il restait dt l'acide métaslannique, celui-ci ne se dissoudrait pas. Le slannBt ' de potasse, chauffé, ne se décompose pas comme le métastannate; il perd son eau, mais il se redissout dans l'eau, sans altération.

§ 937. On connait plusieurs oxydes d'élaio, intermédiaires eolir le protoxyde d'étain et l'acide stannique. Si l'on lait digérer de !'»■ cide métastannique liydraté avec une dissolution ctincentrte df protochlorure d'étain , la liqueur devient fortement acide et l'acidt métastannique se transforme en une poudre jaunâtre que I'chi ptnl considérer comme une combinaison d'acide métastannique el* protoxyde d'étain, ayant pour formule SnO.Sn'0"-|-iHO. On obtient un autre oxyde d'étain intermédiaire en mêlant de l'hydraie de sesqoioxyde de fer avec une dissolution de protochiorure d'étùi. Il se forme un précipité jaunâtre, qu'on peut considérer commeu atannate de protoxyde d'étain SaO.SnO'.

Sels rannéH par le protoxyde d'étain .

S 938. On ne connaît qu'un petit nombre de sels formés pari» protoxyde d'étain. On obtient le sulfate de protoxyde d'itaineatkturant, à chaud, de t'acido sulfurique étendu, par de l'hydrate ili protoxyde d'étain récemment préparé et liumide. L'oxyde se dissoul.

SUI-FllRES D'ÊTAIN. 1SI

par le rcfroidLssiiinent, il su dil^puse île petites lamellis cÛËlallinrii de suirale de proloxyde d'élain, SuO.SO'. Ce sel se dissout ^ilemoDt, et sans allérulion, dans ['eau froide; mais la chaleur le décompose dans sa diasoliitioD. et il se précipite un sous-sulfate. Usulfale lie proLoxyde dëtaiu forme, avec les sulfates alcalins, dis sulfates doubles, plus stables que le sulfale simple d'étain ; on peui les obtenir cristallisés.

On prépare un azotate de proloasyde d'itain en dissolvant l'hyifnte de protoxyde d'étain dans de l'acide azotique faible. Le sel reiluen dissolution ; mais il se décompose lorqu'on évapore la liqueur, et il se transforme en acide stannique.

'( niéta-NlBDDlqiic.

S 939, Nous avons vh que l'acide mélastannique se combinait IVK les acides concentrés, et que l'acide stannique se dissolvait, néme dans les acides étendus. Il se forme ainsi de véritables sds ; dus lesquels ces corps jouent le râle de bases; mais ces sols ont m trop peu étudiés pour que nous ayons besoin de nous y arrêter.

C0MB]NA[SO^S OB L'ÉTArN AVEC LE SOCFRC.

fi 9iO. L'étoin forme avec le soufre deux combinaisons : la preni^ SaS, correspond au protoxyde; la seconde, SnS'; correspond i l'acide stannique.

On prépare le protosulfare d'étain en chauffant au rouge, fians un creuset de terre, un mélange d'étain en limaille et de soufre. Il sat nécessaire de pulvériser le produit de cette première opération, et de le chauffer avec une nouvelle quantité de soufre ; on obtient ainsi une mas^e d'un gris foncé, à larges lames cristallines trës-brillaotes. Le même sulfure se précipite hydraté quand on fait passer on courant de gaz acide sulfliydrlque à travers une dissolution de prolochUirure d'étain. Le précipité est d'un brun foncé, presque Boir. L'acide chlorbydrique conoentré dissout le protosulfure d'itain, avec dégagement d'hydrogène sulfuré ; mais la présence d'un petit excès de cet acide, dans une dissolution étendue d'im sel if^tai n, n'empêche pas ce sel d'être précipité complètement par ^~" 'ne sulfuré.

chlorure d'étain , SnCI*, diinne, avec l'hydrogène sulfuré un

jaune qui est du bisulfuTe d'étain, SnS', hydraté. Si l'on

ir le gaz sulfhydrique et des vapeurs do pcrchlorure d'étain

Ireà travers un lubechaulTù nu rouge sombre, le bisulfure d'é-

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