CHLORURES DE MANGANÈSE
perchlorure de fer. Pour séparer cette dernière substance, on évapore la dissolution complètement à sec; on chasse ainsi l'excès diacide chlorhydrique. On reprend par l'eau, puis on fait bouillir la liqueur pendant quelque temps, avec un peu de carbonate de manganèse. Le manganèse se dissout à Tétat de protochlorure, l'acide carbonique se dégage, et le fer se précipite à l'état d'hydrate de peroxyde.
Le protochlorure de manganèse cristallise avec i équivalents d'eau. A 400^11 abandonne la moitié de son eau ; chauffé davantage, il devient complètement anhydre, et éprouve la fusion ignée. Si la fusion a lieu au contact de l'air, Toxygène chasse le chlore, et le chlorure de manganèse se change en oxyde.. On a cherché à utiliser cette propriété dans les arts, pour tirer parti de l'énorme quantité de protochlorure de manganèse produite dans les fabriques de chlorure de chaux. On grillait le protochlorure de manganèse dans un fourneau à réverbère, et l'on dirigeait les gaz, fortement chargés de chlore, dans les chambres qui servent à la préparation du chlorure de chaux. Ce grillage, effectué à une température aussi basse que possible, transformait le chlorure en sesquioxyde manganèse, qu'on traitait par l'acide chlorhydrique pour produire une nouvelle quantité de chlore. Mais cet oxyde régénéré ne donnait que la moitié du chlore que l'on aurait obtenu avec le môme poids de peroxyde, et, comme ces opérations occasionnaient d'ailleurs des frais trop considérables, on les a abandonnées.
§ 758. On obtient du sesquichlorure de manganèse, Mn*Gl?, en traitant à froid de l'hydrate de sesquioxyde de manganèse par de l'acide chlorhydrique. La dissolution est rouge; chauffée, elle dégage du chlore et se change en protochlorure.
IMMMige du manganèse; sa «éparatlon des métaux préeédemment étudiés*
§ 759. On précipite ordinairement le manganèse qui existe dans une liqueur, en versant du carbonate de soude dans la dissolution bouillante. Il se précipite du carbonate de manganèse, qu'on lave bien à l'eau bouillante. Ce précipité doit être calciné à une forte chaleur rouge, afin de le transformer en oxyde rouge de manganèse, Mn'O*, qui renferme 72,11 pour 100 de manganèse. Le carbonate de manganèse, desséché, est grillé avec son filtre dans un creuset de platine; on place ensuite ce creuset, recouvert de son couvercle, dans un petit creuset de terre que l'on calcine à une forte chaleur rouge. Lorsque la liqueur, de laquelle on veut précipiter Toxyde de manganèse, renferme beaucoup de sels ammoniacaux, il
est nécessaire de l'évaporer avec ud excès de carbonate de soude et de reprendre par l'eau.
§ 760. Le manganèse se sépare des métaux alcalins au moyen du carbonate de soude, ou par le sulfhydrate d'ammoniaque, qui le précipite à l'état de sulfure. On lave le sulfure avec une eau rt* nfermant un peu de sulfhydrate ; on redissout le précipité dans un acide, et l'on précipite le manganèse par le carbonate de soude.
On sépare facilement le manganèse du baryum et du strontium, en versant dans la liqueur une dissolution de sulfate de soude, qui précipite la baryte et la strontiane à l'état de sulfate. On le sépare de la chaux et de la magnésie au moyen du sulfhydrate d'ammoniaque, qui précipite seulement le manganèse à l'état de sulfure, si la liqueur est suffisamment étendue.
La séparation du manganèse, de l'aluminium et du glucinium,se fait facilement en versant dans la liqueur un excès de potasse caustique, et la faisant bouillir pendant quelque temps à l'air. Le manganèse se trouve précipitée l'état d'hydrate de sesquioxyde, tandis que l'alumine et la glucine se dissolvent dans l'excès d'alcali.
K«sal0 de0 oxydes de manganèse*
§ 761 . On emploie des quantités considérables de peroxyde de manganèse dans les fabriques de chlorures décolorants. La valeur vénale de cet oxyde dépend de la quantité de chlore qu'il peut produire, quand on le traite par l'acide chlorhydrique. Or, comme le peroxyde naturel est toujours mélangé de quantités plus ou moins considérables de gangue et de sesquioxyde de manganèse, il est important que l'acheteur ait à sa disposition des procédés simples, pour déterminer la quantité de chlore qu'un certain poids de l'oxyde peut dégager.
Un poids de 38', 98 de peroxyde de manganèse, supposé parfaitement pur, dégage un litre de chlore sec à 0**, et sous la pression de 0^,760 Si l'on recueille ce chlore dans une dissolution étendue de potasse, et que l'on ajoute de l'eau à la liqueur, de manière à lui faire occuper le volume de 1 litre, il est clair que l'on obtiendra une dissolution qui renfermera précisément son volume de chlore, et marquera par conséquent iOO degrés chlorométriques. 3s%98 d'un oxyde de manganèse du commerce, traités de la môme manière, donneront une dissolution qui renfermera un volume de chlore moindre que le sien, et dont le titre, déterminé par les procédés chlorométriques ordinaires (§572). exprimera la valeur de l'oxyde soumis à l'essai. Supposons que l'on trouve que ce titre est de 60®, on en