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SULFURE DE CARBONE

Il faut peser d'abord très-exactement une certaine quantité de ce corps dans des conditions telles, que, malgré sa grande volatilité, il ne puisse pas s'en perdre par évaporation. A cet effet on prépare une ampoule A (fig. 289) en verre placée entre deux pointes étirées a, b. On détermine le poids de

cette ampoule, puis on la Remplit de -^ .^^^A^r^irt^^

sulfure de carbone. Pour cela on enfonce une des pointes a dç Tampoule dans le ^*^' ^^^*

liquide, et on aspire par l'autre pointe b, jusqu'à ce que l'ampoule soit à peu près complètement remplie; on applique alors le doigt sur Touverture libre b de l'ampoule, on la retire et on plonge l'extrémité de la pointe a dans la partie la plus chaude de la flamme d'une lampe à alcool, ou, mieux, dans la flamme que l'on projette au moyen du chalumeau ; cette pointe fond et se ferme hermétiquement. On en fait autant pour l'autre extrémité b^ de sorte que le sulfure de carbone est jiermétiquement renfermé dans l'ampoule. Si Ton détermine de nouveau le poids de l'ampoule pleine, Taugmentation qu'il a subie représente nécessairement la quantité de sulfure de carbone introduit.

D'un autre côté, on a disposé un tube de verre, étiré en pointe à l'une de ses extrémités b, et ouvert librement à son extrémité a (fig. 290). On a calciné préalablement de l'oxyde de cuivre dans un

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creuset de terre, et on l'a laissé refroidir complètement dans un espace où il ne puisse pas attirer l'humidité de l'air. Le tube ayant été parfaitement desséché, on fait un trait avec la lime ou le silex sur l'une des pointes de l'ampoule ; puis, en tirant sur cette e^trén^té, on détache nettement cette pointe et on ouvre l'ampoule. On fait tomber au fond du tube l'ampoule et le bout de verre détadii^^ et^ l'on verse immédiatement par-dessus une hauteur de 2 à 5.dé«imètres' d'oxyde de cuivre. On achève de remplir le tube avec de Tosyde de

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|)Ionib ou li!liarjï<», f|ni doit occuper dans \e tube une longueur de 5 décimètres au moins. On place le tube sur un fourneau lon;,^ en tôle, ( l Ton adapte à son extrémité ouverte a la suite des appareils A, B, C, que nous avons décrits (§ 260). Le tulje A à ponce sulfurique a été pesé exactement; il en est de même de Tappareil à potasse B, et du tube C, rempli de fragments de potasse, qui ont été pesés ensemble.

Lorsque l'appareil est disposé (et il est important que cela ait lien dans le moins de temps possible; sans quoi, le sulfure de carbone contenu dans Fampoule ouverte donnerait des vapeurs qui se répandraient dans le tube, et échapperaient à la combustion au commencement de Texpérience); on cliautfe rapidement avec des char- Ijons bien incandescents la partie antérieure du tube qui renferme Poxyde de plomb; puis on chauffe progressivement la portion du tube qui i^nferm* loxyde de cuivre; enfin, on approche avec précaution un charbon de l'ampoule, de maaière à déterminer une distillation lente de sulfure de carbone. La vapeur passe sur foxyde de cuivre, et se bfûle; son carbone produit de Tacide carbonique et le sou re reste en grande partie combiné avec Poxyde de cuivre, à l'état de s ms-siilfate de proloxyde. Une partie, cependant, se» dégage à 'l'élàt d'acide sulfureux, et accompagnerait l'acide catboftique, si élle'-n'ét&it pas absorbée complètement par loxyde de plomb chauffé qui se trouve dans la partie antérieure du tulie. L'acide carbonique seul vient donc s'absorber dans les tubes B et C. ' •

I orsque le dégagement du gaz a cessé, on termine Texpérience cimmenous l'avons dit plus haut (page 391).

En pesant de nouveau le tube A, on reconnaît qu'il n'a pas augmenté sensiblement de poids, ce qui prouve que la substance ne renfermait pas d'hydrogène.

L'augmentation de poids de l'ensemble des tubes B et C donne le poids de l'acide carbonique produit; par suit?, on connait le poids du carbone qui est contenu dans le sulfure de carbone soumis à l'analyse.

Comme le sulfure de carbone ne renferme que du carboné et du soufre, il est clair qu'on obtiendra la cptantilé de soufre par différence. Mais on peut aussi déterminer cette quantité directement, et avoir, ainsi, une analyse complète de la substance.

A cet eff t, on pèse une nouvelle quantité de sulfure de cirbone dans une ampoule fermée, comme il vient d'être dit. On place cette ampoule, après 1 avoir ouverte à 1 une de ses extrémités, au fonri d'un tube de verre, semblable à celui que nous avons employé dans

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