LES COMÈTES ET LES ÉIOILES FILANTES
202. Nature des comètes,—Les cométes sont des astres chevelus et vaporeux qui gravitent autour du Soleil et font, par suite, partie du système solaire.
Une comète comprend trois parties : le noyau, partie centrale et brillante, la chevelure, nébulosité qui entoure le noyau, et la queue, sorte d’appendice lumineux, droit ou courbe, qui prolonge la chevelure. On appelle téte de la comète le noyau avec sa chevelure.
Toutes les comètes ne présentent pas le même aspect -ila même forme ; il y en a qui n’ont ni noyau ni chevelure et qui ressemblent à de petits nuages vaporeux ; d’autres n’ont pas de queue, et quelques-unes, au contraire, en ont plusieurs.
La matière qui compose les comètes est très peu dense, moins dense que le plus léger brouillard, puisqu’elles passent devant les étoiles sans affaiblir leur lumière.
D'après l'examen spectroscopique des têtes de comètes, on a reconnu que leur lumière est, en partie, de la lumière solaire réfléchie; on a pu aussi y signaler :.es signes d'incandescence, en particulier la présence d nydrocarbures et du cyanogène.
Quant à leur nombre, on en a observé plus de 800 depuis l’antiquité ; elles sont sans doute beaucoup plus nombreuses que cette limite, et l'on croit qu'ilyena des millions.
203. Caractères distinctifs des comètes.—Quelques comëtes, en particulier celles qui n’ont ni chevelure, ni queue, peuvent être confondues facilemer ; avec les planètes. Les principaux traits distinctifs qui permettent de les caractériser sont les suivants :
En premier lieu, il importe de signaler la forme des orbites cométaires. Ce sont des orbites ellipiiques,
éloigne bien au delà des limites de l'orbite de N, eptune. D'’autres comètes se meuvent suivant des courbes paraboliques ou hyperbo iques, c'est-à-dire des courbes non fermées; l’astre est visible lorsqu'il passe près du Soleil, puis s'en éloigne ensuite indéfiniment pour ne jamais revenir.-
En second lieu, les orbites cométaires, contrairement à celles des planètes, sont très diversement incli.
nées sur le plan de l'écliptique. Les limites des inclivaisons sont comprises entre 0° et 900,
Enfin, le sens du mouvement n'est pas toujours direct, comme c'est le cas général pour les planètes ; plusieurs comètes ont un mouvement rétrograde.
Fig. 63.—Orbite d’une comète.
de déplacement, pourvu que l'attraction planétaire ne la devie pas de sa course,
On connaît actuellement une vingtaine de comètes pertes dont le retour a été observé. Oitons, parmi
ncipales :
Le comète d’Encke dont la période est 3,29 ans. A sa plus e distance du Soleil, elle ne se rend jusquà l'orbite de Jupiter. Son dernier retour a eu lieu en août 1911.
2 Comète de Tempel ; période : 6,17 ans; retour: avril 1910,
$ Comète de Bida ou de Gambart ; période : 6,69 ans. En 1846, elle s’est divisée en deux. On ne l'a pas revue depuis 1866.
4 Comète de Faye; période: 7,43 ans. Son der. nier retour a eu lieu en novembre 1910.
5° Comète de Halley ; sa période, la plus longue parmi celles des comètes périodiques connues, est de 76,02 ans. Son dernier retour, qui a excité l'intérêt du monde savant tout entier, a été observé en avril 1910,
206. Etoiles flantes,—On appelle étoiles jilantes des points lumineux qui se meuvent rapidement dans le ciel et laissent après eux une longues traînée brillante, comparable à une fusée, et qui ne dure que quelques secondes.
Les apparitions d'étoiles filantes sont très fréquentes, mais elles sont surtout nombreuses dans les nuits du 10 août et du 13 novembre. Le ciel en est parsemé et on leur a donné, pour cette raison, le nom de pluie d'étoiles. Les étoiles filantes du 10 août, connues dans la science sous le nom de courant de Saint-Laurent, sont encore appelées Perséides, parce qu’elles semblent émaner d’un point situé dans la constellation de Persée, On appelle Léonides l'essaim du mois de novembre qui semble prendre origine dans la constellation du Lion, Ces pluies d'étoiles subissent des maxima qui revien-