DIFFÉRENTES ESPÈCES D'ANNÉES
heures ne sont pas égaux entre eux, parce que le style est oblique par rapport à ces plans. On peut tracer les lignes d'ombre avec une bonne montre, pourvu que l'opération se fasse aux jours de l'année où l'équation du temps est nulle. Il faudrait tenir compte de celle-ci aux autres époques de l’année.
L'orientation du style suivant l'axe du monde est une opération délicate, Elle exige le tracé de la méridienne au moyen, par exemple, de la méthode des ombres égales (21, remarque) ; puis, l'installation du style peut se faire en plaçant un cadre triangulaire, dont un angle est égal à la latitude du lieu, sur le plan horizontal et dans le plan du méridien, La direction de l'hypothénuse de ce triangle rectangle indique la position du style,
Un cadran vertical, placé sur un mur orienté perpendiculairement à la méridienne, est un cadran vertical méridional ; on l'appelle cadran vertical déclinant si le mur est construit dans toute autre position par rapport à la méridienne,
95. Différentes espèces d'années, —Le mouvement annuel apparent du Soleil autour de la Terre détermine une période importante qu’on appelle l'année, On en distingue plusieurs espèces suivant les points qui servent d'origine.
L'année sidérale est l'intervalle de temps qui s'écoule entre deux retours consécutifs du Soleil à La même étoile ; sa valeur, en temps moyen, est de 365 15 6 h. 9 m. 98. 65.
L'année tropique, base de l’année civile, est l’intervalle de temps qui s'écoule entre deux retours consécutifs du Soleil à l’équinoxe du printemps ; elle vaut, en jours solaires moyens, 365j. 5 h. 48 m. 45 s., 98, et elle est, par suite, L'us courte que l’année sidérale,
raison de cette différence, c'est que le point vernal, origine de l’année tropique, se déplace parmi les étoiles ;
la ligne des équinoxes rétrograde de 50”, 2 par année, de sorte que le Soleil revient à l’équinoxe du printemps avant d’avoir accompli une révolution complète, tandis que l'orbite décrite est entière lorsque l’astre radieux est revenu au point du ciel avec lequel il coïucidait à l'origine de l’année sidérale.
96. Année civile.— Il est nécessaire que la mesure vulgaire du temps soit basée sur la marche du Soleil ; c'est lui, en effet, qui, par son mouvement périodique autour de la Terre, produit la série sans cesse renouvelée des phénomènes astronomiques et calorifiques, tels que l'inégalité des jours et des nuits, le retour des gaisons et la répartition inégale de la température aux différents points de sa trajectoire, phénomènes qui ont tant d'influence sur la vie sociale et civile.
Toutefois, l’année tropique, parce qu’elle ne contient pas un nombre exact de jours, ne pouvait servir à la mesure du temps. Il a fallu lui substituer l'année civile, basée évidemment sur la durée de l’année astronomique, mais qui devait se composer d'un nombre entier de jours sans fraction, et servirait à fixer la date des événements et à régler les travaux de l'agriculture. Les conventions nécessaires pour faire coïncider cette année civile avec l’année tropique, pour établir les relations entre les divisions et subdivisions du temps civil et les phénomènes usuels qui dépendent de la marche du Soleil, constituent le but du calendrier.
CHAPITRE III LE CALENDRIER 97. Calenärier,—On appelle calendrier un cata-
logue ou un ensemble de tables dans lesquelles sont inscrites les divisions et les subdivisions de l'année
tant 1ée