‹ Cours élémentaire de culture des bois. Complété et publiéChapitre 66 sur 147 · L -) à va · texte numérisé non relu

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de tous LES ARBRES.

mèt. car.

On voit que, d’après le balivage normal que nous proposons, la réserve ne recouvre, immédiatement avant la coupe, qu'une superficie un peu au-dessous du tiers de l'étendue totale. Or, c'est ce rapport,

: On remarquera que l’on prescrit une réserve de cinquante baliveaux de l’âge, tandis qu'on ne coupe cependant que #0 pieds d'arbres et qu'on ne compte retrouver, au bout de la révolution, que quarante modernes (voir le tableau). Cette mesure à paru nécessaire pour tenir compte des nombreux accidents dont un certain nombre de baliveaux de l’âge sont toujours

victimes,

SI DE L'EXPLOLTATION entre le Llaillis et la futaie, que nous avons indiqué, plus haut, comme nous paraissant le plus convenable pour conserver la forêt en bon état, quand le sol et le climat sont d'ailleurs favorables à la végetation. Pour éviter toute méprise, dans l'application, sur le sujet que nous venons de traiter, nous ferons re marquer que le balivage normal ci-dessus exposé. ne doit pas être considéré comme un ‘modèle dont on ne doive s’écarter dans aucun cas, quels que soient les conditions d’une forèt et les intérêts du propriélaire. Ce n'est qu'un terme de comparaison, ou plutôt une image de l'état de choses en général le plus désirable, et dont il faut par conséquent chercher sans cesse à approcher.

ARTICLE V

Distribution des baliveaux.

595. La distribution des baliveaux de différentes calégories présente souvent de très grandes difficultés, el demande toujours la plus serupuleuse attention.

Si la coupe est située dans un même plan, il faul chercher à répartir l’ombrage, le plus également possible, sur l'ensemble du terrain; si, au contraire, elle offre des accidents variés dans sa configuration, le balivage doit changer selon l'exposition de chaque partie.

Ce qu'il faut surtout éviter, c'est de conserver, sur un même point, plusieurs arbres anciens. Non seulement ils causeraient, ainsi réunis, un dommage bien plus considérable que s'ils étaient isolés; mais, s'ils disparaissaient ensemble à la prochaine exploitation, il en résulterait le plus souvent un vide, dans lequel les bois blancs et les morts-bois trouveraient accès, ou qu'il faudrait combler par des repeuplements arüficiels.

Toutes les fois que cela se pourra, on fera bien de réserver les arbres anciens sur les lisières des bois et sur le bord des routes et des chemins. Dans cette position, ils nuiront moins au tullis et leur propre végélalion y gagnera.

996. Le balivage raisonné des taillis sous fulaie est une opéralion pour l'exécution de laquelle les règles de la théorie ne sauraient suffire, parce qu'il existe une infinité de cas et de circonstances qu’on ne peut ni préciser mi prévoir, et que le coup d'œil exercé du praticien est seul capable de bien apprécier. C’est assez dire que cette opéralion nécessite une habileté plus grande et bien plus rare qu'on ne le pense communément".

‘ Les conditions dans lesquelles les agents forestiers et, avec eux, la plupart des particuliers exécutent cette importante opération du choix et de la distribution des baliveaux sont, il faut le reconnaître, peu faites pour en obtenir de bons résultats. En effet, le martelage, c'est-à-dire la désignation des réserves de loutes catégories, a lieu, comme on le sait, en une seule fois, et s'exécute dans le printemps ou l'été qui précède lexploita-

tion du bois. La coupe est vendue sur pied, abattue, façonnée et vidée suivant certaines conditions, imposées par le vendeur, acceptées par l'acquéreur, et dont la principale est de représenter, au récolement, toutes les réserves frappées du marteau. Or, quand le taillis est sur pied, enveloppant les arbres de toute part, empêchant souvert de juger de leur port, de bien apercevoir leur cime, il est, sinon impossible, du moins fort difficile de faire toujours de bons choix. Maïs ce qui est bien plus difficile encore, c'est de distribuer convenablement les diverses catégories de réserves, de manière à répartir l’ombrage dans la mesure où il est utile, et à atténuer, autant que possible, les inconvénients du couvert.

Nous savons que des obstacles à peu près insurmontables s'opposent à ce qu'il soit rien changé à cet état de choses dans les forêts soumises au régime forestier : les règlements administratifs, la marche du service et les garanties de régularité dont il est nécessaire de l’entourer, enfin, le nombre limité d'agents chargés des opérations dont il s’agit,ne permettent pas (quant à présent du moins) d'y songer. Mais il n’en est pas de même dans les bois des particuliers, que les propriétaires exploitent eux-mêmes pour n'en vendre les produits qu'après façonnage. Dans ces bois, il sera facile de modifier le procédé actuel, en s’y prenant de la façon suivante :

On exploitera le taillis à l'époque de l’année où l’on a coutume de le faire, en laissant sur pied, d’abord, toutes les réserves de la révolution précédente et, en outre, les plus belles perches du taillis, en nombre triple ou quadruple de celui des baliveaux de l’âge qui devront être maintenus définitivement. Ces perches seront répandues sur toute la coupe, même dans les lieux où il se trouve d'anciennes réserves. — Aussitôt l'abatage du taillis terminé, on procèdera au martelage de la réserve, de façon que les arbres abandonnés puissent encore être coupés en temps utile pour la reproduction de la souche. On conçoit aisément que cette opération pourra se faire avec promptitude et facilité, et qu’elle présentera toutes les garanties désirables pour le meilleur choix des arbres et leur espacement Le plus avantageux.

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