‹ Cours élémentaire de culture des bois créé à l'École forestière de NancyChapitre 13 sur 118 · XXIV PREFACE · texte numérisé non relu

XXIV PREFACE

les çrécieuses richesses que recèlent encore les forêts de la France, et de rendre justice aux hommes qui sauront les faire fructifier, en même temps qu'ils s'appliqueront à perfectionner et à étendre Tart du sylviculteur.

En terminant, nous sommes heureux de pouvoir informer nos lecteurs que cette édition du Cours de culture des bois a été, comme les précédentes, soumise au jugement éclairé du forestier illustre qui eut, il y a trente ans, l'insigne honneur de créer l'enseignement de la sylviculture à l'École forestière, et chez lequel les années n'ont refroidi ni le zèle ni le dévouement pour les forêts et leur prospérité.

Parade.

Nancy, le 20 février 1855.

Trentième anniversaire de l'inanguration de l'Ecole impériale forettière.

DE

INTRODUCTION

L'Économie forestière comprend l'ensemble des connaissances nécessaires à Tadministration la mieux entendue des forêts, eu égard aux intérêts du propriétaire en particulier et à ceux du pays en général.

Cette science est complexe. Elle emprunte aux mathématiques, à la physique et à la chimie, à l'histoire naturelle, au droit et à Téconomie politique, les parties dont elle a besoin pour se constituer, ainsi

^ INTRODUCTION

que pour éclairer les combinaisons et les faits pratiques qui font la base du traitement des forêts.

Or, ce sont ces combinaisons, ces faits pratiques, ainsi que les différentes méthodes d'exploitation consacrées par une expérience raisonnée, qui, réunis et coordonnés en corps de doctrine, ont reçu la dénomination de Culture des Bois ou Sylviculture j terme qui correspond à celui à' Agriculture, lorsque par ce dernier on n'entend que ce qui est relatif à la culture des champs.

Toutefois, il existe, entre la culture des bois et celle des champs, des différences profondément tranchées, qui, sous le rapport économique du moins, détruisent en quelque sorte toute analogie entre ces deux sciences.

En effet, dans la première, la récolte annuelle ne peut pas s'étendre, comme dans la seconde, sur la totalité du terrain mis en production ; on ne peut, au contraire, exploiter chaque année qu'une certaine partie de la superficie de ce terrain, si l'on veut retirer de la propriété (ce qui est le cas le plus général) un revenu annuel et soutenu. De plus, Texploitation des forêts n'entraîne pas, comme celle des champs, la nécessité de semer ou de planter pour s'assurer une récolte; cette récolte doit, dans la plupart des

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cas, se faire de manière que la reproduction des bois en devienne une conséquence naturelle.

Toute méthode d'exploitation des forêts doit donc, en général , satisfaire aux deux conditions fondamentales suivantes :

1® Régler la quotité des coupes annuelles de manière à procurer un rapport soutenu;

2* Assurer, par ces coupes mêmes, la régénération naturelle.

A ces deux conditions s'en joint une troisième , celle de tendre constamment à améliorer et à augmonter la production , et par suite les revenus du propriétaire.

Production soutenue, régénération naturelle y amélioration procjressivey tel est donc en résumé le but de la CuLTum: des Bois.

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