‹ Cours élémentaire de culture des bois créé à l'École forestière de NancyChapitre 24 sur 118 · On trouve trois espèces de cerisier dans nos forêts · texte numérisé non relu

On trouve trois espèces de cerisier dans nos forêts

1** Le cerisier merisier ou des bois (cerasus avium, DE Candolle) ;

2** Le cerisier à grappes (cerasus padiis, de Can- , dolle) ;

3* Le cerisier mahaleb ou bois de Sainte-Lucie (cerasus mahaleb, Mtllkh).

La première espèce est la plus répandue , quoiqu'elle n'existe jamais comme essence dominante, et, sous le rapport de ses qualités et de sa croissance, elle est aussi la plus importante. Les deux autres, qui ne se rencontrent que plus rarement et presque toujours sous forme d'arbrisseaux, ne sont que d'un intérêt très secondaire pour le forestier. Nous ne nous occuperons donc ici que du merisier.

222. Climat, situation, exposition. — Le merisier ne redoute pas les climats un peu rudes, tout en préférant les tempérés, et on le trouve abondamment, dans les pays de montagnes, à des situations même» assez élevées; il prospère également en plaine.

Toutes les expositions lui conviennent, quoiqu'il semble se plaire particulièrement à celles du Midi et de l'Ouest.

223. Terrain. — Les terrains légers et substantiels, quelle que soit d'ailleurs leur nature, conviennent au merisier; mais il vient aussi dans les fonds médiocres et sans profondeur, pourvu qu'il puisse y étendre ses racines. Les sols humides lui sont entièrement contraires, et il ne prospère pas dans les argiles compactes et dans les sables secs.

224. Floraison et fructification. — Les tleurs du merisier sont hermaphrodites; elles paraissent

à la fin d'avril ou au commencement de mai. Le fruit, que Ton nomme cerise des bois ou merise, est une petite drupe charnue et noire qui mûrit dans le mois de juin ou de juillet, et qui tombe un mois ou six semaines après.

, Les merisiers portent fruit très jeunes.

225. Jeunes plants. — Le tempérament des jeunes plants est très robuste. L'ombre leur est absolument contraire.

226. Feuillage. — Quoique les feuilles de cet arbre soient grandes, elles ne procurent qu'un couvert fort léger. f

227. Racines. — Les racines sont nombreuses et traçantes ; elles s'étendent fort loin et drageonnent abondamment.

228. Croissance et durée. — La croissance du merisier est très rapide, et, à l'âge de 15 ans, il a déjà les dimensions d'un chêne de 50. Dans une période de 50 à 60 ans, il prend de 25 à 28 mètres de hauteur sur 1 mètre à 1 mètre 33 centimètres de grosseur au pied. Son existence ne se prolonge que jusqu'à 70 ou 80 ans au plus.

229. Qualités et usages. — Le bois du merisier n'est point employé pour les constructions, mais il est d'autant plus recherché, comme bois de travail, par les menuisiers, les ébénistes, les tabletiers A même les luthiers. Lorsqu'il est jeune, on l'emploie beaucoup à faire des cercles, car il est très Uant. Son

chauffage et son charbon, sans être de première qua- Hlé, sont cependant assez estimés.

Les merises servent de nourriture aux oiseaux destructeurs d'insectes, et, sous ce rapport, elles sont d'une utihté réelle, quoique indirecte, pour le forestier. On en retire, par la distillation, une liqueur fort appréciée, connue sous le nom de kirsch-vasser , et qui , en France, se prépare principalement dans les départements des Vosges, de la Haute-Saône, du Haut et du Bas-Rhin. La gomme, qui découle assez abondamment des merisiers sur le retour, est employée, dans beaucoup de cas , à l'égal de la gomme arabique.

ARTICLE XIV

L'Aune.

230. On connaît dans nos forêts deux espèces d'aunes : Vanne cornihurij aune visqueux^ appelé aussi verne ou vergne [sinus glutinosa, GiERTNER) ; eiYatine blanc (alnus incana, Wildenow^.) Ce dernier est peu ' répandu.

Les aunes n'admettent point les autres essences en mélange avec eux, et, dans les parties de forêts qu'ils habitent, on les trouve presque toujours maîtres exclusifs du terrain. Le frêne est peut-être la seule essence qui puisse leur être adjointe avec avantage.

231. Climat, situation, exposition. — L'aune est un des arbres les moins difficiles sous le rapport du

climat ; Desfontaines dit qu'on le trouve depuis la Laporiie jusque sur les côtes septentrionales de TAfrique. Il en est à peu près de même quant à la situation; car, si on le rencontre dans les plaines et dans les fonds humides qu'il recherche de préférence, on le retrouve cependant aussi dans les parties fort élevées des Alpes et des autres régions montagneuses; là il finit, à la vérité, par dégénérer en buisson. C'est surtout l'aune blanc qui habite les régions froides et élevées, où cependant son congénère le suit souvent d'assez près.

Quant aux expositions, l'aune paraît préférer les moins chaudes.

232. Terrain. — C'est principalement sur le bord de l'eau , dans les terrains humides et même aquatiques, que l'aune prend un bel accroissement. Il prospère cependant aussi dans d'autres sols, pourvu qu'ils soient substantiels, frais et divisés. Les terres glaises lui sont absolument contraires.

Dans les marais, dont il s'accommode sans toutefois les préférer, l'aune est précieux, non seulement parce qu'il utilise des terrains qiii sans lui demeureraient improductifs , mais encore parce qu'il en neutralise les émanations malfaisantes.

233. Floraison et fructification. — La floraison de l'aune est monoïque et amentacée pour les deux sexes ; les fleurs paraissent dans le mois de mars, avant les feuilles. Le fruit qui leur succède est un petit cône ligneux elbrundlre dont lo§ écailles per-

sistent sur Taxe et s'entr'ouvrenl simplement pour laisser échapper les graines. Celles-ci, bordées d'une aile peu développée,- sont mûres en octobre et se disséminent à l'entrée de l'hiver ou au printemps, selon la température. Les aunes deviennent fertiles dès l'dge de 12 à 15 ans.

234. Jeunes plants. — Les jeunes plants de l'aune n'ont pas besoin d'abri, pourvu que le sol dans lequel ils lèvent ait de la fraîcheur; ils se montrent assez sensibles aux gelées printanières.

235. Feuillage. — La feuille de l'aune est grande et épaisse; mais le couvert que son feuillage procure est, malgré cela, assez incomplet. Cette circonstance, réunie à la fraîcheur des terrains dans lesquels végète l'aune, fait que le sol se couvre très souvent d'herbes et de plantes diverses et n'est point meuble , comme dans d'autres forêts. Cependant, dans les sols aquatiques, que l'aune occupe à l'exclusion de presque toutes les autres essences, cet envahissement ne se produit pas.

236. Racines. — Les racines de l'aune sont nombreuses; elles pivotent peu, mais tracent au loin, surtout quand le sol est très humide. L'aune commun drageonne peu, tandis que l'aune blanc a cette propriété au plus haut degré.

237. Croissance et durée. — L'accroissement de l'aune est très rapide dès sa jeunesse. A l'âge de 40 à 50 ans, il atteint souvent jusqu'à 20 à 25 mètres de hauteur sur 50 à 66 centimètres de diamètre au pied.

Jl acquiert même des dimensions plus fortes, car il vit, en bon état de croissance, 80 à 90 ans.

238. Qualités et usages. — ^ L'aune n'est point propre à la charpente en plein air, ni même à couvert, parce qu'il se pique facilement; mais, employé sous eau, il est de la plus grande durée. Aussi le recherche-l-on surtout pour les constructions hydrauliques, telles que corps de fontaine et de pompe, pilotis, digues, galeries dans les mines, etc.

Gomme bois de travail, il est également fort estimé des tourneurs, des menuisiers et des ébénistes. 11 a le grain fin, égal, est agréablement veiné et prend un beau poli. On dit que l'aune blanc est préférable, pour ces divers usages, à l'aune commun.

Le chauffage et le charbon de l'aune ne sont pas de première qualité; cependant il gagne considérablement, sous ce rapport, lorsqu'on a soin de le mettre en lieu sec, aussitôt après l'abatage. Traité ainsi, il brûle d'une flamme claire et égale, et les boulangers le préfèrent à tout autre bois pour chauffer le four. Les expériences comparatives faites sur la valeur calorifique des deux aunes établissent encore la supériorité de l'aune blanc. Cette circonstance, jointe à la précédente, doit encourager sa culture.

Les cendres de l'aune fournissent beaucoup de potasse. Son écorce peut servir utilement au tannage; on en obtient aussi une couleur, brnne ou noire, qui est employée à teindre les cuirs et les feutres. Les bêtes à cornes mangent les feuilles d'aune, mais

s'en soucient peu; les bêtes à laine les refusent «absolument.

ARTICLE XV

Le TiUeul.

239. On connaît en France deux espèces de tilleuls indigènes :

Le tilleul à petites feuilles, tilleul sauvage ou des bois (tilia microphylla, Ventnat);

Le tilleul à larges feuilles ou de Hollande (tilia platyphylla, ScopoLi).

C'est le premier que Ton rencontre d'ordinaire dans les forêts, mêlé aux autres bois; le second s'y trouve aussi, mais rarement.

240. Climat, situation, exposition. — Les tilleuls prospèrent à peu près dans toute espèce de climat; on les trouve dans les plaines comme sur les montagnes élevées. Le tilleul sauvage est celui qui supporte le mieux les climats rigoureux et les grandes hauteurs, quoique sa croissance et ses dimensions y soient bien moindres que dans les régions tempérées.

Les expositions du Nord-Ouest et du Nord paraissent être celles que préfèrent les tilleuls; mais on les trouve aussi en assez bon état de croissance aux autres aspects du, soleil.

241. Terrain. — Les tilleuls se plaisent principalement dans un sol sablonneux, profond et frais; on les voit aussi prospérer dans les terrains argileux,

pourvu qu'ils soient suffisamment divisés; les glaises et les marais leur sont contraires. Le tilleul des bois se contente quelquefois des terrains les plus ingrats, tels que les rocailles et les sables quartzeux.

242. Floraison et fructification. — Les fleurs du tilleul sont hermaphrodites. Celles du tilleul à larges feuilles paraissent vers la fin de juin ou au commencement de juillet, et celles du tilleul des bois, quinzo jours plus tard.

Le fruit, qui est une petite noix globuleuse et velue, renfermant ordinairement une et quelquefois deux graines, mûrit en octobre et se dissémine à l'entrée de l'hiver.

Les tilleuls portent semence abondamment et à un âge peu avancé.

243. Jeunes plants. — Un premier abri paraît favorable aux jeunes plants, qui redoutent les chaleurs trop vives; ils sont, du reste, d'un tempérament robuste.

244. Feuillage. — Le feuillage des tilleuls est abondant, touffu, et procure un couvert épais.

245. Racines. — Cet arbre a un pivot très prononcé qui s'enfonce jusqu'à 1 mètre et 1 mètre SO centimètres. Les racines traçantes sont très nombreuses, et s'étendent à des distances très considérables; elles drageonnent assez fréquemment.

246. Croissance et durée. — Le tilleul croît avec rapidité dans sa jeunesse; à l'âge de 80 à 100 ans, il atteint une hauteur de 20 à 30 mètres sur 66 centi-

mètres à 1 mètre de diamètre à la base. Passé cet âge, il continue à croître en grosseur, mais il commence ordinairement à se creuser dans le centre. Cette circonstance ne Fempêche pas cependant de végéter avec vigueur et de parvenir à- un âge très avancé. Le tilleul est un des bois qui fournissent les exemples les plus remarquables de longévité. On connaît, tant en France qu'en Allemagne, un assez grand nombre de ces arbres dont on porte l'âge à 200, 300 et même jusqu'à 500 ans. Plusieurs d'entre eux présentent jusqu'à 10, 12 et 13 mètres de circonférence à la base. Tous ces arbres sont de l'espèce à larges feuilles {platyphyllà); le tilleul sauvage croît un peu moins vite et ne dure pas au delà de 200 à 300 ans au plus.

• 247. Qualités et usages. — Le tilleul n'est point propre à la charpente, mais il est très estimé pour la menuiserie, l'ébénisterie et même pour la sculpture. Son bois est tendre, très blanc, d'un grain égal et fin; il ne se gerce et ne se tourmente point, et n'est pas sujet à la vermoulure.

Le chauffage du tilleul est peu apprécié; son charbon est aussi très médiocre comme combustible; mais on s'en sert avec avantage pour la fabrication de la poudre à tirer.

L'écorce (le liber) est employée à la fabrication de cordes qui sont très estimées à cause d^ leur force et de leur souplesse.

Les feuilles, vertes ou séchées, peuvent servir avec avantafçe à la nourriture des bêtes à laine.

ARTICLE XVI

Le Peuplier.

248. Le genre des peupliers est fort nombreux et mérite toute l'attention du planteur; mais une seule espèce croît spontanément dans nos bois : c'est le peuplier tremble (populus tremula, Ltnnk). C'est donc de lui seul que nous nous occuperons ici K

249. Climat, situation, exposition. — Le tremble préfère les climats tempérés ; il résiste cependant aussi dans les régions froides et élevées, mais il y dégénère en arbrisseau. Les climats chauds lui paraissent contraires. Ainsi l'on remarque que, par delà la Loire, en se dirigeant vers le Midi, il devient de plus en plus rare, et qu'il disparaît même tout à

' Les autres espèces de peupliers sont :

i" Le peuplier blanc y appelé aussi ypréau, blanc de Hollando (populus alba, Linné).

2® Le peuplier grisaille (populus canescens, Smitii).

3° Le peuplier noir (populus nigra, Linné).

Ces trois espèces croissent spontanément dans les îles et sur les bords du Rhin; mais, à part cette région, on ne les retrouve guère en France que cultivées.

4° Le peuplier d'Italie ou pyramidal ( populus fastigiatu , Poiuet).

Cette espèce, dont on connaît maintenant les pieds femelles , est originaire d'Orient.

fait dans les départements les plus chauds de lu France. Les expositions du Nord et de TEst lui conviennent particulièrement, mais il prospère aussi aux autres aspects.

250. Terrain. — Les sols légers, frais et même humides sont ceux où le tremble prend le plus bel accroissement; on le rencontre dans les terres fortes comme dans les sables purs, mais il y reste chétif . Les marais lui sont contraires.

251. Floraison et fructification. — La floraison du peuplier tremble est dioïque et en chatons cylindriques pour les deux sexes; les fleurs paraissent avant les feuilles, dès le mois de mars. Les fruits réussissent avec une extrême abondance chaque année; ce sont des capsules qui contiennent une grande quantité de graines, pour ainsi dire microscopiques, munies d'une aigrette soyeuse, et souvent transportées par les vents à plusieurs lieues.

L'arbre devient fertile vers Page de 20 à 25 ans.

252. Jeunes plants. — Les jeunes plants sont très robustes et résistent, dès leur naissance, à toutes les influences de l'atmosphère. Ils restent très petits In première année; mais, à la seconde, ils prennent uji accroissement plus rapide que celui de la plupart d(*s autres bois. Cette circonstance, jointe à l'abondance» et à la facilité avec lesquelles sa graine se répand nu loin, fait que le tremble s'introduit dans toutes le# forêts, ne tarde pas à s'y multiplier et à végéter aux

dépens des essences plus précieuses, si des exploitations bien entendues n'y mettent obstacle.

253. Feuillage. — Le feuillage du tremble est très léger, mobile et peu abondant; il ne donne, par conséquent, qu'un couvert très incomplet.

254. Racines. — Le tremble est entièrement traçant. Ses racines sont fort nombreuses, s'étendent très loin et produisent des drageons en abondance.

255. Croissance et durée. — Ainsi qu'on vient de le dire, la croissance du tremble est des plus rapides. A l'âge de 50 à 60 ans, il acquiert une hauteur de 25 à 30 mètres sur 66 centimètres, et même plus, de diamètre au pied. Passé cet âge, il se pourrit ordinairement à l'intérieur; cette circonstance a môme lieu plus tôt, lorsqu'il se trouve dans un sol humide ou très substantiel.

256. Qualités et usages. — Le bois du tremble est très tendre, blanc et chargé d'humidité, ce qui fait qu'il prend beaucoup de retrait. Dans les pays où le sapin manque, on emploie le tremble à la charpente en lieu sec. Il peut servir aussi, comme l'aune, à des conduites d'eau, parce qu'il résiste très longtemps à la pourriture, surtout dans les terrains humides.

Comme bois de travail, il est employé à la menuiserie, à la sculpture, à l'ébénisterie, etc. L'arbre se garnissant peu de branches et n'étant, par conséquent, pas noueux, on en fabrique beaucoup de voliges, ou planches très minces, dont on se sert

pour l'intérieur des meubles et surtout pour les caisses d'emballage.

Son chauffage est de mauvaise qualité, mais on l'emploie volontiers pour chauffer le four, parce qu'il brûle promptement et avec une flamme très vive; son charbon est recherché pour la fabrication de la poudre à tirer.

L'écorce peut servir au tannage, et les feuilles, vertes ou sèches, peuvent s'employer comme fourrage pour les bêtes à laine et même pour les chevaux.

ARTICLE xvn.

Le Saule.

257. Parmi la grande quantité d'espèces et de variétés qui composent le genre des saules, un assez grand nombre croissent spontanément dans nos forêts. Deux espèces^ cependant, méritent seules Tatlention du forestier, tant à cause de l'abondance avec laquelle elles sont répandues et de leurs grandes dimensions, que par rapport aux avantages que présente leur culture. Ce sont :

Le saule marceau (salix capreea, Linné);

Le saule blanc (salix alba, Linné).

Une variété de ce dernier, à rameaux d'un jaun(î orangé vif au printemps, est connue sous le nom di^ saule osier jau7ie (salix vitellina, Linné). Nous ferons néanmoins remarquer que cette dénomination d'osier

ne lui est pas spéciale et s'applique à tous les saules dont les jeunes pousses flexibles sont employées par les vanniers.

Parmi les autres espèces de saules que Ton trouve le plus communément, et qui servent à maintenir et à fixer les terres sur le bord des rivières et des ruisseaux, nous nous contenterons de nommer les suivantes :

1° Saule cendré (safix cinerea, Linné);

2'' Saule à oreillettes (salix aurita, Linné), particulièrement commun dans les lieux marécageux et tourbeux des forêts;

3° Saille viminal (salix viminalis, Linné), connu aussi sous le nom de saule flexible^ de saule à longues feuilles;

4° Saule pourpre owàune étamine (salix purpurea, salix monandra, de Candolle);

5° Saule à trois étamines ou à feuilles d'amandier (salix triandra vel amygdalina, Linné);

6° Saule fragile (salix fragilis, Linné).

258. Climat, situation, exposition. — Le saule marceau prospère dans tous les climats de TEurope, sur les montagnes les plus élevées comme dans les vallons, et à toutes les expositions; il est peut-être, sous ce rapport, l'essence la plus remarquable que nous possédions. Le saule blanc réussit aussi dans toutes les parties de la France, mais seulement dans les plaines et les vallons, et à des élévations moyennes.

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